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Vendredi des quatre temps de carême

« L’Introït tire du psaume 24 de graves accents de pénitence : “Regarde vers ma misère et ma souffrance, pardonne tous mes péchés.” Nous entendons le malade (que nous sommes) crier vers le Seigneur », dit dom Pius Parsch.

C’est en effet une pièce immédiatement expressive. D’abord je suis tout entortillé dans mes « nécessités », mes peines, mes angoisses, ma détresse, les forces qui pèsent contre moi et me torturent, et je ne sais pas comment m’en sortir, alors je crie : Arrache-moi, Seigneur, et la mélodie repart d’en haut, du do au-delà de la gamme (qui dans ce mode 4 n’est atteint que pour une raison particulière), puis fait sa révérence sur Domine, avant de demander humblement à Dieu de voir à quel point je suis dans la misère, puis, de façon plus ferme, de me remettre mes péchés, dont la liste est longue (vocalise qui enfle puis descend, sur omnia).

Voici cet introït par les moines de Ligugé. Aujourd’hui on le trouve dans une compilation de « chefs-d’œuvre grégoriens ». A l’origine il venait judicieusement en complément de leur enregistrement de la messe des morts…

De necessitátibus meis éripe me, Dómine : vide humilitátem meam et labórem meum, et dimítte ómnia peccáta mea.
Seigneur, délivrez-moi de mes angoisses ; voyez mon humiliation et ma peine et remettez-moi tous mes péchés.

Ad te, Dómine, levávi ánimam meam : Deus meus, in te confído, non erubéscam.
Vers vous, Seigneur, j’ai élevé mon âme ; mon Dieu, je mets ma confiance en vous, que je n’aie pas à rougir.

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