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Massacres non stop

Les massacres en Ituri, en province du Nord Kivu, au nord-est de la République démocratique du Congo, se poursuivent dans l'indifférence générale et demeurent attribués aux ADF (forces démocratiques alliées). Selon ce qu'indique à Fides le Centre des Etudes pour la Promotion de la Paix, de la Démocratie et des Droits fondamentaux (CEPADHO), une ONG locale de défense des droits fondamentaux, du 7 au 9 février, plusieurs civils ont été massacrés, la majeure partie desquels se trouvaient dans leurs champs.

Le 7 février, en particulier, 8 civils ont été égorgés par des hommes des AADF dans le village de Sibe, en localité Makusa. Le lendemain, 8 février, 12 autres personnes ont été tuées, toujours dans un village de cette même localité alors que 3 autres l'étaient dans le village de Toko-Toko. Le dimanche 9 février, les terroristes ont attaqué le village de Makeke dans lequel ils ont tué trois femmes et quatre hommes à coups de machette. L'un des assaillants ayant été capturé par la police, ses compagnons ont par suite attaqué le commissariat de police, parvenant finalement à le libérer. Par ailleurs, 9 autres civils ont été capturés et contraints à porter les biens dérobés au cours de la razzia.

Suite à ces incursions, les populations des villages touchés se sont réfugiées dans la ville de Beni. Il s'agit de quelques 20.000 familles pour un total de plus de 200.000 évacués, une partie desquels a trouvé refuge près des membres de leurs familles ou d'amis, le reste étant contraint à camper dans des refuges de fortune.

(Agence Fides)

Commentaires

  • - C'était pas comme ça avant la colonisation belge ?
    - Mais non, c'était pire...
    - Alors, le pire reste à venir.

  • qu'est-ce qui était pire, exactement ?
    avant la colonisation, Stanley et Livingstone se sont rencontrés au coeur de l'Afrique où ils étaient arrivés escortés par quelques porteurs; de nos jours, pour arriver au même résultat,ils auraient du engager une troupe armée

  • Ce qui était pire ?
    L'implantation des esclavagistes mahométans dans toute l'Afrique de l'est, et ce, sur des profondeurs considérables : ils dépassaient le Tanganika, ils atteignaient la Lomami.

  • les nègres n'avaient pas besoin des musulmans pour savoir ce qu'était l'esclavage, qu'ils avaient toujours allégrement pratiqué, et qui en fait doit toujours subsister

  • De fait.
    Mais les débouchés locaux à ce commerce n'étaient pas comparables à ceux trouvés à l'exportation.
    On est parti des massacres actuels. Il m'a semblé que le pire pourrait encore venir.
    Quant à savoir si, localement, l'esclavage aurait subsisté... Je n'en sais rien et, en tout état de cause, ce serait alors plus exactement une reprise.

  • je ne comprends pas trés bien ce que tu veux dire
    l'exportation d'esclaves vers le monde musulman a encore continué au XXième siècle, et les ventes d'esclaves récentes en Libye nous montrent que ce n'est pas terminé
    j'ai eu l'occasion de travailler avec des mauritaniens blancs; pour eux il n'y a pas de différence entre un nègre et un esclave

  • Quant à moi, je ne comprends pas que vous me tutoyiez : on n'a pas gardé les vaches ensemble.
    Allez pinailler ailleurs.

  • Ça se pratique, sur les plantations de cacao ivoiriennes, par exemple ; mais ce n'est pas parce que ça se pratique chez eux que les Noirs en sont plus heureux. On connaît aussi l'histoire de John Jameson, dont on évitera de boire le whisky, qui acheta une petite préado noire, vers 1890, pour une tribu du Congo justement : il voulait voir comment se pratiquait le cannibalisme, et le dessin étant son violon d'Ingres, il nous a même laissé les gravures.
    C'est sûr qu'aux mains de salopards comme ça, la colonisation se discute...

  • qui connait cet Etienne, qui me semble assez stupide ?

  • Je me suis trompé de Jameson. C'est James, et non John, qui s'est rendu coupable de cette ignominie.

  • @Stravolus.
    Pourriez-vous être plus précis sur la Côte d'Ivoire. De nos jours ?
    Quant aux particuliers d'autrefois que vous incriminez.
    Pourriez-vous faire la différence entre des pratiques individuelles insupportables non généralisables à une communauté, d'une part ; et d'autre part, des pratiques collectives systématiques ?

    Linvingstone, cité plus haut (lui, il était longtemps sur place à la fin du XIXe) pensait que (maladies, guerres tribales et esclavagisme conjugués) l'Afrique centrale risquait le dépeuplement.
    Pour éviter ça, il demandait d'urgence l'intervention de puissances étrangères, quelles qu'elles soient

    La colonisation du XIXe en Afrique noire, dans son immense généralité, n'a jamais été aux mains de gens tels que vous les décrivez. Prétendre le contraire vous discréditerait lourdement.

  • La colonisation de l'Afrique au XIXe siècle a été principalement l’œuvre de l'Angleterre et de la France du XIXe siècle. Je ne crache pas sur l'héroïque abnégation de nombreux missionnaires, mais pour convertir ces peuples et faire de l'Afrique une nouvelle chrétienté, il aurait fallu Edouard le Confesseur et saint Louis, plutôt que Victoria et Jules Ferry.
    C'est à cause de notre impiété et de notre orgueil que Dieu veut que nous soyons aujourd'hui colonisés par des peuples à peine sortis du Néolithique et par d'autres qui balancent leurs ordures dans la rue depuis les fenêtres d'immeubles dont ils n'ont même pas pris la peine d'achever la construction.

  • Disons ça comme ça. Permettez cependant 3 notules.

    1. Pour mémoire, des portions significatives de l'Afrique ont aussi été colonisées par…
    - Brièvement, les Allemands.
    - Beaucoup plus longtemps, les Portugais. (Quand ils sont partis, ils n'ont pas été en mesure d'embarquer avec eux, plus de quelque 300.000 compatriotes de souches africaines.)
    - Les Belges (dont je suis).

    2. Par courtoisie pour la France, la mention d'un grand homme venu de chez elle mais qui a servi notre colonie belge.
    Il s'agit de L. L. Joubert, né à St Herblon (44) en 1842, mort à Misembe (Katanga) en 1927.
    Zouave pontifical. Capitaine d'infanterie, il se dévoua sur les rives ouest du Tanganika. Il y fut laïc missionnaire, soldat et père de famille nombreuse. De mémoire, il se fit naturaliser Congolais, et il fut le père du 1er prêtre catholique né dans ce pays-là.

    3. Pourquoi, parmi tant d'autres, un type de cette qualité est-il quasi oublié de nos jours ? Disons, enfoui sous les gravats de l'histoire…
    Entre tant d'explications possibles, nées au XXe siècle, je ne citerai que 4 idées.
    - La subversion soviétique : elle condamnait toute colonisation indépendante du Komintern.
    - La pression énorme des mercantis américains du nord.
    - Le revirement puis le sabotage des francs maçonneries européennes.
    - L'incroyable mollesse bourgeoise d'une grosse majorité des catholiques européens.

  • Merci. J'ai beau être historien de formation, et accessoirement lecteur des Aventures de Tintin, j'avais dû oublier que, les Français et les Anglais s'étant taillé la part du lion, d'autres Européens avaient aussi mis le pied en Afrique. Je connaissais les hétéros et les nanas, mais pas du tout les Héréros et les Namas ; et le génie militaire d'un Lettow-Vorbeck, qui réussit à tenir l'Afrique de l'Est avec mille hommes pendant toute la guerre de 14-18, m'était étranger.
    Heureusement que vous êtes là...

  • J'ai enseigné l'Histoire pendant toute ma carrière dans le secondaire dit libre. J'ai arrêté à 60 ans.
    Voici 15 ans que je suis à la pension.
    Par ailleurs, j'ai poursuivi quelques travaux en histoire locale dans des revues de bon niveau, etc.

    Vous semblez être encore en activité, bonne continuation.

    Un détail... Vous ne répondez pas à tout ce qu'on vous écrit. Se pourrait-il que vous n'aimiez que les réponses en 'un mot :"amen" ?

  • "avec mille hommes"
    Pour être plus précis, cent à deux cents soldats allemands et les troupes indigènes qu'il parvenait à rassembler au gré de ses besoins.

  • "Un détail... Vous ne répondez pas à tout ce qu'on vous écrit."
    Vous voulez dire sur l'esclavage en Côte d'Ivoire ? C'est assez connu, surtout dans la branche enseignante dont vous dites faire partie. Il y a un reportage qui a une dizaine d'années, La Face cachée du cacao. Je ne sais pas où en est aujourd'hui la situation ; mais le journaliste, avec son côté Tintin, fait assez honnêtement et courageusement son boulot. C'est devenu assez rare pour être signalé. Je vous mets le lien :
    https://www.dailymotion.com/video/x7l12qs

  • J'avoue ignorer cette histoire autour du cacao ivoirien : merci pour le lien.

  • @Etienne 1er, n'oubliez pas un autre Zouave pontifical (qui n'a combattu qu'en France, en 1870), Prosper Augouard (Congo-Brazza).
    Bonne notice (actuelle) sur WIkipedia.

  • Merci g marie.

  • La vidéo proposée a été consultée.

    En quoi ce scandale du cacao ivoirien est-il différent de celui (p. e.) du coltan au Kivu ?
    Précisons (on ne sait jamais) que les deux situations évoquées ici sont indéfendables.

    Ayant vécu (en gros) de 1948 (j'avais 4 ans) à 1962 (18 ans) à Léopoldville (Limete/Kinshasa), j'ai gardé des années 58-60 le souvenir d'une administration coloniale qui se donnait des critères d'action et les moyens de les faire respecter.

    Des amis (p. e.) anciens administrateurs territoriaux e. r. (à ce jour hélas, décédés, il ne reste qu'une veuve) m'ont confirmé que certains d'entre eux ont dû se charger de réguler (voire de créer) des relations économiques positives. Qu'ils l'ont fait, pas seulement ceux de la brousse.

    Par rapport à ce temps-là, le monde a changé. Pour faire simple, des "gens riches" ont profité de la faiblesse et/ou de la vénalité des nouveaux pouvoirs pour créer des, et abuser de, positions dominantes.
    C'est l'éternel "coup du prix blé", juste avant votre révolution : régulation ou dérégulation.

    Les cercles vicieux actuels doivent être cassés car c'est vicieux : il faut augmenter le revenu local en évitant de le faire disparaître.
    Mais qui est en position de les casser ? Une prochaine catastrophe économique globale... On n'en sait rien.
    C'est en ce sens que j'écrivais en haut ce fil (3e ligne) : "Alors, le pire reste à venir".

  • G marie, re bonsoir.

    Deux sites ont été consultés... Et je me suis retrouvé un peu honteux de découvrir si tardivement, les qualités de ce missionnaire du pays voisin... ("Délimitez votre sujet" disaient mes profs d'histoire. Ouais... Faut jamais croire son prof. sur parole : c'est comme ça qu'on rate de superbes découvertes.)

    Car voilà, j'ai aussi été très heureux de faire sa connaissance.
    Un type qui a arpenté (17 X le trajet Brazza - Loango, a pied) ces terres où je n'avais qu'à papillonner...
    Pas la peine de bomber le torse ou faire des pointes : on n'égale pas la taille de ces aïeux-là. ,

    Puis-je vous préciser les raisons forcément personnelles de ce bonheur ?
    Si ça vous intéressait, il faudrait me laisser du temps et obtenir de M. Daoudal qu'il nous passe nos adresses mail respectives.

    Encore merci pour ce maître-tir dans la lucarne de ma nostalgie d'Africain.

  • et si l'on cessait d'être politiquement correct ?
    l'une des causes de la colonisation de l'Afrique a été l'interdiction de la traite atlantique
    à l'époque de celle-ci, il existait tout le long de la cote d'Afrique occidentale des états fournisseurs d'esclaves, qui jouaient à peu de chose prés le même rôle qu'actuellement les états pétroliers
    quand la traite atlantique fut interdite, ces états furent privés de leur ressource principale, la vente d'esclaves capturés un peu plus loin à l'intérieur du continent aux navires négriers européens et américains
    privés de cette ressource, ils périclitèrent et cela permit aux puissances européennes de s'emparer de cette côte puis de s'établir aussi à l'intérieur des terres

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