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Les chiens aboient

Comme prévu, la Commission européenne a décidé d’activer contre la Pologne la fameuse procédure de l’article 7. Cette procédure qui est la plus sévère du traité européen n’avait jamais été déclenchée jusqu’ici, car elle ne peut se justifier qu’en cas de « violation grave » de l’Etat de droit.

En réalité il s’agit seulement une fois de plus de crier haro sur la Pologne et de montrer du doigt ce pays qui ose tenir tête à la dictature bruxelloise pour préserver son identité.

Car la procédure censée aboutir à la suspension des droits de vote du pays concerné ne peut pas aller jusqu’à son terme, vu qu’il faut l’unanimité, et que la Hongrie a dit et répété qu’elle ne voterait pas contre la Pologne, et qu’au moment décisif d’autres pays se joindront sans doute à la Hongrie, notamment la Slovaquie.

Pour ceux qui ont du temps à perdre, le texte interminable du « communiqué de presse » est ici, et il renvoie à un « mémo » encore plus long…

Addendum

Le président polonais Andrzej Duda a promulgué les deux lois de réforme de la justice qui ont provoqué la réaction de la Commission européenne.

Commentaires

  • L'"Etat de droit" invoqué par les dictateurs de Bruxelles, c'est comme l'"Etat de droit" invoqué par le politburo de l'URSS.

    Il est bon que la Pologne libre viole cet "Etat de droit"-là.

    Il faut toujours violer l'"Etat de droit" de Satan.

    Le Christ n'est pas venu pour autre chose. "C'est pour détruire les oeuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu" (1 Jn 3, 8).

  • grace à DIEU la Pologne tient bon

  • Les obédiences francs-maç Européennes à la manoeuvre !!! Les empereurs du mensonge et des tentatives de manipulations .......

  • Laissons de côté les élucubrations sur l'Etat de droit maçonnique et autre billevesées sur le caractère satanique de la construction européenne, que nul ne saurait, à peine d'être bien présomptueux, poser comme vérité de foi. Concentrons-nous sur une analogie : si en France, il venait fantaisie au Gouvernement de faire voter par le Parlement un projet de loi plaçant de manière aussi manifeste les magistrats sous la coupe de l'exécutif et foulant autant aux pieds le principe d'indépendance de la justice, que dirait-on ?

    Ce qui vous choque, c'est que la Pologne ait à rendre des comptes (encore qu'elle ne devrait pas s'en étonner, ayant signé et ratifié les traités ; pacta sunt servanda).

    Mais au fond, cela vous semble-t-il vraiment si bénin que le pouvoir puisse révoquer les juges et s'assoir sur toute objection constitutionnelle à l'avenir si l'envie lui prend ?

  • Ce que je pense personnellement de la prétendue indépendance de la justice, c'est ça:

    https://2.bp.blogspot.com/-x-oNaDqEfpo/VBV9iWuL-II/AAAAAAABKg0/uHdH355m_lc/s1600/Tableau%2Bd%27histoire%2BCE%2B11%2BSaint-Louis%2Brend%2Bla%2Bjustice.JPG

    D'autre part, la Commission européenne n'avait jamais jusqu'ici dénoncé le fait que le ministre polonais de la Justice soit aussi le procureur général. Un oubli ?

  • ce sont deux sujets différents : l'indépendance des magistrats du siège n'a rien à voir avec le fait de savoir si le parquet peut ou non recevoir des instructions autrement dit de savoir s'il y a ou non une politique pénale de l'exécutif qui de fait altère l'indépendance du parquet. IL faut arrêter de tout mélanger. C'est normal vous n'êtes pas juriste.

    Quant à votre réponse sur Saint Louis, c'est charmant et naïf à la fois...

    C'est dommage car je partage l'idée que l'UE devrait se mêler de ses oignons (l'article 7 TUE étant en ce sens absurde sur le fond) mais en même temps le président polonais peut expliquer ce qu'il veut : si on faisait la même chose en France, on aurait matière à gueuler.

  • @fd Vous défendez l'indépendance de la justice par rapport à l'exécutif? C'est un mythe des révolutionnaires et qui n'existe nulle part actuellement. Parce que vous croyez qu'en France la justice est indépendante? Et indépendante par rapport à qui? Et Taubira? Et le syndicat de la magistrature? Et la franc-maçonnerie? Si les députés votent des lois mauvaises et que les magistrats les appliquent, est-ce l'application de l'indépendance de la justice? Nous devrions tous être soumis à la loi surnaturelle, l'exécutif comme les autres corps de l'Etat, magistrats compris C'est le contraire qui se produit aujourd'hui, la gangrène est généralisée.

  • Dauphin devrait relire quelques ouvrages historiques. Parler d'un mythe révolutionnaire est tout à fait ridicule. L'indépendance n'est jamais absolue : il faut bien nommer les juges mais leur inamovibilité, l'impossibilité de les révoquer, font que les magistrats du siège, ceux qui jugent (par opposition au parquet qui poursuit et est en effet plus ou moins lié à l'exécutif si on admet le principe d'une politique pénale), peuvent juger sans craindre pour leur liberté ou pour leur vie.

    Expliquer comme vous le faites que cela n'existe nulle part est tout simplement grotesque. Cela ne veut pas dire que les juges jugent bien ; la vérole gauchiste a infesté la magistrature française mais ce n'est pas le fruit d'une absence d'indépendance organique, plutôt celui d'un asservissement intellectuel au politiquement correct.

  • Une chose est sûre : la magistrature assise ment debout.

  • Et c'est moi qui suis naïf...

    Les magistrats grimpent les échelons et sont nommés à des postes de plus en plus prestigieux, ou restent confinés dans des postes subalternes, en toute indépendance politique...

    Et c'est en toute indépendance politique qu'un célèbre juge aujourd'hui à la retraite parle comme le Front national qu'il faisait sévèrement condamner quand il était en fonction...

    (Je précise que j'ai entendu plusieurs fois ce juge de mes propres oreilles, et que depuis près de 40 ans que je suis l'actualité de près j'ai vu un certain nombre de promotions...)

  • FD :
    "ceux qui jugent ......... peuvent juger sans craindre pour leur liberté ou pour leur vie."

    _______________________________

    Ce n'est pas cela qui prime.
    Un juge intègre ne doit avoir aucune peur pour sa liberté de corps ou pour sa vie, mais seulement peur de ne pas rendre une équitable justice. En matière de justice, la vie individuelle du juge n'a aucune importance devant l'impérieuse priorité de rendre d'abord et avant tout une équitable justice, selon le vrai bien, c'est-à-dire conforme à la loi surnaturelle, comme dit Dauphin ; et de rendre cette justice même au déplaisir et au grand dam de l'exécutif, le plus souvent gisant tout entier dans la main du Mauvais (cf. 1 Jn 5, 19), en France comme ailleurs dans le monde.

    Cependant à la décharge des juges : ils appliquent des lois dont ils ne sont pas responsables puisqu'elles sont l'œuvre de législateurs souvent iniques. Mais ils leur incombent toutefois de les appliquer en en atténuant au possible les effets mauvais, non en aggravant ceux-là, souvent __ on le subodore __ dans une complicité tacite avec l'exécutif.

    Bref : sur le fond, Dauphin a pleinement raison.

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