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Versa est cithara mea

℟. Versa est in luctum cíthara mea, et órganum meum in vocem fléntium:
* Parce mihi, Dómine, nihil enim sunt dies mei.
. Cutis mea denigráta est super me, et ossa mea aruérunt.
℟. Parce mihi, Dómine, nihil enim sunt dies mei.

Ma cithare a tourné en affliction, et ma flûte en voix de pleurs. Epargne-moi, Seigneur, car mes jours sont néant. Ma peau s’est noircie sur moi, et mes os se sont desséchés. Epargne-moi, Seigneur, car mes jours sont néant.

Ce répons faisait partie de l’office des défunts en Espagne, et c’est pourquoi tous les compositeurs ibériques (dans la péninsule et dans les colonies) du XVIe siècle ont composé des motets polyphoniques sur ce texte, le plus célèbre étant celui de Victoria. L’image est saisissante pour un musicien, et d’autant plus appropriée que « luctus » dans le cadre funéraire veut dire « deuil ». Mais pour tout le reste de la chrétienté latine c’était, et c’est toujours dans la liturgie traditionnelle, un « répons de Job » (avant qu’il soit fixé par saint Pie V c’était souvent avec un verset différent). Le texte hébreu n’a pas de verbe dans la première phrase. Saint Jérôme a gardé celui des anciennes versions latines, qui veut dire littéralement « être tourné », ici « changé », « transformé ». Le verbe de la Septante (apébi) est plus imagé encore, puisque s’il a souvent le sens figuré de tourner (devenir), le préfixe indique une descente. Quant au mot « organum », il désigne un instrument de musique, sans autre précision, comme l’hébreu ougab. Mais il est souvent utilisé en parallèle avec des noms d’instruments à cordes, donc on en fait un instrument à vent. De fait il donnera « orgue », qui est un instrument à vent. Le grec a « psalmos », psaume, qui veut dire littéralement chant accompagné d’instruments.

Commentaires

  • Je profite de l'office du jour pour une question de liturgie et de préséance calendaire:

    1/est-il licite (hors cas éventuel de solennité locale) de reporter la "fête" de la nativité du 8 septembre, qui a fait profil bas devant le dimanche hier, pour la célébrer aujourd'hui, 9 septembre où il n'y a "rien de spécial" au calendrer.

    Je distingue bien sûr ma question sur la licéité de l'usage effectif, constatant que certaines paroisses parisiennes ou communautés religieuses la célèbrent aujourd'hui avec les offices afférents.

    2/En certain lieu, le choix a été fait de célébrer une deuxième messe hier: messe du dimanche le matin, messe de la fête de la nativité l'après-midi: comment caractériser cet usage (licite, bon compromis?)

    Merci par avance aux réponses pertinentes!

  • Le dimanche a préséance sur la Nativité de la Sainte Vierge depuis saint Pie X, avant c'était l'inverse. Pour autant que je sache on peut célébrer une messe votive de la Nativité de la Sainte Vierge n'importe quel jour sans fête, donc par exemple aujourd'hui.

    (Je ne raisonne pas selon ce qui est licite ou illicite, halal ou haram. Il fut un temps que vous n'avez peut-être pas connu où la plupart des messes traditionnelles étaient "illicites". Heureusement qu'elles étaient célébrées, sinon la messe traditionnelle aurait disparu.)

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