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Brexit

Cinq ministres, dont celui du Brexit et son secrétaire d'Etat, ont démissionné après la publication du projet d’accord conclu hier entre le gouvernement britannique et l’UE sur le Brexit.

Celui qui est le plus explicite (après un très rapide tour d’horizon) est Shailesh Vara, l’ex-ministre pour l’Irlande du Nord.

Le texte (de 585 pages…), dit-il , nous laisse « à mi-chemin, sans date limite pour déterminer quand nous serons enfin une nation souveraine. Cet accord ne permet pas au Royaume-Uni d'être un pays souverain, indépendant ». Parce qu’il prévoit en dernier recours le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE et un alignement réglementaire plus poussé pour l'Irlande du Nord (pour éviter une frontière dure avec la République d’Irlande), si aucun accord définitif n’est conclu à l'issue de la période de transition : « Nous serons bloqués indéfiniment dans un arrangement douanier, liés par des règles déterminées par l'UE au sujet desquelles nous n'aurons pas notre mot à dire. Pire, nous ne serons pas libres de quitter cet arrangement douanier unilatéralement si nous le souhaitons. »

Shailesh Vara est né en Ouganda de parents indiens… Comme quoi ce ne sont pas toujours les « de souche » qui sont les plus sourcilleux quant à l’indépendance nationale…

Commentaires

  • Les Britanniques ont le choix entre :

    - accepter ce deal qui leur donne un membership type norvégien (mais les Norvégiens sont blindés de tune et s'en fichent) où ils ont accès au marché unique mais subissent nos règles sans être co-législateurs, ce qui est humiliant et ne redonne pas le contrôle (the UK will take back control, qu'ils disaient) (dit autrement ils seront dehors en étant un peu dedans, après avoir été pendant 45 ans dedans en étant un peu dehors, pas de changement radical en somme) ;
    -et le Brexit dur qui leur coûtera cher et donnera l'illusion de préserver l'indépendance nationale.

    Les deux solutions sont mauvaises c'est pourquoi les Brexiters durs et les Remainers seront unis dans le refus...

    Il n'y aura pas de Brexit car May n'aura pas de majorité pour voter cet accord dans lequel l'UE, à juste titre, ne fait aucun cadeau au UK. Comment le pourrions nous d'ailleurs ?

    Quant à dire par avance qu'il s'agira d'un déni de démocratie si tout ceci se termine en nœud de boudin : non. Les Britanniques qui ont voté Brexit n'ont certainement pas voté pour un schéma où leur pays est soit vassalisé, soit humilié soit appauvri (tout le monde sait que ce sera le cas).

  • "Tout le monde sait ..."

    Hé bien non, pas moi. Je ne sais pas.

    Je refuse ces fausses évidences que rien ne démontre.

    On n'a jamais vu un pays s'appauvrir en retrouvant la liberté.

  • Il n'y a pas d'union douanière entre l'UE et la Norvège, alors qu'il y en a une avec la Turquie.

    Ambassade de Norvège:

    "L’Accord sur l’EEE ne couvre pas les politiques communes en matière d’agriculture et de pêche, l’union douanière, la politique commerciale commune, la politique étrangère et de sécurité, la justice et les affaires intérieures, ni l’union monétaire."

  • Il n'y aura pas de Brexit car l'UE ne peut permettre que l'on puisse la quitter.
    Quand on est dans l'UE, c'est pour toujours, point-barre.

  • Faut-il faire seulement ce que l'UE permet ?

  • vous êtes bien brave, mais quels sont les moyens de coercition dont disposerait d'aprés vous l'Union européenne ?

  • Les moyens ? Les médias et l'action sur les individus.
    Un vote lui est contraire ? Un président ou un parlement permet d'obvier à cet obstacle, ou, si besoin, on englue ou on recommence jusqu'à obtention du résultat désiré après éducation médiatique.
    Cela semble fonctionner jusqu'à présent et je commence à croire que seul un épisode violent permettrait à un pays de sortir de l'UE.

  • pour que ces moyens fonctionnent, il faut la complicité des gouvernements
    dans le cas de la Grande-Bretagne, ce n'est pas le cas

  • En clair, c'est un faux Brexit, déguisé en CDDI = camisole douanière à durée indéterminée.

  • vous devriez étudier un peu les institutions de l'Union européenne : les eurocrates ont une imagination sans limite et sont capables d'inventer toute sorte de liens avec les pays tiers; il existe actuellement de nombreuses formes d'accord avec les pays les plus divers, et quand ils ne les ont pas inventés, ils peuvent les accaparer, comme ce fut le cas avec les accords de Schengen qui à l'origine en étaient totalement indépendants

  • @ Théofrède : le mot "légal" était mal choisi. Je voulais dire qu'en conditionnant le versement de la prestation à la résidence dans le pays qui en décide le versement, on règlait le problème et que cela était conforme au droit communautaire. Evidemment qu'un Parlement est souverain pour voter ses lois encore faut-il qu'elles soient conformes à la Constitution du pays (même dans les pays de constitution non écrite comme l'est le Royaume-Uni surtout depuis la mise en place d'une cour suprême après la dernière réforme de la Chambre des Lords) et aux engagements internationaux signés par ce pays.

  • Encore heureux que ce soit un Brexit qui avantage l'Union européenne et la France. Vous ne voudriez tout de même pas que nous soyons perdants. Les Britanniques n'ont que ce qu'ils méritent : avoir cru sans ciller les bonimenteurs qui leur promettaient qu'ils reprendraient le contrôle était au mieux de la naïveté, au pire de la bêtise.

  • L'Union européenne gouverne mal mais se défend bien.

  • vous devriez citer l'inspirateur de la formule, Charles Maurras

  • vous devriez citer l'inspirateur de la formule, Charles Maurras

  • Tout à fait, je paraphrasais Charles Maurras. Cette phrase est tellement connue que je ne jugeais pas utile de le préciser.

  • Vu la dégradation de l'UE, on peut douter de sa survie, même à moyen ou court terme.

  • sa survie dépend des avantages qu'elle procure, d'une part en fournissant des bénéfices indécents à ses eurocrates, d'autre part aux facilitant les affaires qu'elle permet aux entreprises qui ont recours à ses services, en espérant que c'est gratuitement, et aux réglements qu'elle pond pour les favoriser

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