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De la férie

L’office monastique férial est assez différent de l’office romain en ce temps de Pâques. Les matines n’ont qu’une « lecture brève » constituée des trois premiers versets du chapitre 6 d’Osée (qui avec les trois suivants sont le deuxième « cantique » du troisième nocturne des matines du dimanche) :

Venite, et revertamur ad Dominum, quia ipse cepit, et sanabit nos ; percutiet, et curabit nos. Vivificabit nos post duos dies ; in die tertia suscitabit nos, et vivemus in conspectu ejus. Sciemus, sequemurque ut cognoscamus Dominum.

Venez, et retournons au Seigneur, car Il nous a fait captifs, et Il nous délivrera; Il a blessé, et Il nous guérira. Il nous rendra la vie après deux jours; le troisième jour Il nous ressuscitera, et nous vivrons en Sa présence. Nous saurons, et nous suivrons le Seigneur, afin de Le connaître.

Le texte a été choisi bien évidemment parce qu’il est une annonce de la résurrection le troisième jour. Mais on remarquera qu’il s’agit de notre résurrection : le Christ est ressuscité pour que nous soyons nous aussi ressuscités. Sa résurrection est le signe et de notre résurrection, acquise par la sienne, et c’est ce que souligne la liturgie. Et elle le redira d’une autre façon à la fin du second nocturne, par ce capitule tiré de l’épître de saint Paul aux Romains, et qui est un « refrain » du temps pascal :

« Consepulti enim sumus cum illo per baptismum in mortem : ut quomodo Christus surrexit a mortuis per gloriam Patris, ita et nos in novitate vitæ ambulemus. »

Nous avons été ensevelis avec Lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité d'entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle.

Déjà nous devons marcher en ressuscités… (Ce n’est pas le plus facile…)

Commentaires

  • Bonjour,

    La règle stipule qu'en été, on ne lit qu'un court passage de l'A.T suivi d'un répons bref au lieu des trois lectures (sauf dimanche et jours de fête). Est-ce que le bréviaire monastique actuel suit scrupuleusement cette règle ?

  • Je n'en sais rien et, comme vous vous en doutez, je m'en...

  • Ah. Je voulais simplement avoir un renseignement, ne possédant pas de bréviaire monastique.
    Indépendamment du fait que vous vous en ...

  • Pour dire les choses autrement et de façon plus respectueuse, je considère que le bréviaire monastique actuel est celui que j'ai, de même que je considère que la messe actuelle est celle de saint Pie V. Car il s'agit de mon office quotidien actuel et de ma messe quotidienne actuelle...

  • Alors pardon je me suis mal fait comprendre, je pensais que c'était implicite. C'est bien à votre bréviaire traditionnel que je m'intéresse.
    Ça serait mal vous connaître que de vous interroger à propos de la réforme liturgique.

  • J'ai écrit cette note précisément en découvrant, hier, cette différence entre les deux bréviaires.

    Donc oui, dans mon bréviaire monastique, les jours de férie de "l'été", c'est-à-dire à partir de la première férie après l'octave de Pâques, il y a à la fin du premier nocturne une mini-lecture suivie d'un répons bref. Et au temps pascal cette mini-lecture est constituée des trois versets d'Osée (moins le début du premier et la fin du troisième, d'ailleurs...).

  • Merci. C'est la précision que je cherchais. Car votre article évoquait les feries du temps pascal mais celles d'été en général.

  • Puisque cette variante entre offices romain et monastique est une découverte pour vous (c'est pourtant dans la Règle ;), avez-vous aussi remarqué que l'office nocturne bénédictin des lundi et mardi de Pâques est bien plus riche que le romain (3 nocturnes). Cela vient sans doute de la fériation de ces deux jours jusqu'à une époque relativement récente (en France jusqu'à la Révolution, et le lundi a été rétabli par la loi du 8 mars 1886), reliquat tardif de la fériation de l'octave. C'est la même chose à la Pentecôte. (Cela dit, l'office romain de ces jours doit être bien plus antique.)
    Avez-vous remarqué aussi l'ordinaire du temps de l'Ascension, propre au Bréviaire Monastique de 1963 ? Bien que regrettant l'octave supprimée en 1955, je trouve néanmoins cet ordinaire assez beau.

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