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De la Sainte Vierge le samedi

Quid ad Maríam accédere trépidet humána fragílitas? Nihil austérum in ea, nihil terríbile; tota suávis est. Revólve diligéntius evangélicæ históriæ sériem univérsam: et si quid forte increpatórium, si quid durum, si quod dénique signum vel ténuis indignatiónis occúrrerit in María, de cétero suspéctam hábeas, et accédere vereáris. Quod si, ut vere sunt, plena magis ómnia pietátis et grátiæ, plena mansuetúdinis et misericórdiæ, quæ ad eam pértinent, invéneris, age grátias ei, qui talem tibi mediatrícem benigníssima miseratióne provídit, in qua nihil possit esse suspéctum. Dénique ómnibus ómnia facta est, sapiéntibus et insipiéntibus copiosíssima caritáte debitrícem se fecit. Omnibus misericórdiæ sinum áperit, ut de plenitúdine eius accípiant univérsi, captívus redemptiónem, æger curatiónem, tristis consolatiónem, peccátor véniam, iustus grátiam, Angelus lætítiam. Ipsa prætérita non díscutit mérita, sed ómnibus sese exorábilem, ómnibus clementíssimam præbet, ómnium dénique necessitátes amplíssimo quodam miserétur afféctu.

Pourquoi la fragilité humaine aurait-elle peur de venir près de Marie ? Il n’y a rien d’austère en elle, rien de terrible ; elle est toute douce. Passe plus attentivement en revue toute la série des récits de l’Évangile. Et si par hasard il se rencontrait quelque remontrance, quelque dureté, ou enfin un signe quelconque de la plus légère irritation en Marie, tu peux désormais t’en défier et craindre d’approcher. Mais si plutôt, comme c’est en réalité, tu trouves tout ce qui relève d’elle plein de bonté et de grâce ! plein de douceur et de miséricorde, remercie celui qui par très tendre compassion t’a donné une telle médiatrice, en qui rien n’est à craindre. Car elle est devenue tout à tous ; par une charité immense elle s’est faite la débitrice des sages et des insensés. Elle ouvre à tous le sein de la miséricorde pour que tous reçoivent de sa plénitude : le captif son rachat, le malade sa guérison, l’attristé son réconfort, le pécheur son pardon, le juste sa grâce, l’ange sa joie. Elle ne tient pas compte des mérites passés, mais se montre bienveillante pour tous, très clémente pour tous, et enfin, avec une très grande affection elle compatit aux besoins de tous.

Saint Bernard, sermon pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption, leçon des matines.

Commentaires

  • " Il n'y a rien d'austère en elle, rien de terrible. Elle est toute douce... " nous rappelle Saint Bernard dans ce sermon.

    Cette prière de Saint Bonaventure, pourtant, n'est pas sans me déconcerter:

    Prière à la Vierge Marie « Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! » :

    « Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! Et ne m'abandonnez pas à moi-même. Commandez-moi et faites de moi tout ce que vous voudrez, et après châtiez-moi quand je ne vous obéirai pas. Oh! Combien me sont salutaires les châtiments qui me viennent de votre main !

    Je m'estime plus heureux d'être à votre service que d'être le maître de toute la terre, je ne veux plus être à moi, mais à vous. Acceptez-moi comme vôtre, Sainte Marie, et comme vôtre pensez à me sauver.

    Si par le passé je vous ai mal servi, si j'ai laissé échapper tant d'occasions de vous honorer, je veux désormais m'unir à vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles ; je veux qu'à partir de ce jour personne ne vous honore et ne vous aime plus que moi, ô mon aimable Reine ! C'est ce que je promets et ce que j'espère exécuter avec votre secours. Amen»

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