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Mercredi de Pâques

Le bienheureux cardinal Schuster:

Durant cette semaine pascale, exception faite hier pour saint Paul dans sa basilique stationnale (la messe du jeudi est quelque peu postérieure), c’est Pierre qui se réserve exclusivement l’honneur d’annoncer le premier aux Romains la résurrection du Seigneur. Avec quel courage l’Apôtre, peu de temps auparavant si timide devant la parole d’une servante, aujourd’hui sans dissimulation ni réticence, en face du sanhédrin et du peuple, rejette-t-il sur eux l’entière responsabilité du déicide ! Pilate, dit-il, avait décidé de renvoyer libre Jésus ; Dieu le Père l’a ressuscité des morts ; vous au contraire vous l’avez trahi, allant jusqu’à le renier (Act., III, 13-19).

C’est là un des aspects les plus prodigieux de la prédication évangélique. Les apôtres ne flattent pas ni n’adulent le monde ; au contraire, ils lui reprochent ses crimes, lui montrant la nécessité d’expier le passé et de changer de vie. Dans l’Évangile, le monde ne trouve rien qui flatte sa sensualité, et, naturellement, l’attire ; pourtant, malgré toute cette incompatibilité de l’esprit mondain avec les principes de l’Évangile, en moins de trois siècles, le monde païen, qu’il le veuille ou non, courbera la tête sous les ondes salutaires du saint Baptême. Après la résurrection de Jésus, c’est là le plus grand des miracles qui mettent le sceau à notre foi.

Un grand mystère dans le grand Evangile de Jean.

153 poissons.

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