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  • Johnny s’en va t’en Suisse

    L’événement politicofiscalopeople d’hier était l’exil en Suisse de Johnny Halliday, qui en a « marre » de payer trop d’impôts.

    Evidemment l’opposition rigole, puisque Johnny est un groupie de Sarkozy, et au gouvernement c’est la consternation.

    Ce qui est consternant est d’entendre (autant à gauche qu’à droite) les leçons de morale « patriotiques » que se permettent de faire ceux qui conduisent ou ont conduit, et continuent de prôner, une politique allant systématiquement à l’encontre des intérêts de la patrie.

    Et c’est notamment le cas en ce qui concerne les impôts. L’argent de Johnny Halliday va servir à l ‘économie suisse. Une politique fiscale conforme aux intérêts de la France ferait en sorte que l’argent de Johnny Halliday serve à l’économie française.

    Pour cela, il faut d’abord supprimer l’impôt sur les grandes fortunes, qui est le type même de l’aberration socialiste de quelque côté qu’on l’examine.

    La gauche ne veut évidemment pas y toucher. Sarkozy non plus, et il a dit pourquoi : il est normal que les riches paient plus d’impôts, et les Français sont à 70% favorables à l’ISF.

    Ce sont deux arguments stupides. Même l’abbé Pierre avait dit un jour que le devoir civique des riches, pour aider la société, donc aussi les pauvres, était de dépenser leur argent dans des produits de luxe, parce que cela fait marcher la machine économique, donne des emplois, et aussi de l’argent à l’Etat, par le biais de la TVA sur les produits de luxe, qui rapporte autrement plus que l’ISF. Et voilà ce qu’il faut expliquer aux Français, au lieu de dire Amen aux sondages et de laisser partir à l’étranger toutes les vedettes, et aussi les plus entreprenants des Français.

  • La grande Conférence

    C’était annoncé depuis des semaines. C’était le grand rendez-vous entre les syndicats, le patronat et le gouvernement : la Conférence sur l‘emploi et les revenus. La dernière en date était celle qu’avait organisée le gouvernement Jospin en 1997. Autant dire que cette Conférence (avec une capitale) était un événement historique. Et il ne s’agissait pas de blabla. Le Premier ministre avait annoncé du « concret ».

    A l’issue de la chose, le Premier ministre était très satisfait : la Conférence a constitué une « grande avancée ». Et c’était tellement bien qu’il a proposé qu’elle se tienne désormais tous les ans. Car « ce n’est pas un aboutissement, c’est un point de départ. Nous n’avons pas réglé tous les problèmes, mais nous avons mis sur la table les grands enjeux pour l’avenir de notre société », a-t-il précisé.

    Autrement dit : blabla.

    Et le « concret » ?

    Il y a eu en effet quelques mesures. Deux, exactement, si l’on se réfère au bilan qu’en tirait ce matin Dominique de Villepin : la création d’une garantie des risques locatifs, et une aide aux foyers modestes pour le recours aux services à la personne.

    Mais ces deux mesures avaient été annoncées, dans leur forme précise, avant la Conférence , par le ministre Borloo. Certes, la seconde ressemblait à une blague, puisque dans la bouche de Borloo il s’agissait d’un crédit d’impôt octroyé aux foyers qui ne payent pas d’impôt… Mais c’est bien la formulation officielle reprise par Villepin. Tels sont les poétiques mystères du langage technocratique de Bercy.

    Bref, il n’y avait pas besoin d’une Conférence sur l’emploi et les revenus, annoncée à grand coups de trompes comme l’événement de l’année, et même de la décennie.

    Cela dit, on peut tout de même se féliciter d’avoir échappé au pire. C’est lors de la dernière Conférence, en 1997, qu’avait été annoncée la réforme des 35 heures…

  • Regem venturum Dominum

    Regem venturum Dominum, venite adoremus.

    Venite exsultemus Domino, jubilemus Deo salutari nostro, pæoccupemus faciem ejus in confesssione, et in psalmis jubilemus ei.

    Regem venturum Dominum, venite adoremus.

    Le roi qui vient, le Seigneur, venez, adorons-le.

    Venez, réjouissons-nous devant le Seigneur; poussons des cris de joie vers Dieu, notre sauveur. Empressons-nous de nous mettre en sa présence en le confessant, et chantons des psaumes à sa gloire.

    (Aux matines, invitatoire et premier verset du psaume 94)