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Le cardinal Müller

Sur ceux qui critiquent le texte de Benoît XVI (ils osent parler de « misère intellectuelle »…) :

Ils parlent de renouveau et de réforme de l’Eglise, mais n’ont en tête que l’adaptation à leur propre état de décadence. Il est impensable que ceux qui possèdent ne serait-ce qu’une étincelle d’amour chrétien, se laissent entraîner par ce genre de pamphlet grossier. En effet, comment l’amour peut-il encore structurer la foi dans un contexte où la foi au Dieu de la Révélation en Jésus-Christ a été abandonnée ou bien lorsque ne subsistent que quelques éléments de cette foi pour tenter de justifier une vision du monde autoréférentielle.

Il est scandaleux de voir que des évêques catholiques financent, en détournant les fonds propres de l’Eglise, des organismes qui soutiennent ouvertement des positions incompatibles avec l’enseignement catholique sur la foi et la morale. Je sais, bien sûr, que les évêques concernés voient les choses autrement, parce qu’ils définissent selon leur bon plaisir ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Leur vision du monde repose sur la distinction un peu primitive entre progressisme et conservatisme. Ce qui relève de la foi catholique telle qu’elle a été formulée jusqu’ici est ainsi qualifié de « conservatisme » et seule leur vision « progressiste » serait l’avenir de l’Eglise, comme dans ces autres contrées anciennement catholiques et dévastées par de semblables idéologies.

En conséquence, il s’agit pour eux de mettre hors-jeu, ou du moins de museler, ces catholiques catalogués « conservateurs » qui restent fidèles à la Sainte Ecriture, à la Tradition Apostolique et au Magistère. Et dans ce but, tous les moyens sont bons, jusqu’à calomnier et déshonorer. Car est permis tout ce qui sert son intérêt propre qui est, bien sûr, identifié au bien commun. C’est de cette façon qu’a été traité aussi mon « Manifeste pour la foi » : comme un ensemble de demi-vérités, un choix d’idées subjectives, éloignées de la Sainte Ecriture, des propos sortis de leur contexte… comme si la Trinité, l’Incarnation, la sainteté de l’Eglise, la divine Liturgie, l’unité de la foi et de la morale, le jugement dernier et la vie éternelle, n’étaient pas, dans la « hiérarchie des vérités » (d’après le Décret sur l’œcuménisme du Concile Vatican II au n°11), le « fondement de la foi ».

L’infâme refus de Dieu qui s’expose ainsi est à son comble lorsqu’on se sert du crime et du péché mortel constitués par l’abus sexuel de jeunes mineurs pour couvrir la bénédiction des actes homosexuels entre adultes, pour ridiculiser le célibat des prêtres et les vœux des religieux et banaliser les péchés contre l’indissolubilité du mariage.

(Kath.net traduction Pro Liturgia)

Commentaires

  • Le texte du Cardinal Müller est excellent sur la forme comme sur le fond.
    Sur la forme : il ne mâche pas ses mots et nous épargne la langue de buis. Allant directement à l'essentiel, il fait apparaître la vérité avec force.

    Sur le fond : il cerne les problèmes dans leur essence en arrachant leur masque aux tartuffes qui peuplent la hiérarchie catholique.

  • Rappelons que Bergoglio lui-même a dilapidé et détourné 110 millions d'Euros pour financer la campagne d'Hillary Clinton, ce qui explique son malaise vis-à-vis de Trump.

  • Une série de courriels révélés par WikiLeaks sur les dessous de la campagne de Hillary Clinton montrait que son chef de campagne, John Podesta, avait contribué au lancement d’un groupe catholique progressiste chargé d’infiltrer l’Eglise qui a joué un rôle actif en vue de promouvoir une révolte des catholiques de gauche contre les évêques des Etats-Unis (notamment à propos du remboursement obligatoire de la contraception dans le cadre de l’Obamacare).
    https://www.lifesitenews.com/news/clintons-campaign-chair-worked-to-create-liberal-catholic-revolt-against-bi
    C'est ainsi que fut créé “Catholics in Alliance for the Common Good” et « Catholic United ». «Il faut qu’il y ait un Printemps catholique, où les catholiques eux-mêmes exigent la fin d’une dictature médiévale et le commencement d’un peu de démocratie et de respect pour l’égalité de genre au sein de l’Eglise catholique.» précisa Sandy Newman, président du Center for Progress. Newman, dans un email envoyé en février 2012, se demandait comment exploiter l’opposition des évêques américains au plan de couverture santé de l’administration Obama, avec l’aide possible de la « Catholic Health Association », pour soutenir les « progressistes » dans leur offensive contre l’Eglise. L’opposition des proches de Hillary Clinton à l’Eglise catholique est flagrante. Elle va jusqu’à dénigrer la foi des catholiques en la qualifiant d’« arriérée ». Cela dit, ne retrouve-t-on pas la même chose en France ?
    https://www.lifesitenews.com/opinion/the-catholic-health-associations-obama-adoration

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