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Quatrième dimanche de carême

Qui confídunt in Dómino, sicut mons Sion : non commovébitur in ætérnum, qui hábitat in Jerúsalem.
. Montes in circúitu eius : et Dóminus in circúitu pópuli sui, ex hoc nunc et usque in sǽculum.

Ceux qui se confient dans le Seigneur, sont comme la montagne de Sion. Il ne sera jamais ébranlé, celui qui habite dans Jérusalem.
Des montagnes sont autour d’elle ; et le Seigneur est autour de son peuple, dès maintenant et à jamais.

Comme l’alléluia est banni du carême, on le remplace, à la messe, par un « trait », en latin « tractus ». Mais selon certains spécialistes les traits sont plus anciens que les alléluias. On ne sait pas trop pourquoi on l’appelle ainsi. Ce serait « psalmus tractus », « psalmus uno tractu », un psaume chanté d’un seul tenant, à la différence du répons. Mais dans la liturgie mozarabe le « tractus » est un… répons. Amalaire de Metz, liturgiste du IXe siècle, dit que « tractus » vient du verbe traho, traîner, parce que « le trait se prolonge et il est suave à l’oreille ». Mais c’est une explication plus poétique que scientifique.

Quoi qu’il en soit le trait, qui paraît en effet archaïque, se caractérise par le fait que la grande majorité sont du huitième mode, quelques-uns du deuxième mode, et qu’ils se caractérisent par des formules qui reviennent toujours et sont agencées pour correspondre aux mots. Mais le compositeur trouve souvent le moyen d’ajouter une formule de son cru, illustrant un mot particulier du trait.

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Voici le trait de ce dimanche, Qui confidunt. Il y a trois motifs qui ne figurent pas parmi les formules habituelles.

1. Le début de commovebitur. Dom Baron remarque : « Il y a dans la montée du scandicus et dans le pressus qui suit une certaine fermeté qui rend bien l’idée de force inébranlable. »

2. Le début du second verset : « Montes ». La volonté de faire entendre les montagnes est manifeste, avec le (périlleux) double saut de quartes suivi de descentes abruptes et de remontées. Certains pensent même y entendre le cor des Alpes…

3. Et au début de la deuxième phrase de ce second verset, le mot Dóminus, nous dit dom Baron, « est en éclatant relief. L’auteur l’a revêtu d’une formule brillante, très expressive de force, dans les tenues sur la dominante, puis d’admiration et de louange, dans l’élan qui l’emporte jusqu’aux limites du mode avant de la laisser revenir à la tonique en un mouvement thétique tout imprégné de tendre confiance ».

Enfin on remarquera ce curieux motif de secondes répétées, qui n’est pas particulier à ce trait mais qui est toujours étonnant, ici sur sui, qu’on a comparé au tournoiement d’une fronde avant le lancer du projectile sur la dominante (do).

 

Le dimanche de la rose.

L’introït Laetare.

La multiplication des pains.

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