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Mercredi des Cendres

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Graduel dit des séquences de Notker, Einsiedeln v. 960-970.

Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis : quia tu es Dóminus, Deus noster.
Miserére mei, Deus, miserére mei : quóniam in te confídit ánima mea.

Vous avez pitié de tous, Seigneur, et vous ne haïssez rien de tout ce que vous avez fait, et vous dissimulez les péchés des hommes à cause du repentir et vous leur pardonnez, car vous êtes le Seigneur notre Dieu.
Ayez pitié de moi, ô Dieu, ayez pitié de moi, car mon âme a confiance en vous.

Le début de la mélodie de l’introït de ce jour est un récitatif humble et confiant qui se déroule essentiellement sur trois notes conjointes jusqu’à l’interpellation à Dieu : c’est toi qui nous a faits. La mélodie était descendue d’un cran dans l’humilité, elle fait un petit saut de quarte pour être sûre d’être entendue : ne nous laisse pas tomber, c’est toi qui nous as faits. La phrase suivante est plus animée, elle contient le sommet de toute l’antienne, sur paenitentiam, naturellement, le mot du jour, et des 40 jours à venir. On peut remarquer que c’est le même motif que l’on trouve à la fin de l’antienne, sur (De)us noster, mais une quinte plus bas. La tension du chant de paenitentiam, qui montait jusqu’à la limite supérieure du mode, disparaît ici dans le bas du mode pour chanter la confiance que Dieu nous pardonne.

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