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  • Etrange

    Un lecteur me fait remarquer la une étrange du magazine Time daté de ce jour 29 juillet 2013.

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    Une photo sombre du pape, sur fond noir, avec « Time » en rouge, ce qui est assez rare (il n’y en a eu qu’une autre depuis la première une sur le pape le 25 mars, où « Time » était en blanc comme c’est le plus fréquent). Or la tête du pape est disposée de sorte que le sommet du M lui fasse deux petites cornes rouges, sur fond noir…

    Et toute cette noirceur à cornes rouges illustre un propos favorable au pape :

    « Le pape du peuple » (ou « des gens »).

    « François est en train de redéfinir la papauté avec humilité et sincérité. Peut-il rétablir la prospérité de l’Eglise en Amérique latine ? »

  • Le site des Veilleurs

    On sait comment le mouvement de la Manif pour tous a été constamment dévié par Frigide Barjot et ses sbires.

    Voici le site des Veilleurs. Et il semble bien que le même processus soit en cours.

    Car on ne me fera pas croire que les lectures de chevet des Veilleurs soient Jaurès, Camus et Redeker.

    (En outre je ne vois pas pour quelle raison le site a comme nom de domaine celui de l’Union européenne alors que le mouvement, en réponse à des lois françaises, est spécifiquement français.)

  • Retour de la cruauté pontificale

    C’est une terrible révélation de Sandro Magister. La congrégation pour les religieux a pris un décret, daté du 11 juillet, explicitement approuvé par le pape, instituant un « commissaire apostolique » à la tête des Franciscains de l’Immaculée, et leur interdisant de célébrer la messe de saint Pie V :

    « Le Saint Père François a décidé que tous les religieux de la congrégation des Frères Franciscains de l'Immaculée sont tenus de célébrer la liturgie selon le rite ordinaire et que, éventuellement, l'usage de la forme extraordinaire (Vetus Ordo) devra être explicitement autorisé par les autorités compétentes, pour tous les religieux et/ou communautés qui en feront la demande. »

    Les Franciscains de l’Immaculée, qui se réclament de saint Maximilien Kolbe et ont un quatrième vœu marial, sont une magnifique communauté contemplative et missionnaire, créée en 1970 et reconnue par Jean-Paul II en 1998 comme institut de vie consacrée de droit pontifical. Ils sont aujourd’hui près d’un millier, en divers couvents de religieux et religieuses à travers le monde. A partir du motu proprio Summorum Pontificum la messe de saint Pie V s’est rapidement répandue dans les couvents, jusqu’à devenir la messe « normale ».

    Mais certains ont contesté cette évolution. Rome a envoyé un visiteur apostolique. Et les Franciscains de l’Immaculée sont donc mis sous tutelle pour déviationnisme liturgique, avec obligation de dire la messe de Paul VI à partir du 11 août.

    Il s’agit donc bien de la messe de Paul VI : la messe que ce pape avait rendue obligatoire en 1969, avec toute la cruauté dont il était capable, fidèlement relayée par un épiscopat qui se moquait totalement de la liturgie. François cite Paul VI à tout bout de champ. Il l’imite donc aussi dans sa méchanceté.

    Cette décision est naturellement illégale (comme l’était celle de Paul VI). Car elle contredit frontalement le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, qui est une loi de l’Eglise.

    Certes, le pape peut faire et défaire à sa guise. Mais, même quand on est pape, on édicte une loi qui annule la précédente, on ne procède pas par la bande, pour persécuter des religieux, en attendant une suite qui fait désormais craindre le pire…

    Il y a un autre point que Sandro Magister n’évoque pas : ces dernières années, de nombreux Franciscains de l’Immaculée ont été ordonnés prêtres avec la messe de saint Pie V et pour la messe de saint Pie V. Pour ceux-là le diktat du pape est encore plus injuste et cruel. Et c’est un camouflet notamment pour le cardinal Raymond Burke, qui en a ordonné plusieurs. Or le cardinal Burke est préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique. En théorie, les Franciscains de l’Immaculée pourraient faire appel devant lui du décret du 11 juillet. Et comme le décret est illégal ils obtiendraient son annulation. Sauf qu’on ne fait pas appel d’un décret explicitement approuvé par le pape…

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    Ceci est – était - la messe de saint Pie V à l’église de la paroisse de Rome Sainte-Marie de Nazareth, qui a été confiée par Benoît XVI aux Franciscains de l’Immaculée pour la forme extraordinaire.


    Addendum

    Le blog Messa in latino publie le décret. On y trouve exactement ce que dit Sandro Magister.

  • L’image et la réalité

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    Un des sommets du voyage de François au Brésil : la visite d’une favela, assortie du discours ad hoc sur la pauvreté et la justice sociale.

    Le voyage de François a coûté, selon les sources, entre 30 et 40 millions d’euros.

    L’organisation des JMJ du pape de la pauvreté a coûté selon les sources entre 109 et 119 millions d’euros, soit le double des JMJ de Madrid.

  • Sainte Marthe

    Sur les rives du Rhône, Marthe restée la même apparut comme une mère, compatissant à toutes misères, s’épuisant en bienfaits Jamais sans pauvres, dit l’ancien historien des deux sœurs (1), elle les nourrissait avec une tendre sollicitude des mets que le ciel fournissait abondamment à sa charité, n’oubliant qu’elle-même, ne se réservant que des herbes ; et en mémoire du glorieux passé, comme elle avait servi le Chef de l’Église en sa propre personne, elle le servait maintenant dans ses membres, toujours aimable pour tous, affable à chacun. Cependant les pratiques d’une effrayante pénitence étaient ses délices. Mille fois martyre, de toutes les puissances de son âme Marthe la très sainte aspirait aux cieux. Son esprit, perdu en Dieu, s’absorbait dans la prière et y passait les nuits. Infatigablement prosternée, elle adorait régnant au ciel Celui qu’elle avait vu sans gloire en sa maison. Souvent aussi elle parcourait les villes et les bourgs, annonçant aux peuples le Christ Sauveur.

    Avignon et d’autres villes de la province Viennoise l’eurent pour apôtre. Tarascon fut par elle délivré de l’ancien serpent, qui sous une forme monstrueuse perdait les corps comme au dedans il tyrannisait les âmes. Ce fut là qu’au milieu d’une communauté de vierges qu’elle avait fondée, elle entendit le Seigneur l’appeler en retour de son hospitalité d’autrefois à celle des cieux. C’est là qu’aujourd’hui encore elle repose, protégeant son peuple de Provence, accueillant en souvenir de Jésus l’étranger. La paix des bienheureux qui respire en sa noble image, pénètre le pèlerin admis à baiser ses pieds apostoliques ; et en remontant les degrés de la crypte sacrée pour reprendre sa route dans cette vallée d’exil, il garde, comme un parfum de la patrie, le souvenir de l’unique et touchante épitaphe : SOLLICITA NON TURBATUR ; zélée toujours, elle n’est plus troublée (2).

    L’Année liturgique

    (1) Raban Maur, De vita beatae Mariae Magdalenae et sororis ejus sanctae Marthae.

    (2) Cette épitaphe renvoie à ce que dit Jésus à Marthe : « Martha, Martha, sollicita es, et turbaris erga plurima… » (Luc 10, 41)