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Dans l’octave de l’Assomption

Suite du sermon de saint Jean Damascène (propos de Juvénal, archevêque de Jérusalem, selon l’Histoire euthymiaque III, 40) :

Nous tenons d'une tradition ancienne et très véridique qu'au moment de sa glorieuse dormition, tous les saints Apôtres, qui parcouraient la terre pour le salut des nations, furent assemblés en un instant par la voie des airs à Jérusalem. Quand ils furent près d'elle, des anges leur apparurent dans une vision, et un divin concert des puissances supérieures se fit entendre. Et ainsi, dans une gloire divine et céleste, la Vierge remit aux mains de Dieu sa sainte âme d'une manière ineffable. Quant à son corps, réceptacle de la divinité, il fut transporté et enseveli, au milieu des chants des anges et des Apôtres, et déposé dans un cercueil à Gethsémani, où pendant trois jours persévéra sans relâche le chant des chœurs angéliques. Après le troisième jour, ces chants ayant cessé, les Apôtres présents ouvrirent le cercueil à la demande de Thomas qui seul avait été loin d'eux, et qui, venu le troisième jour, voulut vénérer le corps qui avait porté Dieu. Mais son corps digne de toute louange, ils ne purent aucunement le trouver; ils ne trouvèrent que ses vêtements funèbres déposés là, d'où s'échappait un parfum ineffable qui les pénétrait, et ils refermèrent le cercueil. Saisis d'étonnement devant le prodige mystérieux, voici seulement ce qu'ils pouvaient conclure : celui qui dans sa propre personne daigna s'incarner d'elle et se faire homme, Dieu le Verbe, le Seigneur de gloire, et qui garda intacte la virginité de sa Mère après son enfantement, celui-là avait voulu encore, après son départ d'ici-bas, honorer son corps virginal et immaculé du privilège de l'incorruptibilité, et d'une translation avant la résurrection commune et universelle.

Etaient présents alors avec les Apôtres, le saint apôtre Timothée, premier évêque d'Ephèse, et Denys l'Aréopagite, comme lui-même, le grand Denys, dans ses discours adressés au susdit apôtre Timothée, au sujet du bienheureux Hiérothée, lui-même alors présent, en témoigne en ces termes:

« Même auprès de nos pontifes inspirés, en effet, lorsque nous-mêmes, comme tu le sais, et lui et beaucoup de nos saints frères, nous nous réunîmes pour contempler le corps qui fut principe de vie, en présence aussi de Jacques, frère du Seigneur, et de Pierre, la plus haute et la plus ancienne autorité des théologiens, et lorsqu'on décida, après cette contemplation, que chacun de tous les pontifes célébrerait selon son pouvoir la bonté infinie de la puissance divine. »

Premier répons :

℟. Ornátam monílibus filiam Jerúsalem Dóminus concupivit : * Et vidéntes eam fíliæ Sion, beatíssimam prædicavérunt, dicéntes : Unguéntum effúsum nomen tuum. ℣. Astitit regína a dextris tuis in vestítu deauráto, circúmdata varietáte. * Et vidéntes eam fíliæ Sion, beatíssimam prædicavérunt, dicéntes : Unguéntum effúsum nomen tuum.

Le Seigneur a aimé la fille de Jérusalem, parée de colliers : Et les filles de Sion, la voyant, l’ont proclamée la plus heureuse, disant : C’est un parfum répandu que votre nom. La reine s’est tenue debout à votre droite, dans un vêtement d’or, couverte d’ornements variés. Et les filles de Sion, la voyant, l’ont proclamée la plus heureuse, disant : C’est un parfum répandu que votre nom.

(Cantique des cantiques et psaume 44)

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