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Un pacte de François

Le 12 septembre, jour de la fête du Très Saint Nom de Marie, anniversaire de la bataille de Vienne qui sauva l’Europe de l’islam, François n’a fait aucune référence à cette fête, mais il a publié un message et une vidéo sur le lancement d’un « pacte éducatif mondial » :

Chers amis, dans l’encyclique Laudato si’ j’ai invité tout le monde à collaborer pour sauvegarder notre maison commune. Pour comprendre à quel point est urgent le défi que nous avons devant nous, nous devons mettre l’accent sur l’éducation qui ouvre l’esprit et les cœurs à une compréhension plus large et plus profonde de la réalité. Il faut un pacte éducatif mondial qui nous éduque à la solidarité universelle, à un nouvel humanisme.

Ainsi commence le message vidéo par lequel le pape annonce « l’événement mondial » qui aura lieu au Vatican le 14 mai 2020.

En dehors de l’expression « dialogue entre les religions », il n’y a strictement rien de religieux dans cet appel. Strictement aucune perspective spirituelle. Le pacte éducatif que veut créer François est laïque, agnostique. Il faudrait peut-être lui dire que nous avons déjà eu Jules Ferry… Ah oui, mais il s’agit de l’étendre au niveau mondial. De « former un nouvel humanisme » au niveau mondial par une « éducation » sans religion.

C’est purement et simplement de la propagande maçonnique.

Dans la dernière phrase du texte écrit du message, il est question de prendre l’engagement de « cultiver ensemble le rêve d’un humanisme solidaire, répondant aux attentes de l’homme et au dessein de Dieu ».

C’est la seule fois qu’il est question de « Dieu ». Mais quel est donc ce « Dieu » dont le « dessein » serait de nous voir « cultiver le rêve d’un humanisme solidaire » se traduisant par une éducation dépourvue de toute référence… à Dieu ?

Commentaires

  • En tant que père, l’éducation de mes enfants m’incombe.
    François, avec ses amis de l’ONU, peut essayer d'éduquer qui il veut mais pas chez moi où je suis le maître de droit divin.

  • Cette éducation-là, des conclusions du tribunal de Nuremberg à la "maison commune", en passant par la conquête lunaire, l'idéologie du genre et l'immigrationnisme, nous l'avons déjà en France et dans de nombreux pays du monde. Le mot "éducation" est ici un néologisme pour ne pas employer celui, péjoratif, de propagande. C'est la "fabrique du consentement". Et ça marche, pour neuf personnes sur dix, même si ça produit chez certains un rejet incoercible, radical et définitif. Bergoglio, que Dieu te vomisse de sa bouche !

  • "Et ça marche, pour neuf personnes sur dix,"
    Je pencherais plutôt pour 99 personnes sur 100.
    Plus personne ne lit (de bons livres), plus personne ne réfléchit (avec bon sens), tout le monde regarde la TV et a donc les idées propagées par la TV

  • Vous avez raison, mais les techniques mises en œuvre ont été expérimentées avec succès avant l'invention de la télévision (en 1916-1917, pour persuader les Américains qui avaient élu Wilson de s'engager contre les "monstrueux" Allemands). D'autre part, cela marche aussi sur des gens très intelligents et cultivés : c'est un travail sur les sentiments, le vice, les "tripes", qui ne fait jamais appel à la raison. Cf. cet excellent documentaire sur l'inventeur de la propagande, Edward Bernays, double neveu de Sigmund Freud : remarquable...
    https://www.youtube.com/watch?v=vLh6DozYRPc

  • Pour des précisions sur la conception que se font de l'"éducation" Bergog-et-Magog et sa clique de possédés de Baal-Zéboul, voir ici :
    https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/
    Apparemment, c'est tout frais. Je n'ai même pas encore de notification dans ma boite mail.

  • On dirait du Macron ! ...

  • Le plus intéressant à mes yeux est l'engouement de l'actuel pontificat pour les causes temporelles - toujours appréhendées de façon parfaitement neutres sur le plan de leur impact spirituel.
    Migrants, feux de forêts, éducations, ...rien qui ne soit très différent des éditoriaux du Monde !
    Ajoutons y une terrible rigidité quasiment pélagienne !

  • Bonjour,

    Dans le sillage de Gaudium et spes en général, et de la deuxième partie de ce texte, en particulier, cela fait plus d'un demi-siècle, en réalité, que les plus hautes autorités de l'Eglise catholique acceptent de prêter la main à une gigantesque entreprise d'horizontalisation et d'humanitarisation, ou d'immanentisation et de sécularisation de leur regard et de leur discours, mais aussi du regard et du discours des catholiques, sur la culture, l'économie, l'éducation, la société, etc.

    Dans cet ordre d'idées, je vous incite à relire les Messages pontificaux, pour la journée mondiale de la paix, de Paul VI, de Jean-Paul II, de Benoît XVI et, à présent, de François.

    En fait, nous sommes en présence d'hommes d'Eglise

    - qui veulent de moins en moins que l'Eglise catholique soit annonçante, confessante, contemplative, enseignante, missionnaire, d'une manière fidèle à la manière ante-conciliaire,

    et

    - qui veulent de plus en plus que l'Eglise catholique devienne consensuelle, dialoguante, caritative, écoutante, partenaire, d'une manière confiante en la manière post-conciliaire.

    La réalité évoquée par le paragraphe qui précède est plus particulièrement caractéristique du pontificat actuel, mais elle n'est pas exclusivement caractéristique de ce pontificat.

    Nous sommes aussi en présence de clercs qui ont bien conscience du fait qu'à partir du moment où l'Eglise catholique a commencé à renoncer à être régulatrice, avant tout ad intra, d'une manière dite "autoritaire" ou dogmatiste et "disciplinaire" ou légaliste, dans les domaines de la foi et des moeurs, la même Eglise catholique a commencé à renoncer à l'équivalent, ou à répudier l'équivalent d'une manière d'être certes assez austère, mais aussi assez respectueuse de sa raison d'être.

    Comme il ne faut pas que les conséquences les plus angoissantes, dérangeantes ou préoccupantes de ce renoncement ou de cette répudiation se remarquent trop, les mêmes hommes d'Eglise se sont lancés, pour ainsi dire par surcompensation dissimulatrice, sympathisante ad extra, dans un nombre croissant d'argumentaires dignes de philosophes, de psychologues, d'économistes ou de sociologues à la fois agnostiques et humanistes.

    Et ce sont les mêmes clercs qui s'imaginent souvent que cette "akérygmatisation" ou cette "anthropocentrisation" du regard et du discours de l'Eglise catholique contribue à rendre le christianisme catholique à la fois attractif et crédible, aux yeux de nos contemporains : "Voyez ! Nous aussi, nous sommes dans le camp du bien ! Nous aussi, nous sommes médiatiquement et mondialistement corrects ! Nous aussi, nous sommes pour le bonheur et la foi en l'homme, pour la paix et le progrès dans le monde ! Nous aussi, nous sommes vivre-ensemblistes !"

    Jean-Paul II et Benoît XVI ont bien vu où est le problème, mais n'ont pas osé, ou voulu, mettre un terme, d'une manière qui aurait été jugée autoritaire, et "anti-conciliaire", à cette entreprise de transformation du regard et du discours catholiques, sur l'homme et le monde contemporains, par une espèce de solidarisme spiritualiste, parfois bien plus solidariste que spiritualiste, qui n'a souvent plus grand chose d'explicitement et de spécifiquement chrétien.

    Bonne journée.

    A Z

  • Deux nuances cher Alain
    Le point nouveau à court terme est sue François renonce à la tentative de recentrage effectuée par ses prédécesseurs et adopté le point de vue GS sans aucune réserve ...
    Le point nouveau à long terme me semble être le refus de toute perspective surnaturelle et spirituelle et le choix fondamental en faveur de l'action temporelle...ce ralliement intégral du saint siège à l'agenda des élites mondialisées me semble un tournant anthropologique majeur à l'échelle de l'histoire longue ...

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