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Conditor alme siderum

L’hymne des vêpres au temps de l’Avent, traduction Lemaître de Sacy (ou plutôt adaptation en poésie française, mais c'était bien dans les Heures de Port Royal et dans divers bréviaires).

Cónditor alme síderum,
ætérna lux credéntium,
Christe, redémptor ómnium,
exáudi preces súpplicum.

Toi qui formas au ciel ces lampes éternelles
Qui parent la nuit de leurs feux,
Jésus, divin sauveur, clair flambeau des fidèles,
Entends nos humbles vœux.

Qui cóndolens intéritu
mortis períre sǽculum,
salvásti mundum lánguidum,
donans reis remédium.

Voyant avec douleur la mortelle nature
Esclave du roi des enfers
Tu descends pour guérir sa profonde blessure,
Et rompre tous ses fers.

Vergénte mundi véspere,
uti sponsus de thálamo,
egréssus honestíssima
Vírginis Matris cláusula.

Dans le déclin des temps sur le couchant du monde
Tu sors comme un nouvel époux
De ce lit nuptial d'une vierge féconde
Où tu te joins à nous.

Cujus forti poténtiæ
genu curvántur ómnia;
cæléstia, terréstria
nutu faténtur súbdita.

Ce qu'en son vaste rond tout l'univers enserre
Te révère comme son roi
Et, du haut des cieux jusqu'au fond de la terre
Tout fléchit devant toi.

Te deprecámur, hágie,
ventúre judex sǽculi,
consérva nos in témpore
hostis a telo pérfidi.

Ô grand juge, ô soutien qui dans ton jour terrible
Doit paraître au milieu des feux,
Viens combattre dans nous par ton bras invincible
Cet ange ténébreux.

Laus, honor, virtus, glória
Deo Patri, et Fílio,
Sancto simul Paráclito,
in sæculórum sǽcula. Amen.

Gloire au Père éternel, au Fils, notre espérance,
À l'Esprit, notre heureuse paix.
Qu'ils règnent en ce jour qui jamais ne commence
Et ne finit jamais.

Par le « Chœur Alphonse le Sage » (Coro Alfonso el Sabio), 1974.


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