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Exaltation de la Sainte Croix

. Gloriosum diem sacra veneratur Ecclesia, dum triumphale reseratur lignum: * In quo Redemptor noster mortis vincula rumpens, callidum aspidem superavit.
.  In ligno pendens nostrae salutis semitam Verbum Patris invenit.
. In quo Redemptor noster mortis vincula rumpens, callidum aspidem superavit.

La sainte Église vénère le jour glorieux où fut exalté le bois triomphal, sur lequel notre Rédempteur, rompant les liens de la mort, a vaincu le perfide serpent. Le Verbe du Père nous a ouvert le chemin du salut, étant suspendu au bois sur lequel notre Rédempteur, rompant les liens de la mort, a vaincu le perfide serpent.

. Crux fidelis, inter omnes arbor una nobilis: nulla silva talem profert, fronde, flore, germine: * Dulce lignum, dulces clavos, dulce pondus sustinuit.
. Super omnia ligna cedrorum tu sola excelsior.
. Dulce lignum, dulces clavos, dulce pondus sustinuit.

O Croix, l’appui de notre confiance, arbre seul illustre entre tous les autres, nulle forêt n’a produit ton pareil pour le feuillage la fleur et le fruit : il nous est cher, ce bois ; ils nous sont chers, ces clous ; et combien est doux le fardeau qu’ils soutiennent. Tu es seule plus élevée que tous les cèdres. Il nous est cher, ce bois ; ils nous sont chers, ces clous ; et combien est doux le fardeau qu’ils soutiennent.

. Haec est arbor dignissima, in paradisi medio situata, * In qua salutis auctor propria morte mortem omnium superavit.
. Crux praecellenti decore fulgida, quam Heraclius imperator concupiscenti animo recuperavit.
. In qua salutis auctor propria morte mortem omnium superavit.

Voici l’arbre très digne placé au milieu du paradis, sur lequel l’auteur du salut a vaincu, par sa mort, la mort de tous les hommes. Croix excellente et d’une éclatante beauté, sur laquelle l’auteur du salut a vaincu, par sa mort, la mort de tous les hommes.

(Répons du premier nocturne des matines)

Commentaires

  • Cher Yves

    Longtemps je me suis éloigné de notre héritage Catholique pour épouser toutes les dérives de « nos valeurs chrétiennes devenus folles » -comme le dit Chesterton- entre les mains de laiques et des politiques .


    Mon retour à la foi de mon enfance ne s’est pas fait sans une stupéfaction douloureuse devant le constat que mon Eglise elle –meme a laissé faire cette dérive ou y a, elle-meme ,participé .


    Au niveau le plus fondamental du « Notre Père » je découvrais que nous ne disions plus « ne nous laisse pas succomber à la tentation mais délivre nous du mal » mais que l’Eglise nous faisait dire « ne nous soumet pas à la tentation » comme si Dieu était le Tentateur . Inutile de vous dire que, dans la prière, je n’ai jamais pu prononcer cette phrase blasphématoire et hier j’ai appris que cette récitation ignominieuse allait enfin cesser . Et que nous dirons désormais la phrase digne du Pater « Ne nous laisse pas entrer en tentation »
    (http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/revision-de-la-traduction-du-pater


    . Mais ma question reste . Qui donc pendant ces décennies nous a fait prononcer cette phrase blasphématoire du Pater ?


    A d’autres niveaux –
    -que ce soit celui de l’architecture des églises où l’on voit des pretres se rendre complices de la destruction de nos églises (voir Gesté).. et promouvoir une architecture plus lugubre que celle des bunker ou des salles de conférences (voir la Cathedrale d’Evry) , architecture qui nous donne envie de les fuir plus que celle d’y entrer ;y entrer ;



    -que ce soit au niveau de l’Art où l’on voit l’Eglise incapable de soutenir ce qu’ont fait nos Pères : promouvoir un Art parlant le langage simple et clair des hommes, langage propre à nous transmettre le message des Evangiles et celui de nos Saints ; et j’ai vu, à mon retour en son sein , l’Eglise s’adonner à la fumisterie , à l’abstraction , quand ce n’est à l’avilissement de ce que promeuvent nos instances culturelles laiques et que l’on nomme l’Art Contemporain ; (VOIR à ce sujet la présentation du livre d’Aude de Kerros sur polemia : http://www.polemia.com/sacre-art-contemporain-eveques-inspecteurs-et-commissaires-de-aude-de-kerros/


    -que ce soit au niveau de la musique où l’on se désespère devant la débilité langagière et musicale des chants que l’on entend à la messe et ou s’est instauré l’oubli des plus beaux chants grégoriens transmis par nos pères .


    Que fait ma chère Eglise ?


    Si me viennent aujourd’hui , en ce jour de l’Exaltation de la Sainte Croix, ces remarques c’est que me revient en mémoire un événement que je ne dois pas à notre Eglise, celle à laquelle je suis revenue :je veux parler de ma découverte du Chant Grégorien
    .

    C’est par des historiens laiques , des écrivains que j’en ai découvert la splendeur : je pense à Filii ,Filiae , à Victimae Pascale Laudes et surtout, aujourd’hui, à Vexilla Regis Prodeunt cette hymnne composée au VI siècle par Saint Venance Fortunat à l’occasion de la réception d’un morceau de la Vraie Croix adressée à Sainte Radegonde par l’Empereur Justin II .


    De cette hymne à écouter sur http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-5212836.html c’est par Régine Pernoud que j’en ai appris l’existence quand elle nous a dit que c’était l’hymne chantée par les premiers pèlerins des Croisades , la Croisade des Pauvres et de Pierre l’Ermite ; c’est aussi par un écrivain, géant de ce siècle, devenu mécréant mais sensible à ce que l’Eglise a apporté de beau, James Joyce, : dans le chapitre V de son livre « Portrait de l’artiste en jeune homme » il nous parle d’Esthétique et évoque Vexilla Regis pour nous dire « …. Saint Thomas était poète lui-meme. Il a écrit une hymne pour le Jeudi Saint. Cela commence par les mots : « Pange lingua gloriosi. On dit que c’est le chef-d’oeuvre de l’hymnaire . C’est un chant complexe et apaisant . Je l’aime beaucoup mais aucune hymne n’est comparable à ce funèbre et majestueux cantique processionnel , le Vexilla Regis de Venantius Fortunatus.
    Lynch se mit à chanter , doucement et solennellement , d’une voix basse et profonde :
    Impleta sunt quae concinit
    David fideli carmine
    Dicendo nationibus
    Regnavit a ligno Deus .

    « Ça , c’est énorme ! dit-il d’un air heureux . Une musique énorme »


    Aujourd’hui voilà ce qu’a renoncé à nous transmettre notre Eglise. C’est par des mécréants que nous en somme réduits à découvrir les trésors que nous ont légués nos pères catholiques.


    Alors , cher Yves ,contribuez à la découverte de nos trésors et affichez en ce jour Vexilla Regis Prodeunt (Les Etendards du Roi s’Avancent) sur votre site .
    ICI http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-5212836.html

    Merci

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