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22e dimanche après la Pentecôte

Ego clamávi, quóniam exaudísti me, Deus : inclína aurem tuam et exáudi verba mea.

J’ai crié vers vous, ô Dieu, parce que vous m’avez exaucé ; inclinez votre oreille vers moi et écoutez mes paroles.

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L’antienne dit que je crie vers Dieu, mais la mélodie, à peine a-t-elle monté deux degrés qu’elle descend presque tout en bas du mode. « Je crie, parce que tu m’exauces », mais je dois le faire humblement, et d’autant plus humblement que je viens de te recevoir en moi ; et quoniam reprend les notes de ego. Mais déjà sur exaudisti la mélodie monte tout en haut, au-dessus de l’amplitude du mode. Et la deuxième phrase s’installe sur ces hauteurs du cri, montant une tierce au-dessus de la plus haute note du mode : je ne peux pas m’empêcher de crier : alors « incline ton oreille, et exauce », exauce verba mea, ma demande, celle que je formule dans cette humilité que j’avais au début…

Commentaires

  • "Bien sûr", le classement mécanique en modes voit que la finale est sur Sol, "et donc", du septième ou huitième mode. Après, est-ce du septième (avec une corde modale à la quinte, sur le Ré) ou huitième (avec une corde modale sur le Do, voire le Si)?
    Clairement, Si et Ré ne sont nulle part traités comme des teneurs modales, alors que le Do l'est. Huitième mode, donc?
    Vraiment?
    Pas si vite. Il y a un problème, un gros problème sur le Sol, et si on cherche à chanter cette communion a capella en ayant en tête des teneurs Sol-Do, le dérapage est assuré, parce que le Sol ne joue nulle part le rôle de corde repère que devrait avoir une teneur.
    Oublions donc la soi-disant "logique" de l'octoéchos, et regardons donc cette question de teneurs à tête reposée. On a déjà le Do, où est le reste? Et là, "leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent", il est évident dès l'incipit que c'est le Fa qui joue un rôle majeur. L'incipit s'articule autour du Fa, et désigne immédiatement le La. De fait, le simple La monosyllabique de "clamavi" devrait mettre la puce à l'oreille: c'est une syllabe faible précédée d'une autre syllabe faible à la même hauteur, qui n'est cependant tirée ni vers le haut ni vers le bas : le traitement est ici celui d'une teneur. Et le reste de la pièce le confirme.
    Fa-La-Do, donc cinquième mode? Eh oui. La meilleure preuve en est qu'en chantant la finale sur un Fa, la mélodie est d'un cinquième mode typique, irréprochable. En gardant ces appuis en tête, au lieu d'un très théorique Sol-Do, la mélodie "casse-gueule" du soi-disant huitième mode s'articule au contraire solidement dans les cordes modales du cinquième.

    Mais alors, pourquoi une finale en Sol? Eh bien il faut voir le sens du texte. « Incline ton oreille, et exauce ma prière » - le "mea" final ne repose pas sur le Fa, mais reste suspensif, parce que c'est à Dieu seul de conclure. Après la communion, nous restons ainsi dans l'attente de la grâce. Nos prières nous appartiennes, la réponse lui appartient.

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