06 février 2014

Quand le fœtus redevient humain…

Le tribunal correctionnel de Tarbes vient de condamner un automobiliste qui avait renversé une femme enceinte, laquelle avait perdu son fœtus de six mois et demi.

Le chauffard est condamné à trois ans de prison avec sursis pour homicide involontaire.

Ce jugement est contraire à la jurisprudence, fixée par la Cour de cassation : « Le principe de la légalité des délits et des peines, qui impose une interprétation stricte de la loi pénale, s'oppose à ce que l'incrimination d'homicide involontaire s'applique au cas de l'enfant qui n'est pas né vivant. »

Le parquet pourrait faire appel pour que le jugement corresponde à la jurisprudence. L’automobiliste est fondé à faire appel afin de ne pas être condamné pour homicide puisque la Cour de cassation dit qu’il n’y a pas homicide (et casserait donc immanquablement un arrêt de cour d’appel qui confirmerait l’homicide).

Or le parquet ne fera pas appel. Et l’automobiliste non plus : il sait et il reconnaît, malgré la jurisprudence, qu’il est bel et bien coupable d’homicide involontaire. Et son avocate quoique « féministe » se dit d’accord avec ce choix.

Malgré toutes les constructions juridiques, la mort d’un fœtus est la mort d’un être humain.

Commentaires

mais une mère qui tue elle-même son enfant (par avorteur officiel---)n'est pas condamnée---elle est même remboursée par la "sécu"et c'est nous qui payons----monde de fous!!!

Écrit par : Franç.poulain saivat | 08 février 2014

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Malgré toutes les constructions juridiques, les tirs des soldats français contre les rebelles maliens sont des tirs assassins.

Daoudal mélange deux choses : le point de vue juridique relativiste du respect de la vie, qui est d'ailleurs en principe celui de la loi Veil. Sur ce plan, Daoudal a sans doute raison de dire que le droit régissant l'avortement entraîne un gaspillage extraordinaire de ressources humaines. On pourrait quand même lui opposer que 200.000 avortements/an, en vingt ans, ça fait quelques millions de chômeurs supplémentaires. Le mérite de cet argument est de souligner que l'arrière-plan des mesures encadrant l'avortement n'est pas juridique mais économique. Le débat juridique est donc vain. Les meilleurs critiques de la modernité l'ont d'ailleurs remarqué (Marx-Nitche-Balzac) : tous les raisonnements juridiques modernes sont boiteux, c'est-à-dire qu'ils débouchent sur des jugements particulièrement arbitraires. Les millions de foetus sont victimes d'une justice dont l'arbitraire est renforcé.
Daoudal mélange donc son avis juridique avec la foi chrétienne, qui ne peut être source d'aucun avis juridique. Pas de respect de la vie du point de vue chrétien, car la vie humaine est la conséquence du péché. Le Messie manifeste son irrespect de la vie en indiquant que la vie de Judas fut vaine. Le respect de la vie n'est pas chrétien, car du point de vue chrétien, vivre pour vivre n'a aucun sens.
Ce n'est pas un point de vue juridique intransigeant que défend la parole de dieu, mais une vérité pure, c'est-à-dire débarrassée du préjugé anthropologique ou juridique.

- Il serait intéressant de savoir si Daoudal proteste contre la revendication par des officiers de l'armée française, potentiels assassins, de signes et d'offices religieux apparemment chrétiens, c'est-à-dire une pratique extrêmement troublante dans un contexte de mensonge officiel laïc et médiatique. Précisons, pour bien montrer qu'un officier catholique de l'armée française a bien la prétention de servir deux maîtres, qu'il lui est interdit de manifester sa désapprobation publique de la loi Veil sous peine d'être viré.
Car si le respect de la vie exprimé par Daoudal s'arrête aux foetus français, comme celui de Le Pen, cela prouve bien que c'est un principe juridique, relatif, et non une action catholique.

- Le droit moderne occidental est boiteux parce qu'il incorpore le dogmatisme catholique romain. L'aspect futuriste absurde du droit moderne vient de là. Le féminisme de Simone de Beauvoir est un christianisme transposé sur le plan juridique.

Écrit par : Lapinos | 09 février 2014

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@lapinos
"On pourrait quand même lui opposer que 200.000 avortements/an, en vingt ans, ça fait quelques millions de chômeurs supplémentaires"
Argument absolument faux! Les emplois induits par chaque naissance d'un enfant et jusqu'à son entrée sur le marché du travail sont évalués à 0,6 pour 1 ( alimentation, scolarité, loisirs, habillement, transports etc), soit au moins 4 millions d'emplois. Les naissances sont anti-chômage
Génération de chômage: travail de la femme , immigration incontrôlée, gestion libéralo-capitaliste des entreprises, pléthore de fonctionnaires, délocalisations, destruction de l'agriculture et de l'artisanat, hypertrophie du secteur tertiaire, etc...
Nous sommes gouvernés par des gens qui font tout pour augmenter le chômage qui est une façon de détruire la famille en visant le chef de famille, la mère de famille, les enfants en âge de travailler. L'avortement vise la femme et le bébé à naître.
De toutes façons ils ont décidé de remplacer les enfants avortés par des immigrés, le flux migratoire annuel est le même que le nombre d'avortements.
Le respect de la vie s'applique à tous, cher Lapinos, même à vous

Écrit par : Dauphin | 09 février 2014

Le chômage baisse en Allemagne pour la seule raison de l'extinction progressive de la race allemande, ce qui permet à cette nation de donner des leçons d'économie à ses voisines.

Je ne dis pas que vous avez complètement tort, je dis que l'économie n'est pas une science, et qu'il faut donc laisser les bavardages sur l'économie aux femmes ou aux Allemands. Les questions économiques ne passionnent que les athées, c'est mathématique.

Écrit par : Lapinos | 10 février 2014

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