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Samedi de la deuxième semaine de carême

Opórtet te, fili, gaudére, quia frater tuus mórtuus fúerat, et revíxit : períerat, et invéntus est.

Il faut te réjouir, mon fils, parce que ton frère était mort et qu’il est revenu à la vie ; parce qu’il était perdu, et qu’il est retrouvé.

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L’antienne de communion de la messe de ce jour reprend les derniers mots de l’évangile et donc en souligne la portée, tant à ce moment de la messe que dans la perspective de la Passion, en nous orientant déjà vers la Résurrection.

C’est un très discret mais très réel chef-d’œuvre du plain chant : un maximum d’expression avec un minimum de moyens. Un plain-chant minimaliste, tellement économe qu’il est presque entièrement syllabique et se cantonne à la quarte sol-do. Mais tout a été soigneusement pensé.

Cela commence par un saut tonique-dominante, qui attire l’attention et par lequel le Père attire l’attention de son fils aîné. La descente la-fa de fili suffit à suggérer la tendresse, puis on insiste sur la joie qui est de mise : deux notes pointées. Pourquoi ? Le Père hausse le ton à la dominante explique que c’est parce que ton frère était mort, descente do-si-sol, mais qu’il est revenu à la vie, et reviennent les deux notes pointées qui insistent sur cette résurrection en donnant le motif de la joie (en redonnant le motif musical de gaudere). Il avait péri : nouvelle descente do-si-sol, et conclusion sereine et joyeuse du huitième mode : on l’a retrouvé.

Commentaires

  • C'est effectivement plus le style dépouillé que l'on s'attend à trouver dans un antiphonaire, pas dans un graduel.
    La structure des accents est curieuse, ils se traduisent presque toujours par une montée mélodique, sauf sur "gaudére", comme si à l'époque de la composition ça se prononçait "gáudere," avec l'accent sur l'antépénultième.
    Et la retombée lente de "fúerat" et "períerat" se comprend mieux si après l'accent de hauteur de l'antépénultième on ajoute un accent de durée sur la pénultième (les deux derniers punctum devraient être pointés), dissociation des deux formes d'accent que l'on retrouve sur certains alléluia grégoriens.

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