Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • A pleurer… à moins d’en rire ?

    Extraits de la grande interview de François (évêque de Rome) dans La Repubblica.

    « Les plus grands maux qui affligent le monde en ces années sont le chômage des jeunes et la solitude dans laquelle sont laissés les vieux. (…) Cela est pour moi le problème le plus urgent auquel l’Eglise est confrontée. »

    « Le prosélytisme est un non-sens monumental, ça n’a pas de sens. Nous avons besoin de nous connaître les uns les autres, de nous écouter les uns les autres et de développer la connaissance du monde qui nous entoure. (…) Le monde est traversé de routes qui se rejoignent ou qui s’éloignent, mais la chose importante est qu’elles conduisent au Bien. »

    « Chacun de nous a une vision du bien et du mal. Nous devons encourager les gens à aller vers ce qu’ils pensent être le Bien. »

    « Chacun a sa propre idée du bien et du mal et doit choisir de suivre le bien et de combattre le mal de la façon dont il les conçoit. Cela suffirait à faire du monde un endroit meilleur. »

    — Est-ce que l’Eglise fait cela ?

    « Oui, tel est le but de notre mission : identifier les besoins matériels et immatériels des gens et essayer de les rencontrer comme nous le pouvons. Savez-vous ce qu’est l’agapè ? (…) C’est l’amour des autres, comme notre Seigneur l’a prêché. Ce n’est pas le prosélytisme, c’est l’amour. L’amour pour son prochain, le levain qui sert le bien commun. »

    [Note. – L’agapè est définie par saint Paul dans l’épître aux Romains, 5, 5 : « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs  par l'Esprit Saint, qui nous a été donné ».]

    « Le Fils de Dieu s’est incarné pour donner à l’âme des hommes le sentiment de la fraternité. »

    Scalfari expose comment il est devenu athée, en étudiant Descartes et son « Je pense donc je suis ». C’est l’intervention la plus longue du journaliste. Réponse intégrale du pape :

    « Descartes, cependant, n’a jamais nié la foi en un Dieu transcendant. »

    — Vous les chrétiens êtes maintenant une minorité, même en Italie…

    « Je pense qu’être une minorité est en fait une force. Nous devons être un levain de vie et d’amour et le levain est une quantité infiniment plus petite que la masse de fruits, de fleurs et d’arbres qui sont nés de ce levain (sic). Il me semble avoir déjà dit que notre objectif n’est pas de faire du prosélytisme mais d’être à l’écoute des besoins, des désirs, des déceptions, du désespoir, de l’espoir.  Nous devons redonner espoir aux jeunes, aider les vieux, ouvrir vers le futur, répandre l’amour. Etre pauvres parmi les pauvres. Nous devons inclure les exclus et prêcher la paix. Vatican II inspiré par le pape Jean et par Paul VI a décidé de regarder vers le futur avec un esprit moderne et d’être ouvert à la culture moderne. Les pères conciliaires savaient qu’être ouvert à la culture moderne signifiait l’œcuménisme religieux et le dialogue avec les non-croyants. Mais après cela très peu a été fait dans cette direction. J’ai l’humilité et l’ambition de vouloir faire quelque chose. »

    « La première chose que j’ai décidée est de nommer un groupe de huit cardinaux pour être mes conseillers. Pas des courtisans, mais des sages qui partagent mes propres sentiments. Ceci est le début d’une Eglise avec une organisation pas seulement verticale mais aussi horizontale. »

  • Saint Remi

    Accedite populi,
    Celebrante Franci,
    Beatum Remigium.

    In fide patrem,
    In cultu Pastorem,
    In cælis protectorem.

    Clodoveum subdens Deo
    Genuit vos in Christo,
    Ut Patrem amate.

    Qui legem docuit
    per Christum formavit ;
    Hunc Pastorem colite.

    Suos amat filios,
    Curat et discipulos,
    Ipsum invocate.

    Arcebit lupum,
    Servabit ait Jesum,
    Cordis in intimo.

    Non solum Pastorem
    Præbuit se patrem,
    Sed et cunctis exemplar.

    Ad hunc ergo aspicies ;
    Super hunc effinge mores
    Quos Christo Jesu offerat.

    Et cum judex advenerit,
    Consimilesque viderit,
    Remigio consociet.

    Hæc ut promereamur,
    Te Patrem deprecamur,
    Toto cordis studio. Amen.

    Venez, peuples, vous les Francs, pour célébrer saint Rémi.

    Père dans la foi, pasteur dans le culte, protecteur dans les cieux.

    Soumettant Clovis à Dieu, il vous a engendrés dans le Christ, aimez-le comme un père.

    Lui qui vous a enseigné la loi, vous a formés par le Christ, ayez le culte de ce pasteur.

    Il aime ses fils, il veille aussi sur ses disciples, invoquez-le.

    Il écartera le loup, il a dit qu’il conserverait Jésus à l’intime du cœur.

    Il ne s’est pas seulement montré comme un père pour les pasteurs, mais comme un modèle pour tous.

    Regarde donc vers lui, reproduis ses mœurs, pour qu’il les présente au Christ Jésus.

    Et quand le juge viendra, et qu’il te verra semblable à lui, il t’associera à Rémi.

    Afin que nous méritions cela, nous te prions, toi le Père, de toute l’ardeur de notre cœur. Amen.

    "Prose" trouvée dans « L’office complet du matin et du soir pour tous les dimanches et fêtes de l’année, imprimé avec permission de Mgr de Chabons, évêque d’Amiens, pair de France, etc. », 1826. Exemplaire numérisé par Google à la bibliothèque de Harvard…