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De la Sainte Vierge le samedi

L’hymne des laudes est attribué à saint Venance Fortunat, ami de sainte Radegonde, évêque de Poitiers, auteur du Vexilla Regis et du Pange lingua.

Le voici dans le Breviarium benedictinum de 1725, avec la « traduction » de Lemaistre de Sacy, sans doute un jour où le cannabis était en vente libre à Port Royal (encore que ses extrapolations soient incontestablement fondées dans le texte) :

Screenshot_2018-08-31 Breviarium Benedictinum.png

Voici une traduction moins flamboyante mais plus proche du texte :

O glorieuse Dame,
plus élevée que les étoiles,
celui qui t'a crée et prédestinée,
tu l'as nourri de ton sein sacré.

Ce que la funeste Eve nous a ravi,
tu nous le rends par ton fruit bienfaisant;
pour introduire jusqu'aux astres ceux qui pleurent,
tu as été faite fenêtre du ciel.

Tu es la porte du roi très haut,
le seuil étincelant de la lumière;
peuples rachetés,
acclamez la vie donnée par la Vierge.

Gloire à Toi Seigneur
qui es né de la Vierge,
avec le Père et le Saint-Esprit
dans les siècles éternels. Amen.

Et voici cet hymne chanté par les moines de Fontgombault :


podcast

O+gloriosa+Domina.jpg

Commentaires

  • Dans la seconde traduction, le "dans ta bonté tu aplanis le chemin" traduit une autre version "sternis benigna semitam." (dont la doxologie est également différente, mais là vous avez déjà rectifié).

  • Rien ne vous échappe...

    Je corrige.

  • Oui, "Pour nous introduire jusqu'aux astres, nous qui pleurons, elle est devenue la fenêtre du ciel"
    J'introduis le NOUS parce que les FLEBILES (les pleurards), comme les MORTALES, c'est l'humanité entière.
    Pourquoi gommer les astres, c'est un clin d'oeil de Venance Fortunat à Virgile. L'apostrophe d'Apollon au jeune Ascagne fils d'Enée, qui vient de tuer un ennemi insultant ("Sic itur ad astra", "c'est ainsi qu'on monte jusqu'aux astres"), était fameuse en effet, Venance christianise la formule, sans croire, comme les Pythagoriciens, que les défunts vont revivre dans les étoiles..
    Observez dans FENESTRA la différence entre le F (barré) et le S (sans barre). Ce n'est pas la même lettre contrairement à ce que croient beaucoup, mais il fallait un oeil exercé, et l'on a fini par trouver une graphie plus claire.

  • Sidera avait été traduit par astres dans la première strophe. Je pense donc que c'était seulement pour éviter la répétition. Mais si l'on traduit sidera par étoiles il n'y a plus de répétition.

    Le "nous" ne me paraît pas indispensable. Nous sommes tous "in hac lacrymarum valle".

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