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Jeudi de la troisième semaine de carême

Lorsque Grégoire II, au deuxième quart du VIIIe siècle, décida d’instituer des messes les jeudis de carême, le clerc chargé d’en composer les formulaires reprit le plus souvent, pour les oraisons, celles de la messe de la veille dans l’antique sacramentaire gélasien… Sauf pour ce jeudi. Les chants de la messe de la mi-carême étant d’essence festive, et cette messe étant célébrée à Rome en l’église des saints Côme et Damien, il eut l’idée de reprendre les oraisons de la fête de ces deux saints, le 27 septembre. D’où la curieuse particularité, unique dans l’année liturgique, d’une messe du temporal qui a ses trois oraisons célébrant des saints, ces oraisons étant du type de celles qui sont réservées aux fêtes des saints…

Magníficet te, Dómine, sanctórum tuórum Cosmæ et Damiáni beáta sollémnitas : qua et illis glóriam sempitérnam, et opem nobis ineffábili providéntia contulísti. Per Dóminum.

Qu’elle vous glorifie, Seigneur, la solennité de vos saints Côme et Damien, solennité bienheureuse où vous leur avez donné la gloire éternelle, et nous avez secourus par votre ineffable providence. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.

In tuorum, Dómine, pretiósa morte iustórum sacrifícium illud offérimus, de quo martýrium sumpsit omne princípium. Per Dóminum.

En mémoire de la mort précieuse de vos justes, nous vous offrons, Seigneur, ce sacrifice qui est le principe de tout martyre. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Sit nobis, Dómine, sacraménti tui certa salvátio : quæ cum beatórum Mártyrum tuórum Cosmæ et Damiáni méritis implorátur. Per Dóminum.

O Seigneur, que le fruit salutaire de ce sacrement nous soit assuré, car il est imploré en évoquant le souvenir des mérites de vos bienheureux Martyrs Côme et Damien. Par Notre-Seigneur.

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