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L’attentat

La déliquescence de l’Eglise catholique a atteint un tel degré que l’attentat de François contre sa constitution divine, le 3 mai, est passé presque inaperçu. Il n’y a gère eu que l’inattendu cardinal Eijk, honneur à lui, et le cardinal Müller, pour souligner l’horreur de la situation. Qui nous ramène en ces temps où il n’y avait que saint Hilaire et saint Athanase pour défendre la doctrine catholique.

Le 3 mai, il y a eu une réunion au Vatican avec le cardinal Marx et le cardinal Woelki, autour de Mgr Luis Ladaria, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour résoudre le problème de la motion de la conférence des évêques allemands permettant de donner la communion aux conjoints protestants de fidèles catholiques. Or une conférence épiscopale n’a absolument pas le pouvoir d’adopter un texte de ce genre, et en outre celui-là est hérétique. La question était donc réglée d’avance.

Mais, à l’issue de la réunion, la salle de presse du Saint-Siège a publié un communiqué disant que « le pape François apprécie l’engagement œcuménique des évêques allemands et leur demande de trouver, dans un esprit de communion ecclésiale, un résultat possiblement unanime ».

Le pape est censé « confirmer ses frères dans la foi ». François refuse de le faire (y compris dans la foi en la vraie communion de l’Eglise), et leur demande de se débrouiller pour inventer la foi qu’ils veulent. A la seule condition qu’ils soient unanimes. Unanimes dans l’hérésie, si l’on suit la pente majoritaire.

Car il ne s’agit pas d’une question disciplinaire de second ordre, il s’agit d’une question de foi. Et du cœur même de la foi : l’eucharistie.

Pour n’importe quel enfant du catéchisme d’antan, il va de soi qu’un protestant ne peut pas communier à la messe catholique. On ne peut pas communier avec des gens avec qui on n’est pas en communion, ce n’est pas plus compliqué que cela. Si je fais partie d’un club de foot et que ma femme qui fait partie d’un club de natation décide de participer à un tournoi de foot au nom d'un même idéal sportif, on lui dira que ce n’est pas possible. A plus forte raison, tout de même, quand il s’agit de Dieu présent dans l’hostie.

On n’avait pas assez fait attention à la volonté de François, affichée dès le début de son pontificat, de donner une autonomie, même doctrinale, aux conférences épiscopales, en contradiction patente et évidente avec la constitution divine de l’Eglise. Et on n’avait pas fait assez attention au fait qu’il avait aussitôt commencé à illustrer son projet, en citant abondamment dans ses textes magistériels des conférences épiscopales. Certes, les citations étaient anodines. Mais ce ne sont pas les citations qui importent, c’est le fait de citer des conférences épiscopales comme des autorités doctrinales au même titre que les documents antérieurs du magistère.

Avec l’affaire de la communion aux « divorcés remariés », François a commencé à montrer de quoi il s’agit. Aux conférences épiscopales de décrypter le propos sibyllin du texte magistériel. Encore que là on sache ce que veut le pape. Et il le dira ouvertement en écrivant que l’interprétation la plus contraire à la doctrine catholique est la seule bonne, et en insérant cette lettre dans les actes du magistère. Toutefois, libre aux Untermenschen, comme dit la langue du cardinal Kasper, à savoir les nègres et les Polaks, de rejeter cette interprétation. Les demeurés ont le droit de rester demeurés, car les conférences épiscopales ont désormais une autonomie doctrinale.

Mais cette fois on passe un nouveau palier. Le pape demande explicitement à une conférence épiscopale de trancher une question qui est tranchée depuis toujours parce qu’elle ne se pose pas. Donc il demande à une institution qui n’en a pas le pouvoir de prendre une décision, et une décision qui ne peut qu’être contraire à la doctrine catholique.

Comme il y a tout de même, avec le cardinal Woelki, quelques évêques allemands qui renâclent, on attend la suite avec intérêt.

N.B. Peut-être est-il bon de souligner le caractère proprement aberrant de la proposition allemande. Le conjoint protestant qui veut communier doit professer la foi catholique en l'eucharistie. Il doit donc manifester qu'il n'est pas en communion avec sa communauté protestante, puisqu'il n'a pas la même croyance en l'eucharistie, alors qu'il n'est pas en communion non plus avec l'Eglise catholique puisqu'il reste protestant, et cela pour... communier...

Commentaires

  • Pour compléter ce dossier sur la déliquescence de l'Eglise et le silence de ses pasteurs, lire l'excellent article du jour sur le "gala" du met 2018 dans Benoît et moi. Peut-on descendre plus bas désormais?

  • "La déliquescence de l’Eglise catholique a atteint un tel degré que l’attentat de François contre sa constitution divine, le 3 mai, est passé presque inaperçu."

    Je suis sûr que les gens avertis, comme les lecteurs de ce blog, n'ont pas pu ne pas remarquer cette nouvelle hérésie... Que dire alors des évêques et cardinaux qui ne pipent mot !!!

    Bergoglio continue de saper consciencieusement et obstinément les fondements de l'Eglise devant des Catholiques majoritairement indifférents ou abrutis qui ne se doutent même pas de l'extrême gravité de cette initiative comme des autres.

    Il est vrai que trop de média soit-disant cathos se montrent d'une complaisance révoltante envers Bergoglio ( la Croix, la Vie, Aleteia, etc. ) alors que leur mission consiste justement à éclairer les fidèles au lieu de quoi ces derniers sont endormis avec des anecdotes destinées à rendre "sympa" l'Imposteur qu'on appelle complaisamment "Saint-Père". Or, il n'est ni saint ni père, c'est même tout le contraire.

    Le dogme est irréformable et ce malheureux Bergoglio et ses sbires allemands et autres auront à rendre compte de leurs lâchetés devant le Christ devant qui ils devront s'expliquer piteusement.

    Pour nous, simples fidèles qui n'en pouvons mais, il ne nous reste qu'à patienter que le diable les emporte tous. En attendant, nous pouvons les affamer en ne versant plus le denier du culte ( sauf directement aux bons prêtres ).

  • Pour information texte définissant juridiquement certaines caractéristiques du pouvoir des Conférences épiscopales :

    « Quand, unanimement, les Evêques d'un territoire déterminé, en communion avec le Pontife romain, proclament conjointement la vérité catholique en matière de foi et de morale, leur voix peut parvenir plus efficacement à leur peuple et faciliter l'adhésion de leurs fidèles avec une révérence religieuse de l'esprit à ce magistère. […] Lorsqu'ils abordent des questions nouvelles […] si les déclarations doctrinales des Conférences épiscopales sont approuvées à l’unanimité, elles peuvent sans aucun doute être publiées au nom des Conférences elles-mêmes, et les fidèles sont tenus d’adhérer avec une révérence religieuse de l’esprit à ce magistère authentique de leurs évêques. Mais si cette unanimité n’a pas été obtenue, la seule majorité des évêques d’une Conférence ne peut publier une éventuelle déclaration comme magistère authentique de cette Conférence auquel devraient adhérer tous les fidèles du territoire, à moins qu’elle n’ait obtenu la reconnaissance (recognitio) du Siège apostolique ».

    Courts Extraits de la lettre apostolique Apostulos suos de Saint JEAN-PAUL II en forme de motu proprio sur la nature théologique et juridique des conférences des évêques (21 mai 1998)

  • Vous êtes un tout petit brin en retard. Le pape a dit : unanimité "si possible". Or le cardinal Marx n'a pas de temps à perdre. Il l'a dit en réponse à un des évêques de l'autre bord qui soulignait que la question intéresse en réalité l'Eglise universelle : si on ne trouve pas de terrain commun, chaque diocèse prendra ses responsabilités comme il l'entend. Voilà. Je ne cesse de le répéter : un des principes fondamentaux de l'interprétation des faits et gestes bergogliaux, c'est qu'il faut comprendre le contraire de ce qu'il dit.

  • De deux choses l'une : soit "François" est un chrétien gnangnan, nourri au lait Vatican II version Jean Yanne de la grande époque ("Le Monde est beau, tout le monde il est gentil"), autrement dit un crétin des Alpes, soit c'est un voyou, un loup dans la bergerie, un "Père François" stipendié pour poignarder dans le dos l'Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Bêtise et méchanceté faisant bon ménage, sa place, en tout cas, n'est pas à envier.

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