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Pouëssel et Hardy

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Ce monsieur c’est Pierre Pouëssel, le nouveau préfet de l’Hérault. Comme on le voit, il n’a rien à faire, et il s’ennuie ferme. Alors il s’est demandé ce qu’il pourrait faire d'autre que se tourner les pouces. Comme il n’a aucune imagination, il s’est dit qu’il allait saisir la justice pour interdire la crèche de la mairie de Béziers. Bon, ça a déjà été fait, mais puisque le maire recommence, je vais le faire aussi. Et comme ça je serai reconnu comme un bon préfet qui fait respecter les valeurs de la République.

Donc il a saisi la justice administrative. Le tribunal a confié l’affaire à Mme Marianne Hardy, qui n’avait rien à faire non plus, ça tombait bien. Et Marianne Hardy a pondu un jugement, comportant pas moins de dix longs considérants, au terme desquels il est signifié à Robert Ménard qu’il doit enlever la crèche, sous astreinte de 2.000 € par jour de retard.

Vous avez dit : Marianne Hardy ? Mais oui. C’est la même qui, en 2014, avait dit exactement le contraire de ce qu’elle dit maintenant : « Il ne résulte pas de l'instruction, ni des explications apportées à l'audience que la décision d'installer une crèche dans le hall serait de nature à porter atteinte aux principes de laïcité et de neutralité », avait-elle jugé. Ah oui, mais ensuite la Cour administrative d’appel de Marseille avait interdit la crèche. Donc Marianne Hardy a retourné sa veste…

En 2014, elle avait jugé la crèche acceptable alors qu’il s’agissait d’une très simple installation, minimale, avec des santons très banals. Une crèche inacceptable selon les critères définis en 2016 par le Conseil d’Etat (où l’on s’ennuie ferme aussi), puisqu’elle a une référence seulement religieuse. Or la crèche que Marianne Hardy interdit cette année est une grande crèche provençale qui répond aux critères… Et ses longs considérants ne changent rien au fait que sa décision est d’une injustice criante, même au regard du laïcisme d’Etat.

N.B. Je n'ai pas fait attention au fait que le jugement que je cite est celui de l'an dernier. Le tribunal n'a pas encore mis en ligne celui de cette année. Mme Hardy récidive donc.

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Commentaires

  • Qu'ils viennent donc les libre-penseurs (ni libres, ni penseurs) se frotter aux crèches provençales du Comtat-Venaissin installées dans les lieux publics! Ils vont comprendre leur douleur.
    Ce jugement en référé (vous pensez! Il y a urgence!) date de décembre 2017. Y-en-a-t-il un nouveau en 2018?

  • Désolé, en effet c'est celui de l'an dernier. Je l'ai pris sur le site du tribunal. Il n'y a pas encore celui de cette année, mais il doit être identique.

  • sur notre sol judéo chrétien on préfère les culs en l'air qui encombre nos rues pour leurs prières du vendredi
    les fêtes de la musique avec des transsexuels...et tout leur paquet de mrd.......ARTICLE 68 = DESTITUTION pour trahir notre PATRIE ET VIIIITE

  • @ pauledesbaux

    "sur notre sol judéo chrétien..."

    Ah ben ça alors, on en apprend tous les jours! Et moi qui croyais que le sol sur lequel je pose les pieds, cette terre que mes ancêtres paysans ont fécondée de leur sueur et de leur sang, c'était la France, (Frankreich, Royaume des Francs)....

    Et voilà t'y pas que moi qui me croyais catholique je serais "judéo-chrétien", marrane en quelque sorte, demi-circoncis, moitié-talmudiste, zemmouriste, national-sionniste...

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