09 juin 2014

Pour Juncker, les carottes sont cuites

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a déclaré hier à Naples : « Le PPE veut pousser Juncker ? Très bien ! Mais qu’est-ce que Juncker a l’intention de faire les cinq prochaines années ? Quelqu’un qui veut poursuivre les politiques des cinq dernières années n’aura pas notre soutien. »

Sans les 29 voix dont dispose l’Italie, Jean-Claude Juncker ne peut pas se faire élire président de la Commission européenne. Car les opposants déclarés ont déjà 71 voix, et la minorité de blocage est de 92 voix.

 

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Un étrange mini-sommet se tient aujourd’hui et demain en Suède, à l’invitation du Premier ministre suédois Fredrick Reinfeldt. Avec David Cameron, Angela Merkel, Mark Rutte (le Premier ministre néerlandais). Cette rencontre est qualifiée par les commentateurs de « sommet anti-Juncker », alors que Angela Merkel ne fait pas partie des opposants déclarés à Juncker…

Ce que l’on doit surtout retenir, c’est que c’est la première fois dans l’histoire de la « construction européenne » que le choix du président de la Commission européenne ne fait pas l’objet d’un consensus entre tous les Etats membres. Il y a vraiment de l’eau dans le gaz européen, et c’est une bonne nouvelle.

16:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Excellente nouvelle si Junker est battu. Il n'y a que vous qui en parliez.

Écrit par : Jean Ferrand | 09 juin 2014

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Peut-être, mais je ne vois pas en quoi serait pire que les autres candidats, Martin Schulz par exemple.

Ce n'est bien évidemment pas du tout un soutien de ma part.

Écrit par : Marc L | 10 juin 2014

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C'est la commission dans son ensemble, présentée par son président ET avec un programme d'action (qui vaudra ce que vaut toute promesse politique) qui doit être approuvée par le parlement.
Toute pression sur le futur président (proposé et adoubé par le Conseil) qui pourrait infléchir le programme de la future commission est la bienvenue.

L'Europe ne peut persister et subsister en reniant ses racines chrétiennes et en imposant des valeurs qui sont très loin d'être acceptées par tous les citoyens et tous les états. Le faire est du totalitarisme, un frai fascisme.

Écrit par : Shimon | 11 juin 2014

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