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Saint Antoine-Marie Zaccaria

Lettre à Barthélémy Ferrari, son bras droit à la direction de sa fondation les Clercs réguliers de saint Paul (barnabites).

Antonio_Maria_Zaccaria.jpgBien cher ami dans le Christ, pourquoi vous laisser aller au doute ? N'avez-vous donc pas senti en toute cette affaire qu'il ne vous a jamais manqué de quoi donner à ceux qui étaient dans le besoin ? Il n'y a rien de tel que l'expérience pour inspirer foi et confiance. Ceux qui vous sont bien attachés n'ont pas eux-mêmes les richesses spirituelles de saint Paul ou de sainte Madeleine mais ils ont confiance en celui qui les a enrichis l'un et l'autre : grâce à votre foi et à la leur, Il viendra en aide à toutes les personnes que vous dirigerez.

Soyez bien certain que, avant que vous ne parliez et pendant que vous parlez, le Crucifié précédera et accompagnera non seulement vos paroles mais encore toutes vos saintes intentions. Paul disait qu'il allait jusqu'à la limite que le Christ lui avait fixée (2 Co 10, 13). Quant à vous, le Christ vous a promis, pour mesure de vos forces, que vous arriveriez à transpercer les cœurs jusqu'à la moelle. Ne voyez-vous pas que, de ses propres mains, il vous en a ouvert les portes ? Qui donc vous empêchera d'y entrer et de changer totalement ces cœurs au point de les renouveler et de les orner de vertus ? Absolument personne : ni le démon, ni aucune créature.

Ne vous laissez pas arrêter par les difficultés que vous pourriez rencontrer dans la prédication ou les autres œuvres : comme la fréquentation de l'école fait disparaître progressivement l'ignorance et comme l'emploi du fer le rend de plus en plus brillant, ainsi on se perfectionne par la pratique dans les choses spirituelles. Paul ne fut pas au début ce qu'il a été dans la suite. Il en est de même des autres. Ayez donc confiance et soyez certains que vous ne construirez, sur les fondations de saint Paul, ni en paille ni en bois mais en or et en pierres précieuses, et les cieux répandront sur vous et les vôtres tous leurs trésors.

Fils chéri, ce fardeau que vous portez, je le porte avec vous et peut-être vous en rendez-vous déjà compte. Je ne puis m'empêcher d'être à toute heure avec vous, car mon cœur ne saurait être que là où se trouve le vôtre. Ne craignez donc pas de vous tromper : la liberté très étendue que je vous ai toujours donnée doit être pour vous la garantie que tout ira pour le mieux et pour le bien de tous.

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