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Jusqu’au-dessous de la lie

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François a nommé Jeffrey Sachs membre de l’Académie pontificale des sciences sociales. C’était déjà un scandale à répétition que ce personnage soit invité de façon récurrente au Vatican pour participer à diverses réunions, mais c’est un comble de le nommer membre d’une académie pontificale.

Rappelons seulement que Jeffrey Sachs est un ardent militant de la contraception et de l’avortement, au nom du sauvetage de la planète, évidemment. Dans son livre de 2009 sur la « planète surpeuplée », il demandait que l’avortement soit partout légalisé pour éliminer les « enfants non voulus » quand la contraception a échoué, et pour « accélérer le déclin de la fertilité ». Il est l’un des principaux architectes des « objectifs du développement durable » de l’ONU, le 5e comprenant « l’accès de tous aux soins de santé sexuelle et procréative et faire en sorte que chacun puisse exercer ses droits en matière de procréation », le 3e étant… la vaccination, et le covid est une divine surprise : « Cette pandémie est bien plus qu’une crise sanitaire. Elle exige une réponse pangouvernementale et pansociétale. » On remarque que dans ce troisième objectif on retrouve aussi : « assurer l’accès de tous à des services de soins de santé sexuelle et procréative, y compris à des fins de planification familiale », ce qui a priori n’a aucun rapport avec les vaccins (sauf si les complotistes n'ont pas tout à fait tort)…

En 2015, Jeffrey Sachs était organisateur associé et modérateur d’une conférence au Vatican sur le changement climatique. En 2017 il participait à un groupe de travail de l’Académie pontificale des sciences sociales sur la doctrine sociale de l’Eglise comme synonyme de « dévelopement durable ». En 2019 il était au synode sur l’Amazonie et à une conférence pour les jeunes sur les objectifs du développement durable. En 2020 il participait à une conférence en ligne du Vatican sur l’« économie d’un nouveau monde », et au lancement par le pape de son partenariat avec l’ONU pour l’éducation.

Commentaires

  • "(sauf si les complotistes n'ont pas tout à fait tort)". Merci pour cette remarque humoristique. En effet les complotistes ont tout à fait raison. Et quand la dictature sanitaire et mondiale s'effondrera, là seront les pleurs et les grincements de dents, y compris pour les "complotistes" de la dernière minute qui auront cru tourner leur veste à temps.. Nous avons une mémoire d'éléphant.

  • Non, les complotistes ont tort !!
    Pour cette raison simple : tout est exposé au grand jour, il n'y a aucun secret là dedans, comme le montre cet article ou bien toutes les conférences de Davos et les livres publiés par ses participants. Tout leur programme est en libre accès ... à qui veut bien comprendre leur novlangue.
    Sinon pour le reste ils ont parfaitement raison.

    Petite question : si François fait la promotion aussi active d'un partisan forcené de l'avortement, tombe-t-il sous le coup de l'excommunication latae sentiae ?

  • François est un jésuite. Il ne fait pas la promotion d'un militant de l'avortement, mais d'un militant du développement durable. Et tout le monde est pour un développement durable, non ?

  • Le dramaturge et romancier René de Obaldia (103 ans) avait fait une irrésistible prestation au Grosses Têtes il y a peut-être dix ans. J'aimerais retrouver l'enregistrement de ce grand moment où il parlait, entre autres, d'une vache sacrée qui, en Inde, s'était amourachée de lui au point de le suivre jusqu'à son hôtel, une anecdote qui n'aurait pas déplu à l'auteur de Tintin au Tibet...
    Sur le développement durable, il expliquait avec une raillerie légère que cette expression était un pléonasme car il est dans la nature d'un développement d'être durable. En ce cas, on pourrait peut-être dire qu'il est dans la nature de l'embryon de se développer durablement. On pourrait aussi rappeler la définition que donnait le sommet de Rio en 1992 du développement durable : « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
    Ah oui ? Le "pape" d'abord et Jeffrey Sachs ensuite auront donc à répondre de la conformité de leur idéologie délétère avec la définition du principe dont ils prétendent s'inspirer.
    Salopards !

  • Quand j étais jeune, on entendait souvent qu on pouvait être communiste et bon prof de maths...

    Et donc enseigner dans une école libre

    Aujourd'hui on peut etre non catholique et conseiller du Pape ?

  • Le fait est, puisque vous le soulignez, que Jeffrey Sachs n'est pas catholique : c'est un juif. On attend quelque geste d'un grand consistoire israélite ou du B'nai B'rith allant dans le sens d'une réciprocité bienvenue.

  • On a souvent besoin d'une légende avec les images. Vous avez un gamin mort sur une plage avec une légende : "Le jeune garçon était à bord de l'un des deux bateaux qui a sombré en tentant de rallier la Grèce. Au total, 12 personnes sont mortes noyées." Après on apprend que c'était une mise en scène. On a aussi les effets du typhus que la "légende" relie au zyclon B censé le combattre. Il y a aussi la "légende" qui va avec l'improbable bidule en papier d'alu rafistolé avec du scotch, censé avoir porté les premiers hommes sur la Lune...
    Les images ont besoin d'une légende, à moins que le type sur l'image ne soit en lui-même une légende comme Superman, Captain America ou Schwarzie. Pétain serrant la main de Hitler a besoin d'une légende : Bergoglio n'a pas besoin de légende : sombre et sinistre avec les honnêtes gens, il est hilare à se rouler par terre dès qu'il a le bonheur de serrer la louche d'un vrai dégueulasse.
    J'aime encore mieux Lee Van Cleef (le héros de western qui avait peur des chevaux) dans Le Bon, la brute et le truand.

  • François n'en rate pas une. Qui est-il vraiment ? À quel point la gouvernance de l'Église est-elle infiltrée, complice et active ?

  • Suis-je le seul à avoir lu le « juif errant » d’Eugène Sue ?
    Dans ce roman, les jésuites veulent mettre la main sur le trésor du juif errant pour financer la conquête du trône pétrinien et détruire l’Eglise.
    Étonnant non ?

  • Sur ce coup, François est petit joueur. Il aurait pu nommer Sachs à l’institut Jean-Paul II ou à l’académie pontificale pour la vie.

  • La place est déjà prise par quelques avorteurs et pédales notoires. Dans ces académies, il y a un quota à respecter entre ennemis de l'Eglise, idiots utiles et vrais défenseurs de la vie et un jésuite est très légaliste.
    Quelques vrais défenseurs de la vie virés de l'APV ont fondé leur propre académie qui n'est donc pas pontificale et par conséquent vraiment pour la vie. Que le monde est compliqué.

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