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A Malte

Les députés de Malte ont adopté à l’unanimité une loi qui autorise le diagnostic préimplantatoire (DPI) lors du processus de procréation médicalement assistée. Afin de supprimer les embryons qui seraient porteurs de maladies (neuf sont précisées).

Les députés y étaient tous hostiles au début du débat. Et ils ont tous voté pour…

Parce que la Commission des personnes handicapées a donné un avis positif…

On notera que 11 membres de la commission sur 15 se sont désolidarisés de l’avis, pour lequel on ne leur avait pas demandé leur avis… Et ils ont publié une déclaration : « En choisissant de jeter les embryons avec des déficiences génétiques, nous supposons que la vie d’une personne avec une déficience ne vaut pas la peine d’être vécue. Cette loi sape sérieusement tous les efforts en faveur des personnes handicapées à Malte au cours des dernières décennies. Elle augmentera directement l’intolérance envers les personnes atteintes de maladies génétiques qui sont déjà nées, entretenant l’idée qu’elles auraient dû être éliminées plus tôt. »

La DPI ne peut exister que si l’on a préalablement légalisé la PMA. Or l’Eglise a condamné la PMA. Les députés maltais avaient déjà légalisé la PMA. La légalisation à l’unanimité du DPI montre de façon spectaculaire que dans ce « pays catholique » il n’y a pas un seul député catholique. Et aussi qu’on peut retourner tous les députés comme une crêpe avec un avis émanant d’une commission bidonnée…

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