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Il y a 50 ans (1) : la messe

Il y a 50 ans fut commis le plus grave attentat de l’histoire contre l’Eglise catholique. Et cet attentat fut perpétré par un pape.

Il y a 50 ans, le premier dimanche de l’Avent 1969, Paul VI mettait à la poubelle la liturgie latine multiséculaire, la liturgie immémoriale de l’Eglise de Rome, pour la remplacer par un ersatz concocté par des « experts ». Le but était de rendre la messe plus attrayante et plus accessible, et donc d’enrayer, et d’inverser, l’érosion de la pratique. Le résultat a été très brillant, comme on le sait : il y a aujourd’hui 1,8% des Français qui vont à la messe le dimanche.

Il y a 50 ans, Paul VI imposait sa néo-« liturgie » de façon dictatoriale et tyrannique au nom de « l’obéissance au Concile », qui se déclinait en « obéissance aux évêques » chargés de veiller à ce que disparaisse la liturgie authentique de l’Eglise de Rome, au prix d’une implacable persécution de ceux qui oseraient résister.

Or tout cela reposait sur un mensonge. Le Concile n’avait absolument pas demandé un tel bouleversement. Il suffit de lire la Constitution Sacrosanctum Concilium pour le voir très clairement. Ou, pour prendre un exemple précis, la présentation du « nouvel Ordo Missae » par le « R. P. Annibale Bugnini, secrétaire du Conseil pour l’application de la Constitution sur la liturgie ». Le « nouvel ordo missae » dont on parle ici est celui de… 1965, et parmi ses rares nouveautés il y a la suppression du psaume 42 au début de la messe. Mais pas de l’antienne « Introibo ad altare Dei ». Car, dit Bugnini, « il serait vraiment déplaisant que dans la restauration finale cette petite perle ait disparu de l’Ordo Missæ ». Mais la « restauration finale » (sic) fut suivie de la destruction finale et de la suppression de l’antienne, par le même Bugnini (que Paul VI fera archevêque trois ans plus tard), et de tout l’ordonnancement du début de la messe. Et la suppression de tous les chants propres (ceux du « graduel »), puisqu’on pouvait les remplacer par des « chants appropriés », et c’est ce que l’on fit puisque la suppression du latin rendait impossible le chant du propre. Telle est la frénésie de la destruction révolutionnaire, selon un schéma toujours identique.

Le mensonge de Paul VI éclatait quand dans la suite du même discours du 26 novembre 1969 il soulignait que la « langue courante » devenait « la langue principale » de la messe. Or « le Concile » avait stipulé exactement le contraire : le latin demeurait la langue principale.

Cette nouveauté-là achevait la destruction de la liturgie. Car si la messe est en « langue courante », tout le patrimoine grégorien, ces centaines de chefs-d’œuvre de l’art occidental, disparaît, alors que « le Concile » soulignait que le chant grégorien devait conserver « la première place ».

La conjonction de la dispersion façon puzzle, tous azimuts, des diverses pièces des messes et des oraisons charcutées, défigurées, abondamment saupoudrées de pièces nouvelles, et de la disparition du « chant propre de la liturgie romaine » (comme dit « le Concile »), aurait dû susciter une immense réaction de la part des évêques, des prêtres et des fidèles. Surtout des clercs, qui voyaient en même temps détruit leur bréviaire. Ils auraient dû hurler qu’on les écorchait vifs, qu’on leur arrachait le cœur. Mais non. Les réactions furent très limitées. Pour deux raisons.

La première est que la grande majorité des prêtres étaient indifférents à la liturgie, depuis très longtemps. Une messe qu’on pouvait dire en 11 minutes chrono, c’était très bien (c’était encore trop, puisque la majorité d’entre eux, chez nous, ne la dit pas en semaine). Et peu importe qu’on profite de ce rabougrissement pour estomper le côté sacrificiel de la messe. Et peu importe que la traduction empire cette perte, le sommet étant atteint quand « pour la gloire de Dieu et le salut du monde » est censé traduire : « Suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis ad laudem et gloriam nominis sui, ad utilitatem quoque nostram totiusque Ecclesiae suae sanctae »… Et puis un petit ersatz de bréviaire c’est bien suffisant pour des prêtres qui considéraient ce colloque intime avec le Seigneur comme un pensum…

La seconde est que depuis Pie IX et Vatican I l’Eglise était une caserne où la principale vertu était d’obéir au pape, lequel était opportunément infaillible (la constitution Pastor æternus décrit l’Eglise comme étant le pape, revêtu de l’infaillibilité, gouvernant des évêques).

Il était donc certain qu’une impitoyable persécution des quelques réfractaires allait faire disparaître rapidement la liturgie latine. Mais les révolutionnaires ont perdu. Car la liturgie, par décret divin, devait demeurer. Dans de rares oasis, certes, mais elle ne disparaîtrait pas, et peu à peu elle recommencerait à se diffuser. Et même en dehors du ghetto où l’on avait fini par la tolérer. Et il y aurait un pape, en 2007, pour contredire frontalement Paul VI en affirmant qu’elle n’avait jamais été interdite, et en permettant à tout prêtre de célébrer cette messe qui, soulignait-il, était digne de vénération et avait pleinement droit de cité…

Honneur à tous ceux qui ont résisté à l’arbitraire impie de Paul VI. Honneur à ces prêtres qui ont sauvé la liturgie latine alors qu’ils étaient ultraminoritaires, isolés, méprisés, persécutés. Je pense à mon père spirituel qui était le seul moine de son abbaye à avoir voulu garder la messe authentique, et qui devait la célébrer dans la crypte, sans autre assistance qu’un servant qui répétait à voix basse : « Obéissance ! Obéissance ! »

Honneur à Benoît XVI qui a mis fin à cette terrible injustice, et qui n’a pas craint d’acquitter purement et simplement tous les coupables de désobéissance envers son prédécesseur, décrétant que tout prêtre avait le droit de célébrer selon l’ancien missel.

Commentaires

  • Je ne comprends pas pourquoi dans sa Constitution Apostolique Paul VI se réfère explicitement au S.C.

  • Merci cher Yves pour votre analyse très complète.

    Deux questions : St Pail VI a t il dans un texte quelconque expliquer sa décision de rompre avec les prescriptions explicites de Sacro Sanctum Concilium ?

    Vraiment aucune manifestation n est prévue pour célébrer cet anniversaire à Rome ou ailleurs ?

  • La réponse à la première question est non. Il a même toujours prétendu le contraire: que sa réforme était une application du texte conciliaire.

    A cette heure je n'ai toujours pas vu la moindre annonce d'une quelconque célébration. Je suppose que François y fera allusion demain. Pour dire que depuis 50 ans on a enfin une liturgie digne de ce nom...

  • Il faut toujours relire les deux discours de Paul VI des 19 et 2 nov 69, où il dit tout.
    http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/pt/c4b.htm

  • Merci pour vos réponses

    Autre question : qui aurait à l époque commenté cette opposition entre Sacro Sanctum Concilium et le missel réformé ? Un évêque, un journaliste m, un universitaire...ou personne ?

    Et si c est personne pourquoi ? Car la contradiction est énorme tout de même !

  • Article de la Croix pour les trente ans

    https://www-la--croix-com.cdn.ampproject.org/v/s/www.la-croix.com/amp/473822?amp_js_v=a2&_gsa=1&usqp=mq331AQCKAE%3D#aoh=15751781099848&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&share=https%3A%2F%2Fwww.la-croix.com%2FArchives%2F1999-04-28%2FLe-missel-de-Paul-VI-fete-ses-trente-ans-_NP_-1999-04-28-473822

  • le massacre fut aggravé en France par des traductions ineptes comme celle que vous donnez. Ailleurs, notamment dans les pays de langue anglaise ou allemande, le texte traduit est plus proche du missel romain rénové, ce qui est déjà moins mal.

  • M. Daoudal :
    Je trouve votre article très à charge contre Paul VI ! Vous écrivez par exemple ceci : « Il y a 50 ans, Paul VI imposait sa néo-« liturgie » de façon dictatoriale et tyrannique au nom de « l’obéissance au Concile », qui se déclinait en « obéissance aux évêques » chargés de veiller à ce que disparaisse la liturgie authentique de l’Eglise de Rome, au prix d’une implacable persécution de ceux qui oseraient résister. »
    Dans tout votre article, Paul VI apparait comme presque le seul bouc émissaire. Un peu facile mais simpliste et faux.
    Vous ajoutez pourtant juste après :
    « Or tout cela reposait sur un mensonge. »
    OUI, mais il faudrait quand même essayer de mieux chercher qui est responsable de ce chaos dans l'Église, car on sait bien aujourd'hui que PAUL VI n'a absolument pas voulu abroger l'ancienne Messe. Les Mémoires du Père Bouyer et d'autres révélations nous montrent comment la Réforme s'est frauduleusement imposée et l'ancien rite combattu comme interdit par les épiscopats locaux....
    On a chargé Paul VI de tous les maux : l’auteur de la nouvelle Messe, le signataire des textes hérétiques de Vatican II, l’initiateur de la communion dans la main, le jeûne eucharistique réduit à quasi rien, etc… On l’a aussi chargé d’accusations scabreuses et infondées (sinon par des ragots de F.M.) : gay, franc-maçon, traitre à Pie XII, etc.). On l’a même traité de « schizophrène » (Chiesa Viva), afin sans doute de le faire passer pour fou… L’esprit humain aime sans doute les choses noir/blanc, claires et nettes, et pour ce faire, on n’hésite pas à charger le trait ! mais on s’écarte ce faisant de la vraie vérité et on tombe dans la caricature peccamineuse et c’est grave quand il s’agit du pape… Il fallait bien un bouc-émissaire et le Chef visible était tout trouvé puisqu’il n’était plus « glorieusement régnant » ! Que Paul VI ait été inconscient des forces ennemies à l’œuvre dans l’Église, ce n’est que trop vrai ! Mgr Bugnini, nommé expert liturgiste par Pie XII en 1948, et a été remis en selle par Paul VI, pour finir ce qu’il avait commencé alors (avec la réforme de la Semaine Sainte en 1955, contenant déjà en germes ce qui allait suivre en 1969)… Son utopie, son libéralisme, était le candidat idéal pour faire passer des réformes tendancieuses dans l’Église, et les cardinaux francs-maçons dont il était hélas entouré s’en sont donnés à cœur joie. Il était même le candidat idéal rêvé par les plans maçonniques : « C’est au cœur et à la tête de l’Église que vise ce gouvernement occulte. […] Ces suppôts de Satan, dont plusieurs ont extérieurement un pied dans l’Église, n’ignorent pas que l’Esprit de Dieu PRÉSERVE son Chef de toute défaillance dans la foi. Ce qu’il leur faut, ils l’ont déjà dit, c’est seulement un Pape selon leurs besoins, non pas un Pape scandaleux comme Borgia, mais un Pape accessible aux influences du dehors comme Ganganelli, […] Mais laissons à Jésus-Christ LE SOIN DE VEILLER SUR SON VICAIRE [qui ne pourra disparaître], et portons surtout notre attention sur les moyens inventés par leur infernal ennemi pour atteindre son but. Ce sont ces moyens que les catholiques devraient déjouer, et c’est là que les Instructions secrètes de la Haute-Vente deviennent particulièrement instructives. » (Abbé Emmanuel Barbier, « Les infiltrations maçonniques dans l’Église », 1910, pp. 4-5).
    Une fois l’ennemi bien en place et aux commandes, toute tentative de redressement par Paul VI a été soit empêchée soit stérilisée par de faux documents ou affirmations pour la presse mondiale. Un exemple notoire est le fameux consistoire secret du 24 mai 1976, où on lui a fait tenir des propos extrêmes disant bien que la nouvelle Messe avait été promulguée pour remplacer l’ancienne qui était donc abrogée (et cette déclaration a été publiée dans les AAS 1976, pp. 372-377 !). Or, aujourd’hui, on se rend compte de manière certaine que ce consistoire est un faux ou a été dit par un imposteur (sosie). En effet, dès 1978 dans le camp pourtant sedevacantiste, le Père Guérard des Lauriers écrivait dans son Cahier de Cassiciacum n°1 que la nouvelle Messe n’avait été que « permise » et qu’aucun décret ou document de valeur similaire n’avait été promulgué pour abroger l’ancienne ! Que c’était donc une fraude de la présenter ainsi. En juillet 2007, c’est Benoît XVI lui-même qui l’affirma publiquement dans un document destiné à l’Église universelle : « l’ancienne Messe n’a jamais été juridiquement abrogée » ! Paul VI lui-même l’avait écrit personnellement à deux prélats anglais : « Je n’ai pas interdit la messe tridentine, mais n’ai fait qu’offrir une alternative. » (Paul VI répondant au Père Jean Charles-Roux) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Charles-Roux
    Le pape Paul VI, quand le cardinal Heenan d’Angleterre lui a demandé s’il abrogeait ou interdisait la messe tridentine, a répondu : « Ce n’est pas notre intention d’interdire absolument la messe tridentine. » https://fsspx.news/fr/content/36177
    «La nouvelle messe, bien que se conformant en apparence aux dispositions du concile Vatican II, s’oppose en réalité à ses instructions, puisque le Concile lui-même a déclaré son désir de conserver et de promouvoir le rite traditionnel. »
    Mgr Basile Harambillet (avocat rotal à Rome) a par ailleurs témoigné en 1975 que Paul VI avait déjà préparé un document pour remettre solennellement en vigueur l’ancienne Messe… Mais ce document fut « bloqué par le malheureux Villot »… (témoignage écrit et oral).
    Déclaration du cardinal Ottaviani 9 juin 1971 (publiée dans l’hebdomadaire Carrefour par Louis Salleron qui est allé à Rome interviewer le cardinal) : « Le rite traditionnel de la messe selon l’Ordo de saint Pie V n’est pas, que je sache, aboli. »
    Tiens donc ! Pourtant, pendant 40 ans, on nous a fait croire le contraire, en persécutant d’ailleurs tous les prêtres qui souhaitaient conserver ce rite et en les traitant de désobéissants et schismatiques alors que c’étaient eux…
    Quantités d’évêques ont péremptoirement écrit ce genre de déclaration : « Juillet 1973. Communiqué de l’Assemblée plénière des évêques suisses : "Il n’est plus permis de célébrer la messe selon le rite de saint Pie V." — Octobre 1973 : Au nom de Mgr Badré, évêque de Bayeux et de Lisieux, le doyen d’Orbec publie un communiqué affirmant : "Le souci d’obéissance à l’Eglise interdit de célébrer la messe selon le rite de saint Pie V dans quelques circonstances que ce soit." Etc.
    14 novembre 1974 : Communiqué de l’Épiscopat français qui, pour la première fois, cinq ans après coup, déclare explicitement interdite la messe traditionnelle (l’ordonnance du 12 novembre 1969 l’avait effectivement interdite, mais implicitement et par voie de conséquence, en rendant obligatoire la messe nouvelle en français).
    L’infaillibilité de l’Église implique toujours une volonté de lier l’Église universelle. Or, Paul VI n’aimait pas donner d’ordres (c’était l’un de ses défauts), et justement il est apparu dès le début que le statut juridique du nouvel ordo de 1969 était vague. D’ailleurs, dans l’ "Instruction sur l’application progressive de la Constitution apostolique Missale Romanum", il est écrit : "À partir du 30 novembre 1969, on peut utiliser le texte latin de l’Ordo Missae" (et non pas "ON DOIT"). Bonaventure Meyer lui-même a écrit un bon article sur le sujet, où il démontre que si Paul VI avait voulu imposer le nouveau missel (le rendre obligatoire), il aurait dit explicitement que le nouveau remplaçait l’ancien ; or il n’y a rien de cela dans la Constitution apostolique Missale Romanum. DONC l’infaillibilité de l’Église est sauve, une fois de plus. Jean Marty a lui aussi écrit une brochure qui démontre que la divergence des documents publiés par les congrégations romaines manifeste une trahison de la part des rédacteurs, car ces documents se contredisent : donc tout indique que Bugnini, Villot et ses sbires, ont trahi la volonté de Paul VI. Plus grave encore, le témoignage de Mgr Martin prouve que Paul VI n’avait pas même connaissance de la suppression de l’octave de la Pentecôte UN AN PLUS TARD ; et que lorsqu’il l’a appris, il s’en est lamenté et s’est déclaré trahi (Mgr Martin le dit explicitement et sans aucune ambiguïté). Donc non seulement la trahison porte sur la volonté de Paul VI quant à la force légale du document du nouvel ordo, mais même sur son contenu.
    Même chose pour la communion dans la main, qui est devenue quasi la « norme » dans beaucoup de pays dont la France, alors que le seul décret publié par Paul VI indique clairement qu’on doit conserver l’ancienne façon de communier ! :
    Il faut noter que la communion dans la main s’est imposée par le biais d’une minorité de conférences épiscopales (pratique introduite frauduleusement et issue du calvinisme), contre l’enseignement même de Paul VI : « Compte tenu de la situation actuelle de l’Église dans le monde entier, cette façon de distribuer la sainte communion [sur la langue] doit être conservée, non seulement parce qu’elle a derrière elle une tradition multiséculaire, mais surtout parce qu’elle exprime le respect des fidèles envers l’Eucharistie. [...] De plus, cette façon de faire, qui doit déjà être considérée comme traditionnelle, assure plus efficacement que la sainte communion soit distribuée avec le respect, le décorum et la dignité qui lui conviennent [...] C’est pourquoi, le Souverain Pontife n’a pas pensé devoir changer la façon traditionnelle de distribuer la sainte communion aux fidèles. Aussi, le Saint-Siège exhorte-t-il vivement les évêques, les prêtres et les fidèles à respecter attentivement la loi toujours en vigueur et qui se trouve confirmée de nouveau. » (Instruction Memoriale Domini, 29 mai 1969)
    Quant à la quasi suppression du jeûne eucharistique, vous pouvez chercher longtemps le décret ou document pontifical de Paul VI l’établissant : il n’existe pas. C’est tiré d’un soi-disant discours qu’il aurait tenu le 24 novembre 1964, mais sans décret juridique…
    Cette crise ne peut que faire penser à la prophétie de DANIEL : "la Bête s'élèvera jusqu'au Prince de la Force et lui enlèvera le Sacrifice Perpétuel"... (par toutes sortes de fraudes et de mensonges, oui...). Mais, en définitive, c'est bien l'oeuvre de la Bête et non du pape d'alors, plus victime que coupable....
    Voilà ce que votre article ne dit pas, et en considérant pourtant PAUL VI comme assurément PAPE sans contestation possible (puisqu'élu avant les désordres conciliaires par un authentique et légitime conclave), eh bien je crains que vous sciez le tronc sur lequel nous sommes tous attachés : l'autorité de PIERRE....

  • Je poursuis mon analyse, si vous me le permettez, sur ce sujet important :
    La question des documents conciliaires signés par lui est sans doute un problème plus complexe, mais néanmoins, pour la liberté religieuse, on omet généralement de préciser l’intention de Paul VI clairement signifiée en préambule du texte : Le Préambule de la déclaration de Vatican II, en effet, affirme explicitement et solennellement que sa doctrine sur la liberté religieuse « ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle au sujet du devoir moral de l’homme et des sociétés à l’égard de la vraie religion et de l’unique Église du Christ. » (DHP, Préambule).
    Ce Préambule a été préparé et rédigé avec grand soin en octobre 1965, en vue de préciser dans quel contexte la doctrine sur la liberté religieuse était proposée. Il a été présenté à l’assemblée conciliaire le 26 octobre par Mgr De Smedt, rapporteur du Schéma sur la liberté religieuse. Le but de ce passage en particulier, expliqua-t-il, est de manifester que Dignitatis Humanæ ne comporte aucune contradiction avec les documents antérieurs du Magistère (cf. Antoine Wenger, Vatican II - Chronique de la quatrième session, Centurion, 1966, pp. 110-114).
    Le texte a été amendé, affirma-t-il, pour exprimer plus clairement les devoirs des pouvoirs publics envers la vraie religion, et c’est pourquoi il énonce plus clairement que la liberté religieuse laisse intacte la doctrine catholique traditionnelle (cf. Henri Fesquet, Le journal du Concile, Robert Morel éditeur, 1966, pp. 1073-1076).
    On sait que c’est sur une intervention personnelle et motivée du pape Paul VI que fut rédigé ce préambule avec ses précisions. En effet, c’est lui qui avait demandé, le 21 septembre 1965, que les Pères votent sur une question qui commençait ainsi : « Plaît-il aux Pères que le texte réamendé sur la liberté religieuse soit adopté comme base de la déclaration définitive qui sera ultérieurement perfectionnée selon la doctrine catholique sur la vraie religion, etc. » (c’est nous qui soulignons).
    Cette question reçut 88 % de votes positifs. Et c’est ainsi qu’une précédente rédaction parlant seulement d’une fidélité « à la doctrine de la vraie religion et de l’unique Église » fut amendée pour rappeler que la doctrine sur la liberté religieuse « laisse intacte la doctrine traditionnelle sur le devoir moral des hommes et des associations (societatum) envers la vraie religion et l’unique Église du Christ. » (cf. René Laurentin, Bilan du Concile, Seuil, 1966, pp. 68-70 et 183).
    « En effet, la déclaration Dignitatis Humanæ, en même temps qu’elle exprime sa doctrine propre, réclame de façon impérative une adhésion entière et sans réserve à la doctrine antérieure du Magistère. » (Lettre à nos frères prêtres 2012, n°53. FSSPX.)

    Donc, même si sa rédaction n’est pas idéale et peut générer de la confusion, néanmoins il est faux de dire que l’intention de Paul VI était de contredire la doctrine traditionnelle sur la question, et donc ce texte ne peut pas venir en contradiction avec par exemple Quanta Cura de Pie IX et son Syllabus. Par ailleurs, ceux qui y voient là une hérésie formelle dans le cadre infaillible (ce qui est un blasphème puisque Paul VI était Pape légitime), de manière certaine et indiscutable (ayant totale confiance dans leur analyse personnelle), il faut leur poser quelques questions : Qui est juge dans l’Église catholique de la doctrine ? Qui est juge de l’hérésie ? Qui définit les dogmes ? Qui nous enseigne avec autorité la doctrine que l’on doit croire de foi divine et catholique sur la foi et les mœurs ? Qui possède la mission et la juridiction universelle sur la terre pour cela, de droit divin ? La réponse est évidemment dans la question… En tant que catholiques, membres de l’Église enseignée, nous avons tout juste la possibilité de poser des dubias, des plaintes, des demandes d’éclaircissements, et d’exposer l’immense problème de conscience que la situation pose aux catholiques d’aujourd’hui, mais rien de plus ; tout en maintenant avec force la foi traditionnelle qui ne peut changer (principe de non-contradiction). La réponse viendra un jour forcément de la Tête. La solution n’est certainement pas de se poser en juge de l’Église enseignante et déclarer sans embage qu’elle a fait entièrement défection à Vatican II (même Mgr Lefebvre a signé !), contredisant ainsi les promesses du Christ faites à Pierre, valables jusqu’à la fin du monde, au moins jusqu’à son retour glorieux. Cette doctrine sur l’indéfectibilité ne peut être remise en cause, discutée, car elle est dogmatique et immuable. Peut-on encore s’appeler catholique si on remet en cause ce corpus doctrinal ?
    Le fait que l’on croit voir et pouvoir établir (l’hérésie formelle de Vatican II dans un cadre infaillible) n’en est pas un, puisqu’en matière de doctrine, seul l’enseignement pontifical fait autorité ! Or, quelle autorité légitime dans l’Église a déterminé et jugé que Vatican II était hérétique formel et ses participants déchus ? Il faut se désintoxiquer de ce mode d’analyse, qui aboutit à ne plus croire à certains éléments essentiels de la doctrine catholique.
    Dans le même ordre d’analyse, certains sedevacantistes, ayant totale confiance dans leur analyse propre, écrivent que les nouveaux sacrements (eucharistie, Ordre) sont intrinsèquement, ontologiquement, invalides ! Que le pape soit pape ou non : c’est certain ! Ils pourraient nous sortir 36 tomes de justifications que ça ne réparerait pas le désordre de l’analyse : lorsque le Christ dans l’Évangile n’a pas déterminé la matière ou la forme du sacrement, c’est l’Église (infaillible dans ce cas) qui détermine la validité du dit sacrement, par le rite qu’elle promulgue alors… Cf. la revue Études( ) qui l’explicite très clairement (lisible et téléchargeable en ligne). Et ce qu’un pape a édicté, un autre peut le modifier. Dès lors, tant que le rite signé par Paul VI est scrupuleusement respecté, par des prêtres dignes de ce nom, je ne vois pas comment le sacrement serait invalide ! et des miracles eucharistiques récents, éclatants, le démontrent !
    L’abbé Belmont pourtant sedevacantiste, le reconnait : « Cette question de la validité des nouveaux rites sacramentels ne peut pas et ne doit pas être séparée de deux autres questions inéluctablement liées : celle de la conformité des rites à la foi catholique, et celle de la réalité de l’Autorité qui les a promulgués. En effet : ● si ces rites proviennent de la véritable Autorité de l’Église, il est impossible qu’ils soient en désaccord avec la foi ou invalides : l’assistance du Saint-Esprit en garantit et l’accord avec la foi et l’efficacité de grâce ; […] ● s’ils ne proviennent pas de l’Autorité de l’Église, il n’y a aucune garantie de validité, qui ne peut être connue que dans la foi et donc par le témoignage de l’Église. — Seule l’Église pourra donc trancher catégoriquement et définitivement la question. »
    (1) Revue Études publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus, tome 73 (1897). Paris, Victor Retaux, 1897, pp. 316-336 : La part de l’Église dans la détermination du rite sacramentel, par S. Harent, s. j. .

    Quant au fondement de l’Église voici ce qu’en dit Dom Guéranger :
    « Pierre est donc, avec Jésus-Christ et en Jésus-Christ, le fondement de l’Église, et l’Église ne saurait exister en dehors de ce fondement inébranlable. Qui dit Pierre, dit toute la suite de ses successeurs, parce que Pierre ne peut mourir ; autrement, l’Église n’ayant plus de fondement ne subsisterait pas. Les prérogatives de Pierre sont personnelles en lui et en toute la succession des Pontifes romains, que la tradition tout entière a reconnu ne former avec lui qu’une seule personne, quant aux droits du Pontificat.
    « Le fondement est unique, super hanc Petram, parce qu’il n’y a qu’un seul Christ ; il est unique, parce qu’il n’y a qu’une seule Église. Tout doit reposer sur ce fondement, et les apôtres et les disciples ; et les évêques et les prêtres et le peuple fidèle, en un mot l’Église tout entière : super hanc Petram ædificabo Ecclesiam meam.
    « En posant ce fondement, Jésus-Christ devait le rendre inébranlable, le garantir de la chute ; autrement, le fondement entraînerait avec lui l’édifice, ou l’édifice devrait désormais reposer sur un autre fondement. Or, d’un côté, l’Église ne peut périr ; de l’autre, elle n’est l’Église que parce qu’elle est établie sur la Pierre. » (Dom Guéranger, De la Monarchie Pontificale, 2e édition, 1870, avec approbation de Pie IX, pp. 140-142)

    D'autres textes sur l'indéfectibilité de l'Église sont consultables ici :
    https://fr.calameo.com/books/0046286325bbdb33199ac

  • Je suis ému aux larmes! Saint, saint, saint Paul VI!
    Alors, comment expliquez-vous son comportement scandaleux envers Mgr Lefèbvre? Un sosie? On nous a déjà fait le coup....Entourage malveillant ? On nous a déjà fait le coup...
    Celui qui a l'autorité suprême est responsable du mal dont il a eu connaissance et qu'il a laissé faire.
    La fin de l'histoire, au Jugement dernier, en attendant, la confusion est complète.

  • « En attendant, la confusion est complète » écrit « Dauphin ». ..
    OUI, c’est vrai, mais essayons de ne pas l’entretenir non plus par des analyses caricaturales voire simplistes. Par exemple, comment expliquez-vous le renvoi sans ménagement de Bugnini en juillet 1975, quelques mois avant le mensonger et faux pseudo « consistoire secret du 24 mai 1976 » ? Il y a là une contradiction flagrante ! puisque ce frauduleux texte du 24 mai 1976 donnait une force et une légitimité à la réforme liturgique comme elle n’avait encore jamais eu ! alors qu’il venait de révoquer sans ménagement son concepteur et artisan !? Vous expliquez cela comment ? Je cite cette revue qui n’est pourtant pas traditionaliste :
    « En juillet 1975 Mgr Annibale Bugnini, tout-puissant artisan de la réforme liturgique consécutive au Concile Vatican II, disparaissait soudain dans une trappe. Il n’en sortait, quelque temps plus tard, que pour aller occuper le poste peu envié de pro-nonce à Téhéran, pratiquement au moment où l’ayatollah Khomeiny prenait le pouvoir en Iran. Il n’allait pas tarder à succomber à la maladie, non sans s’être assuré que ses notes, déjà préparées pour l’édition, pourraient voir le jour en un livre qui le justifierait.
    « Paru en italien en 1997, puis en anglais, ce livre attendait son édition française. Celle-ci sort aujourd’hui, et on ne peut s’empêcher de voir une coïncidence, pas forcément fortuite, avec la publication également tardive des Mémoires de Louis Bouyer. L’oratorien français, connu surtout par son grand livre Le Mystère pascal travailla avec Bugnini au sein du Consilium pour l’application de la Constitution conciliaire sur la Liturgie sacrée et il a laissé de lui un portrait terrible, l’accusant d’avoir trompé la confiance de Paul VI et œuvré de façon toute personnelle pour aboutir à une réforme bâclée et incohérente.
    « Personnage controversé, par conséquent, et encore mal connu, il laisse une postérité mêlée : à côté d’admirateurs inconditionnels, il s’en trouve beaucoup pour l’accuser de tous les maux d’une réforme qui ne fait pas l’unanimité des catholiques…. »
    https://www.france-catholique.fr/Mgr-Bugnini-se-justifie.html
    Quand Paul VI a eu connaissance de sa trahison, il a donc agit, dans la mesure où il lui était encore possible d’agir, car peu de temps après, il est établi notamment qu’à Noël 1975, ce ne fut pas lui qui apparut publiquement au balcon de saint Pierre mais un imposteur, sonogrammes le démontrant à l’appui.
    Il est manifeste qu’en 1976, Paul VI n’était plus libre d’agir comme il le souhaitait ce qu’a pu constater de visu Mgr Basile Harambillet, alors avocat rotal à Rome. Depuis le renvoi de Bugnini à l’été 1975, il y avait manifestement une lutte entre deux camps opposés, et malheureusement 1976 a plutôt vu le mal triompher…
    L’entrevue avec Mgr Lefebvre s’est déroulée peu de temps après la fraude du 24 mai 1976 et sous l’égide et la bonne garde de « Mgr Benelli » et « Mgr Villot », qui ont été les rédacteurs et signataires des lettres et rapports, comme vous pouvez le lire ici :
    https://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/028_08_01_2018/09_06_2018_rencontre_paul6_lefebvre_11_sept_1976_thouvenot.php
    Était-ce le vrai Paul VI qui a reçu Mgr Lefebvre : ? On peut en douter…
    Les fraudes et les falsifications ne sont pas des choses impossibles ou imaginaires, puisque c’est même envisagé et donc prévu par le droit Canon ! : Cf. TITRE 15: DU CRIME DE FAUX (canons 2360 - 2363) [CDC 1917]… « § 1 Ceux qui fabriquent ou falsifient des lettres, décrets ou rescrits du Siège apostolique ou se servent sciemment des mêmes lettres, décrets ou rescrits, etc. … »
    Un sosie n’est pas possible ? Pourtant, même Vladimir Poutine avoue qu’on le lui a proposé vers l’an 2000… Donc, la pratique est bien courante dans les hautes sphères… Et c’est France INFO et LIBÉRATION qui nous l’apprend :
    https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/vladimir-poutine/vladimir-poutine-revele-qu-on-lui-a-deja-propose-d-avoir-un-sosie-officiel_3843587.html
    Vous pensez bien que des francs-maçons arrivés à de hauts postes dans la hiérarchie ne vont pas se gêner pour produire et manier le FAUX sous toutes ses formes dans le but de saborder l’Église… Il faudrait peut être en prendre conscience, avant de tout coller sur le dos de PAUL VI, alors même qu’il a clairement manifesté sa volonté de ne pas abroger l’ancien rite. De Paul VI, les anglais, par le cardinal Heenan, en 1970, tout comme Mgr de Castro Mayer pour tout son diocèse, ou encore le Padre Pio, ont reçu l’assurance et l’autorisation de Paul VI de pouvoir continuer la célébration de la Messe tridentine, sans problème : la nouvelle Messe, dans son intention, n’étant qu’une « ALTERNATIVE » à la Messe tridentine ! Tout cela est parfaitement attesté. Et confirmé par Benoît XVI en 2007.
    Il est toujours très facile de se moquer de ces choses ; mais la suite du discours est pitoyable voire hérétique : si TOUTE la hiérarchie catholique a fait défection (PAPE et évêques résidentiels), où est l’Église véritable ?, puisqu’elle ne peut demeurer sur terre sans ce fondement impératif…. : la hiérarchie de juridiction ! PIERRE… Relire Dom Guéranger cité dans mon précédent message ! Alors, elle est où votre explication ?

  • @Laurier
    Le Christ n'a pas institué deux papes.
    Bugnini a été viré car un huissier ayant retrouvé un cartable dans une salle de réunion après une séance de travail l'a remis au commandant des Suisses pour restitution au propriétaire. Le propriétaire était Bugnini et la cartable contenait des documents prouvant sont affiliation à la franc-maçonnerie. La franc-maçonnerie était chez elle à l'époque de Paul VI, c'est juste cette imprudence rendue publique qui a fait virer Bugnini.
    Où sont les rectificatifs et les démentis formels du faux consistoire du 24 mai 1979? Nulle part....

  • Dauphin écrit : « Le Christ n'a pas institué deux papes »… Oui, ça c’est sûr ! mais ça ne change pas ce que j’ai écris ci-dessus ! Le Bon Dieu n’empêche pas le mal de s’opérer ni le « crime de faux » (surtout à l’heure de la Puissance des Ténèbres ! et où « la Bête aura le pouvoir de vaincre les saints » !!) sauf quand il décide d’intervenir, ce qui arrivera certainement un beau jour pour la sainte Église actuellement en perdition. Mais Dieu n’empêche pas le mal de s’accomplir pas plus qu’il n’empêche un pécheur de commettre un crime ou tout autre péché. Dieu n’a pas empêché saint Pierre d’être fait prisonnier ni d’être crucifié et les papes ayant vécu la période de la Révolution Française d’être violentés sous diverses formes… Plus dans notre sujet, lors du Grand Schisme d’Occident, il n’a pas empêché l’Église de se retrouver avec 3 ou 4 papes à la fois, avec même des saints divisés quant à savoir qui était le seul vrai authentique et légitime… Personne n’aurait pu imaginer une situation semblable avant qu’elle ne survienne ! Pourquoi donc un faux pape serait-il impossible, au motif que vous évoquez ?
    Bugnini franc-maçon (ce qu’il a contesté très maladroitement) ne peut pas être séparé de Bugnini expert liturgiste nommé en 1948 par… PIE XII, et du concepteur et artisan de la Réforme liturgique de 1955 puis 1969. Même si Bugnini avait été démis de son office en juillet 1975 parce qu’il était franc-maçon, il restait néanmoins parfaitement et officiellement établi que la Réforme liturgique avait donc été conçue par un franc-maçon !? Les deux sont liés !! Et que les mesures prises à l’époque ne concernaient pas que « Bugnini franc-maçon » :
    « En juillet 1975, au moment même où sa faveur culmine à son zénith, Mgr Bugnini est brutalement démis de ses fonctions par Paul VI. Non seulement il est destitué, mais l’ensemble de sa Congrégation (pour le Culte Divin) est dissoute et fusionnée avec la Congrégation pour les Sacrements. La stupéfaction est générale, surtout dans les milieux progressistes… » ( https://www.altesses.eu/documents01.php )
    Et c’est bien à ce moment (été 1975) qu’il préparait un document pour remettre l’ancienne Messe en vigueur, selon le témoignage de Mgr Basile Harambillet (du 10 juin 1975) : « Il reste au Pape à nous redonner officiellement, par dessus tous les mensonges, la Messe de Saint Pie V. Il va le faire. Il faut savoir attendre. Le document est prêt mais bloqué... »
    Dès lors, comment expliquer que quelques mois après (24 mai 1976), un pseudo texte officiel lui donne une force et une légitimité qu’elle n’avait encore jamais eu ? Alors même que Paul VI s’était exprimé par ailleurs en écrivant le contraire : que la nouvelle Messe n’était qu’une « ALTERNATIVE » permise à la Messe tridentine qu’il n’interdisait pas ! Ce que j’écris là n’est pas la « petite histoire dorée » pour blanchir Paul VI : c’est maintenant reconnu officiellement par Benoît XVI depuis juillet 2007 dans un document destiné à l’Église universelle.
    Dès lors, et pour revenir au sujet premier de M. Yves DAOUDAL, OUI, l’imposition et l’obligation de la nouvelle Messe, tout comme la communion dans la main, est bâtie sur un MENSONGE. Mais ce n’est pas PAUL VI l’auteur de ce mensonge. Même si ça doit encore mieux être établi, ça l’est déjà suffisamment pour au moins éviter l’attaque caricaturale et complètement à charge portée à son encontre en début d’article… et qui nuit d’ailleurs à l’Église tout entière (y compris le monde traditionaliste) puisqu’il fait passer un VRAI PAPE pour un saboteur de la Liturgie et un destructeur de la foi, ce qui est impie et blasphématoire. CQFD

  • Dauphin écrit : « Le Christ n'a pas institué deux papes »… Oui, ça c’est sûr ! mais ça ne change pas ce que j’ai écris ci-dessus ! Le Bon Dieu n’empêche pas le mal de s’opérer ni le « crime de faux » (surtout à l’heure de la Puissance des Ténèbres ! et où « la Bête aura le pouvoir de vaincre les saints » !!) sauf quand il décide d’intervenir, ce qui arrivera certainement un beau jour pour la sainte Église actuellement en perdition. Mais Dieu n’empêche pas le mal de s’accomplir pas plus qu’il n’empêche un pécheur de commettre un crime ou tout autre péché. Dieu n’a pas empêché saint Pierre d’être fait prisonnier ni d’être crucifié et les papes ayant vécu la période de la Révolution Française d’être violentés sous diverses formes… Plus dans notre sujet, lors du Grand Schisme d’Occident, il n’a pas empêché l’Église de se retrouver avec 3 ou 4 papes à la fois, avec même des saints divisés quant à savoir qui était le seul vrai authentique et légitime… Personne n’aurait pu imaginer une situation semblable avant qu’elle ne survienne ! Pourquoi donc un faux pape serait-il impossible, au motif que vous évoquez ?
    Bugnini franc-maçon (ce qu’il a contesté très maladroitement) ne peut pas être séparé de Bugnini expert liturgiste nommé en 1948 par… PIE XII, et du concepteur et artisan de la Réforme liturgique de 1955 puis 1969. Même si Bugnini avait été démis de son office en juillet 1975 parce qu’il était franc-maçon, il restait néanmoins parfaitement et officiellement établi que la Réforme liturgique avait donc été conçue par un franc-maçon !? Les deux sont liés !! Et que les mesures prises à l’époque ne concernaient pas que « Bugnini franc-maçon » :
    « En juillet 1975, au moment même où sa faveur culmine à son zénith, Mgr Bugnini est brutalement démis de ses fonctions par Paul VI. Non seulement il est destitué, mais l’ensemble de sa Congrégation (pour le Culte Divin) est dissoute et fusionnée avec la Congrégation pour les Sacrements. La stupéfaction est générale, surtout dans les milieux progressistes… »
    ( https://www.altesses.eu/documents01.php )
    Et c’est bien à ce moment (été 1975) qu’il préparait un document pour remettre l’ancienne Messe en vigueur, selon le témoignage de Mgr Basile Harambillet (du 10 juin 1975) : « Il reste au Pape à nous redonner officiellement, par dessus tous les mensonges, la Messe de Saint Pie V. Il va le faire. Il faut savoir attendre. Le document est prêt mais bloqué... »
    Dès lors, comment expliquer que quelques mois après (24 mai 1976), un pseudo texte officiel lui donne une force et une légitimité qu’elle n’avait encore jamais eu ? Alors même que Paul VI s’était exprimé par ailleurs en écrivant le contraire : que la nouvelle Messe n’était qu’une « ALTERNATIVE » permise à la Messe tridentine qu’il n’interdisait pas ! Ce que j’écris là n’est pas la « petite histoire dorée » pour blanchir Paul VI : c’est maintenant reconnu officiellement par Benoît XVI depuis juillet 2007 dans un document destiné à l’Église universelle.
    Dès lors, et pour revenir au sujet premier de M. Yves DAOUDAL, OUI, l’imposition et l’obligation de la nouvelle Messe, tout comme la communion dans la main, est bâtie sur un MENSONGE. Mais ce n’est pas PAUL VI l’auteur de ce mensonge. Même si ça doit encore mieux être établi, ça l’est déjà suffisamment pour au moins éviter l’attaque caricaturale et complètement à charge portée à son encontre en début d’article… et qui nuit d’ailleurs à l’Église tout entière (y compris le monde traditionaliste) puisqu’il fait passer un VRAI PAPE pour un saboteur de la Liturgie et un destructeur de la foi, ce qui est impie et blasphématoire. CQFD

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