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Saint André

Il y a un grand contraste entre la messe et l’office. la messe est une messe d’apôtre, sans autre référence précise à saint André que l’évangile, et l’antienne de communion qui reprend des formules de cet évangile et commence par Veníte post me : « Suivez-moi », et c’est ce que le Seigneur nous dit à tous en ce début de l’Avent. Et Pierre et André, aussitôt, le suivirent.

L’office quant à lui regorge d’antiennes et de répons qui proviennent des Actes de saint André, ou des Actes du Martyre de saint André, que l’on a en plusieurs versions et qui sont de superbes textes « apocryphes ».

Voici les antiennes des laudes et des vêpres (et donc des petites heures) et la très belle antienne de Magnificat, dans une curieuse compilation (première antienne seule et sans accompagnement, les trois suivantes avec accompagnement et un verset de psaume et répétition de l’antienne, la cinquième comme la première, mais doublée…) Cet enregistrement vient du blog Cantuale Antonianum, qui ne donne aucune indication sur les interprètes. L’important est que c’est bien chanté (même quand l’orgue est comme toujours, de trop).

Salve crux pretiosa, * suscipe discipulum ejus, qui pependit in te magister meus Christus.

Salut, ô Croix précieuse ! reçois le disciple de Celui qui à toi fut attaché, le Christ mon maître.

Beatus Andreas * orabat, dicens: Domine, Rex aeternae gloriae, suscipe me pendentem in patibulo.

Le bienheureux André priait, et disait: Seigneur, Roi d’éternelle gloire, recevez-moi qui suis suspendu à ce gibet.

Andreas Christi famulus, * dignus Dei Apostolus, germanus Petri, et in passione socius.

André, le serviteur du Christ, le digne Apôtre de Dieu, le frère de Pierre et le compagnon de son supplice.

Maximilla Christo amabilis * tulit corpus Apostoli, optimo loco cum aromatibus sepelivit.

Maximille, femme aimée du Christ, enleva le corps de l’Apôtre, et l’ensevelit avec des parfums en un lieu honorable.

Qui persequebantur justum, * demersisti eos, Domine, in inferno, et in ligno crucis dux justi fuisti.

Ceux qui persécutaient le juste, vous les avez précipités, Seigneur, dans les enfers, et vous êtes l’appui du juste sur la Croix.

Cum pervenisset beatus Andreas ad locum, ubi crux parata erat, exclamavit et dixit: O bona crux, diu desiderata, et jam concupiscenti animo praeparata: securus et gaudens venio ad te, ita et tu exsultans suscipias me discipulum eius, qui pependit in te.

Comme le bienheureux André arrivait au lieu où était préparée la croix, il s’exclama et dit : « O bonne croix, longtemps désirée, et enfin préparée pour mon esprit qui la désire, je viens à toi, tranquille et joyeux, afin que, exultante, tu me reçoives, moi le disciple de celui qui était suspendu à toi. »

Pour que le tableau des antiennes du jour soit complet, voici celle du Benedictus aux laudes :

Concede nobis * hominem iustum, redde nobis hominem sanctum: ne interficias hominem Deo carum, iustum, mansuetum, et pium.

Accorde-nous l’homme juste, rends-nous l’homme saint, afin de ne pas tuer l’homme cher à Dieu, juste, doux et pieux.

Addendum

Un lecteur très savant et perspicace m'informe qu'il s'agit des vêpres de la fête de saint André  à l'Oratoire de Londres. La différence entre les antiennes vient de ce que certaines sont suivies du psaume mis en musique par Victoria (sans orgue) et les autres du psaume en plain chant. Les vêpres complètes se trouvent également sur Youtube. (Superbe interprétation de Victoria.)

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