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Cancel partout

Parmi les imposteurs de la nouvelle « liturgie », le dominicain André Gouzes était une sorte de pape musical, notamment avec ses plagiats aplatis de la musique byzantine. Compositeur de plus de 1.700 chants dont ceux de l'omniprésente « Liturgie chorale du peuple de Dieu » (peuple dont les fidèles de la liturgie latine immémoriale sont donc exclus), voilà qu’il est rattrapé, avec un retard ecclésiastique certain, par la vague « me too ».

André Gouzes est visé par une plainte de « viol sur mineur », une fellation qui aurait eu lieu il y a une quinzaine d’années.

« Peut-on continuer de chanter André Gouzes à la messe ? » se demande Le Pèlerin.

La réponse a déjà été donnée : c’est non. Par exemple le pèlerinage du Rosaire à Lourdes a exclu ses chants, et le centre liturgique dominicain de Pologne « recommande fortement de s’abstenir d’interpréter la musique de l’auteur incriminé jusqu’à ce qu’une décision judiciaire soit prise ».

Voilà donc tombée la statue Gouzes. A cause d’une procédure judiciaire. La musique de Gouzes, qui était portée aux nues, est subitement condamnée. Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la musique et avec la liturgie.

Il y avait déjà eu (pour ne parler que de la France), l’affaire Ribes. Ce prêtre qui aurait abusé d’enfants dans les années 70-80 était l’auteur de diverses œuvres pour le culte, et de vitraux. Les vitraux qui appartenaient à l’Eglise ont déjà été démontés. Pour les œuvres qui appartiennent à des municipalités, les évêques ont demandé aux maires de les enlever. La question de savoir si les vitraux sont beaux ou laids n’entre pas en ligne de compte, alors même que ceux qui les voient ne savent pas de qui ils sont…

C’est l’idéologie de la cancel culture en action dans l’Eglise romaine. On ne nous aura rien épargné.

Commentaires

  • Vous passez rapidement (trop) sur l'adaptation des textes francophones sur les mélodies grégoriennes des mêmes pièces, notamment tous les tons de psalmodie.
    D'autre part, un certain nombre de composition reprennent le texte liturgique fidèlement depuis le nouveau missel (ce qui un cas unique).

  • Je ne suis pas certain que les vitraux de Ribes aient été démontés dans l'église Notre-Dame de Charly, à quelques kilomètres au sud de Lyon. Je les trouve très laids, alors que ceux de Raphaël Lardeur, d'inspiration Art Déco, sont assez réussis :
    https://sainteblandinedufleuve-lyon.catholique.fr/la-paroisse/histoire/#Les_vitraux
    Pour André Gouzes, on ne peut que déplorer la précipitation avec laquelle son nom est livré en pâture, avant même qu'un jugement n'ait été prononcé, par des organisations catholiques qui devraient cultiver la vertu de prudence. La "culture" dite woke et la "cancel culture" qui l'accompagne, qui sont plutôt des contre-cultures, sont aussi très hypocrites. Et même si l'hypocrisie n'est pas un antonyme de la prudence, ce n'est pas à elle de l'ordonner à son service.

  • Oui, en effet, les vitraux de Raphaël Lardeur sont vraiment une réussite.
    Quelle recherche dans les bleus ! On a envie de s'y plonger corps et âme !

  • La "cancel culture", c'est aussi Kinsey et tous les salopards qui ont torturé des nourrissons et détruit des familles pour faire "comprendre" aux gens que l'enseignement de l'Eglise catholique, c'est de la merde, que les enfants sont déjà des pervers excités dans le ventre de Maman, qu'on peut décider de "changer de sexe" à partir de quatre ans et que la sodomie doit être enseignée dans les écoles maternelles !

  • Oui, le père Louis Ribes, le picasso des églises à ne pas confondre avec le jésuite Bruno Ribes grand promoteur de l'avortement dans la revue Etudes en 1973.

  • Il y a un côté "bouts d'avortements" chez le Picasso de la grande époque : Le Baiser de 1925 est déjà très aztèque. Ses Figures au bord de la mer des années 30 ne sont pas mal non plus. Guernica est le chef-d’œuvre du genre, mais quant à être du bon côté, c'est aussi tordu que ce "tableau". Il a eu plein de femmes, il les cognait ferme.
    Je le range avec Hemingway : deux passionnés de tauromachie complètement perdus politiquement, irrationnels, et qui se haïssaient de ne pas avoir les mêmes goûts. Honnêtement, Picasso avait raison : Dominguin avait une classe comme tueur qui manquait un peu à Ordonez et son "rincon" (le petit coin pas franc où il plantait l'épée). Cesar Rincon, le plus grand tueur de taureaux de tous les temps télévisuels, les aurait mis d'accord.

  • Depuis des années, le Père Gouzes est atteint de la maladie d'Alzheimer, il sera donc très difficile de savoir la vérité sur les faits qui lui sont reprochés.

  • Sauf si les témoignages vérifiés se multiplient...

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