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Mardi Saint

℟. Contumélias et terróres passus sum ab eis, qui erant pacífici mei, et custodiéntes latus meum, dicéntes : Decipiámus eum, et prævaleámus illi : sed tu, Dómine, mecum es tamquam bellátor fortis. * Cadant in oppróbrium sempitérnum, ut vídeam vindíctam in eis, quia tibi revelávi causam meam.

. Júdica, Dómine, causam ánimæ meæ, defénsor vitæ meæ.

℟. Cadant in oppróbrium sempitérnum, ut vídeam vindíctam in eis, quia tibi revelavi causam meam

J’ai subi outrages et terreurs de la part de ceux qui étaient mes gens de paix, et qui gardaient mon côté, en disant : Trompons-le, et prenons sur lui le dessus ; mais vous, Seigneur, vous êtes avec moi comme un vaillant guerrier. Qu’ils tombent en éternel opprobre, et que je voie sur eux la sanction, car c’est à vous que j’ai révélé ma cause.

Jugez, Seigneur, la cause de mon âme, défenseur de ma vie.

Qu’ils tombent en éternel opprobre, et que je voie sur eux la vengeance, car c’est à vous que j’ai révélé ma cause.

Tel est le premier répons des matines de ce jour. Il est pris de Jérémie 20, 10-12. En réalité il est formé de mots et d’expressions repris de ce texte, que voici avec en gras ce qui se trouve dans le répons, ou a été adapté.

Audivi enim contumelias multorum, et terrorem in circuitu : Persequimini, et persequamur eum, ab omnibus viris qui erant pacifici mei, et custodientes latus meum : si quomodo decipiatur, et prævaleamus adversus eum, et consequamur ultionem ex eo.

Dominus autem mecum est, quasi bellator fortis : idcirco qui persequuntur me cadent, et infirmi erunt : confundentur vehementer, quia non intellexerunt opprobrium sempiternum, quod numquam delebitur.

Et tu, Domine exercituum, probator justi, qui vides renes et cor, videam, quæso, ultionem tuam ex eis : tibi enim revelavi causam meam.

Car j’ai entendu les outrages d’un grand nombre, et la terreur de toutes parts : Poursuivez-le, et nous le poursuivrons. Tous les hommes qui étaient en paix avec moi, et qui étaient sans cesse à mes côtés, s’entredisent : Si on peut le tromper de quelque manière, ayons l’avantage sur lui, et tirons vengeance de lui.

Mais le Seigneur est avec moi comme un guerrier puissant ; c’est pourquoi ceux qui me persécutent tomberont et seront sans force ; ils seront couverts de confusion, parce qu’ils n’ont pas compris l’opprobre éternel qui ne s’effacera jamais.

Et vous, Seigneur des armées, qui éprouvez le juste, qui voyez les reins et les cœurs, faites-moi voir, je vous prie, votre vengeance sur eux ; car c’est à vous que j’ai révélé ma cause.

Le verset est pris quant à lui des Lamentations de Jérémie, 3,58, avec une modification du temps du verbe, et avec defensor au lieu de redemptor. (Substitution a priori curieuse, car on aurait plutôt vu l'inverse: la liturgie donnant le sens chrétien du texte prophétique. Mais il faut se souvenir que c'est le Christ qui parle dans sa Passion. Il s'adresse au Père qui est son défenseur et non son rédempteur.)

Judicasti, Domine, causam animæ meæ,redemptor vitæ meæ.

Vous avez jugé, Seigneur, la cause de mon âme, rédempteur de ma vie.

(Le sens de judicare est ici comme souvent dans les psaumes « rendre justice à ».)

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