Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pâques

La liturgie pascale byzantine répète inlassablement, dans un enthousiasme extatique, le même tropaire :

Χριστός Ανέστη εκ νεκρών,
θανάτω θάνατον πατήσας
και τοις εν τοις μνήμασιν, ζωήν χαρισάμενος.

Christos anesti ek nekron,
thanato thanaton patissas,
ke tis en dis mnimassi zoïn kharissamenos.

Al Massih.png

 

 

 

 

Al Massihou qam min bayni’l-amouat,
oua ouati’ al-maout bi’l-maout,
oua ouahab al-hayata, lil-ladhina fi’l-qoubour.

Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a foulé aux pieds la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie.

Voici le début de la divine liturgie de Pâques, hélas sans indication de lieu ni de date, ni surtout des chantres, avec des images désagréables, mais le chant est typique de la liturgie de l’Eglise grecque catholique melkite.

Après la doxologie qui se conclut par Amen, le tropaire est chanté une première fois en grec. Ensuite :

Premier verset du psaume 67 en arabe : Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent, que ses adversaires fuient devant sa face.

Tropaire de la Résurrection en arabe.

Deuxième verset du psaume 67 : Comme se dissipe la fumée, qu’ils se dissipent, comme fond la cire devant le feu.

Tropaire de la Résurrection en grec.

Troisième verset du psaume 67 : Ils périssent, les impies, en face de Dieu, mais les justes jubilent devant la face de Dieu.

Tropaire de la Résurrection en arabe.

Quatrième verset du psaume 67 : Voici le jour que fit le Seigneur, pour nous allégresse et joie.

Tropaire de la Résurrection en grec.

Doxologie en arabe.

Tropaire de la Résurrection en grec.

*

Pendant le temps pascal en Orient, pour se saluer on dit :

- Le Christ est ressuscité !
- Il est vraiment ressuscité !

- Christos anesti !
- Alithos anesti !

- Al Massih qam !
- Haqqan qam !

Commentaires

  • NO COMMENT !
    que va dire jean-marcel ?
    vous n'avez pas peur d'être excommunié par cet érudit ?

  • C"est un peu aussi (mais de façon très secondaire) pour faire son éducation.

  • Les cloches m'on rappelé que le Christ est vivant... Joyeuses Pâques Théofrède.

    Comme c'est gentil de réagir à mes propos; il y a pas bien longtemps, j'ai pensé à vous en lisant quelque part que "l'infatigable pourfendeur de la bêtise moderne qu'était Flaubert aimait les crétins à qui il s'identifiait. Selon Péguy, le crétin échappe au nouveau monde qui se construit, le monde de ceux qui font le malin; il est le dernier rempart à la vulgarité du tourisme de masse et à la transformation de la montagne en parc d'attractions. Le monstre d'autrefois contre la vulgarité d'aujourd'hui, telle est la fable qui se joue dans toute apparition de crétins. C'est à se demander si l'éradication des crétins n'a pas rendu le monde un peu plus idiot."

    Et puis, "pourfendeur de la bêtise moderne" cela va bien avec l'esprit de ce blog. et de ses "chroniques des cinglés". N'est-il pas!

  • "L'étonnement est le commencement de la clairvoyance."
    Sibylle de Cumes

  • @jean-mqarcel
    ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
    et les mots pour le dire arrivent aisément

  • je ne sais pas trés bien si ça peut faire son éducation
    j'ai connu d'anciens élèves d'un collège catholique parisien de trés bonne renommée qui n'avaient toujours pas compris le caractère sacerdotal de prêtres orientaux dont ils avaient appris à servir la messe durant leur scolarité
    certains d'entre eux étaient par ailleurs persuadés que le diaconat était une création du deuxième concile du Vatican (et pourtant, ils se souvenaient trés bien des "messes à trois chevaux" qu'ils avaient connues dans leur collège)
    on peut se poser des questions sur l'enseignement religieux que l'on recevait dans ce genre d'établissement

  • Pour respecter un autre précepte de l'art poétique:

    "Un sage ami, toujours rigoureux, inflexible,
    Sur vos fautes jamais ne vous laisse paisible "

    je me permettrai, en toute amitié, de vous faire remarquer, très cher et révérendissime Maître, que l'adverbe très s'écrit avec un accent grave.

    Vous ne pourrez pas arguer de la faute de frappe, car par trois fois vous réitérez cette orthographe vicieuse.

    Errare humanum est, perseverare diabolicum!

    Si je me suis mal fait comprendre, n'hésitez pas à me demander des explications, je me ferai un plaisir de vous répondre.

  • Peut-être que « trés » suit l’orthographe du Dictionnaire de l’Académie française entre 1718 et 1740. Après, c’est passé à « très ».

    Avant, on avait « tres » sans accent, pendant tout le XVIIe siècle, ainsi chez Nicot, Cotgrave, Académie 1694.

  • je constate donc que monsieur l'instituteur serait plus compétent en matière d'accents qu'en matière d'églises catholiques orientales
    il pourrait aussi se demander quelle est la touche la plus pratique à atteindre quand on ne veut pas perdre de temps sur un clavieer

  • @ Thèofréde

    Le pion qui se moque de l'instituteur, ça me fait penser à la phrase de Courteline :

    "C'est un délice de fin gourmet que d'être pris pour un idiot par des imbéciles."

  • effectivement, je déguste

Écrire un commentaire

Optionnel