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"Personnes mariées"

Mgr Erwin Kräutler, l’un des principaux artisans du synode sur l’Amazonie, milite depuis longtemps pour l’ordination d’hommes mariés, et pour l’ordination diaconale des femmes. Sans doute pour marchander ces deux innovations, il pousse le bouchon plus loin, ne renvoyant plus dans un avenir hypothétique l’ordination sacerdotale des femmes, mais comme une revendication que doit porter le synode…

À la formule «ordination des hommes mariés», Mgr Erwin Kraütler, lui, préfère celle des «personnes mariées» (…) «de nombreuses femmes mariées président les communautés catholiques indigènes sur le territoire du diocèse. Ces femmes, poursuit-il, ne se contentent pas de célébrer la liturgie de la Parole les dimanches. Elles baptisent aussi, préparent les personnes pour le baptême et la communion, et visitent les malades». Dès lors, interroge Mgr Kräutler, «pourquoi ne serait-il pas possible d’ordonner ces femmes? Et pas uniquement en cas d’absence de prêtres ou d’hommes mariés à ordonner».

Mais alors, cela veut dire que les femmes célibataires (à commencer par les religieuses) ne pourraient pas être prêtresses ? Ce serait réservé aux femmes mariées ? Quelle effroyable discrimination !

Manifestement Mgr Kräutler n’a pas pensé à cette conséquence de ce qu’il croit une formule habile. Il serait surtout temps que ce vieux gâteux archéoprogressiste prenne sa retraite. (Et avec lui les autres vieillards remis en selle par François, à commencer par Leonardo Boff, prêtre ayant abandonné l'état clérical, ancien gourou de la théologie de la libération devenu dévot de Gaïa, officiellement père de six enfants… sans être marié. Il faudrait savoir…)

Commentaires

  • Je vais me faire ordonner prêtre et ma femme sera diacre. Mes filles pourront servir la Messe.
    Ou peut-être mieux vaut-il que ma femme soit prêtre et moi diacre pour éviter les discriminations liées aux stéréotypes de genre.
    Il faudra aussi que je trouve une voisine pour être sous-diacre si nous voulons célébrer une messe solennelle dans la forme extraordinaire du rit amazonien.

  • Il faut raison garder. L’ordination d'homme mariés n'est pas un problème de dogme, puisque St Pierre lui-même était marié et père de famille. Et les règles actuelles accueillant les anglicans dans le catholicisme acceptent (fort justement) que des prêtres ainsi devenus catholiques soient acceptés y compris quand ils sont mariés.
    Donc ce n'est pas un problème de dogme, mais de discipline ecclésiastique : le prêtre fait vœux de célibat (très bien) ce qui ne signifie pas nécessairement qu'un prêtre est nécessairement célibataire. Le prêtre agit "In persona Christi", et il est évidemment nécessaire qu'il soit à ce titre un mâle, et mieux qu'il soit à ce titre célibataire, mais ce dernier point n'est donc pas une nécessité de foi (même si c'est évidemment préférable).

    Après, la question des diacres est autre.
    Un diacre, fondamentalement, est un aide de son évêque, et n'est pas en tant que tel destiné à la prêtrise. "Un" aide peut être "une" aide, sans contrevenir à une vérité de la foi.
    Certes, historiquement, la pratique a été de n'ordonner diacre que les futurs prêtres : mais ça a été une pratique historique,
    Tous ces auxiliaires féminins travaillent à répandre la parole de Dieu, et c'est ça qui est important aujourd’hui.
    S'il faudra un jour (ce qu'à Dieu plaise) réintégrer ces cohortes dans l’Église Catholique, le rôle de ces pasteurs non ordonnés prêtres (quel que soit leur sexe) sera identifié comme celui de "diacres". Qu'ils soient hommes ou femmes.

  • Hors sujet. On parle ici de FEMMES mariées.

    D'autre part il semble vous avoir échappé que les séminaristes des ordinariats anglicans s'engagent au célibat.

  • Saint Pierre et autres apôtres mariés ont tout quitté après avoir rencontré Jésus il me semble... Ils étaient rassemblés autour du Christ SANS la présence des femmes lors de l'institution de la première messe.

  • Les arguments de saint Paul ou de saint Thomas d'Aquin pour justifier l'incapacité des femmes à recevoir validement le sacrement de l'ordre se sont émoussés, à ce qu'il semble... Déjà, pour leurs contemporains, tout ne devait pas être d'une clarté limpide. Pourquoi saint Paul écrit-il par exemple que la femme doit avoir sur la tête un signe de sujétion, "à cause des anges" ? Qu'est-ce que ces anges viennent faire une fois, comme un cheveu sur la soupe (si j'ose respectueusement me permettre), dans 1 Corinthiens, 11 ? Et pourquoi le Christ dit-il à Marie de Magdala, à la fin de l'Evangile selon saint Jean : "Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père" ? Elle pourra encore moins le toucher après, semble-t-il... Et aujourd'hui, les femmes sont chirurgien du cerveau, astronaute, professeur d'université ou théologien, alors pourquoi pas prêtre ?
    Je n'en sais rien, mais j'ai la tradition bimillénaire de l'Eglise et l'attestation de plusieurs grands saints, comme le saint Curé d'Ars qui, avec la dévotion qu'il avait pour la Vierge Marie, observait qu'elle ne pouvait ni consacrer, ni absoudre. Je crois fermement que les femmes ne peuvent pas recevoir le sacrement de l'ordre, pas plus qu'un homme ne peut accoucher ou une brebis passer l'aspirateur. Le jour où ces évêques sans sagesse ni prudence auront obtenu gain de cause (et, sauf intervention divine, ce jour est proche), l'Eglise aura cessé d'être l'Eglise.

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