Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Mardi de la quatrième semaine de carême

Les répons des matines, cette semaine, sont tirés de l’Exode, puisque ce livre est la lecture de cette semaine. On y voit donc beaucoup Moïse, et Moïse est également très présent dans la messe de ce jour. Dans la première lecture, où, intercédant pour le peuple qui s’est laissé aller à l’idolâtrie du veau d’or et que Dieu veut exterminer, il est la figure du Christ en croix intercédant pour tous les hommes. Et dans l’évangile il y a trois fois le nom de Moïse, auquel Jésus se réfère pour reprocher aux Juifs de ne pas respecter la Loi et de mal l’interpréter.

Mais aux matines de ce jour il y a une exception. Le premier répons n’est pas tiré de l’Exode. Il met directement l’évangile de ce jour en relation avec la Passion (comme cela apparaît en filigrane : « Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ?... Est-ce que ce n’est pas celui qu’ils cherchent à tuer ?... Son heure n’était pas encore venue. »)

Ce répons commence par une phrase dont seulement le début est littéralement dans l’évangile, et cette phrase est également l’antienne du Benedictus aux laudes de ce jour. Jésus, soulignant qu’il dit la vérité, anticipe la phrase suivante, tirée de la Passion : « Si j’ai mal parlé », etc. C’est ce que répond Jésus à l’assistant du grand prêtre qui vient de le frapper (Jean 18,23). Quant au verset, il s’agit de la réponse de Jésus aux juifs qui veulent le lapider parce qu’il vient de dire « Moi et le Père sommes un » (Jean 10,32) :

℟. Quid me quǽritis interfícere, hóminem qui vera locútus sum vobis ? * Si male locútus sum, testimónium pérhibe de malo : si autem bene, cur me cædis ?
℣. Multa bona ópera operátus sum vobis : propter quod opus vultis me occídere ?
℟. Si male locútus sum, testimónium pérhibe de malo : si autem bene, cur me cædis ?

Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité ? Si j’ai mal parlé, rends témoignage du mal, mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?
J’ai fait devant vous beaucoup d’œuvres excellentes, pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me faire mourir ?
Si j’ai mal parlé, rends témoignage du mal, mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?

La musique en est spécialement dramatique. Malheureusement je n’en ai pas d’enregistrement. Voici la partition du couvent des cordeliers de Fribourg (vers 1300) :

Quid1.jpg

Quid2.jpg

Les commentaires sont fermés.