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  • Une victoire judiciaire du Saint-Siège

    Un juge fédéral de Portland, dans l’Oregon, a déclaré que le Saint-Siège ne pouvait pas être considéré comme l'employeur de prêtres pédophiles et donc tenu pour responsable de leurs crimes.

    Un habitant de la région de Seattle avait porté plainte en 2002 contre un prêtre, Andrew Ronan, qui l'aurait agressé à la fin des années 1960. Il voulait faire établir par la justice que les prêtres catholiques sont des employés du Vatican et que ce dernier serait donc responsable de leurs actions.

    « Il n'y a pas de faits fondant une réelle relations d'employé à employeur entre Ronan et le Saint-Siège », a tranché le juge Michael Mosman.

    L'avocat du Saint-Siège a déclaré que ce jugement réglait la question de la responsabilité du Saint-Siège.

    Mais l'avocat du plaignant a déclaré que celui-ci allait faire appel.

  • L’esprit du Concile…

    Les évêques de Zambie ont envoyé leur contribution au comité technique chargé de rédiger la nouvelle Constitution. Selon l’agence Fides, ils s’opposent en premier lieu à l’introduction de normes prévoyant la peine de mort et l’avortement.

    Puis ils affirment :

    « Dans le préambule, la déclaration du fait que la Zambie est une nation chrétienne doit être omise. Ceci parce qu’un pays ne peut pas pratiquer les valeurs et les préceptes du christianisme au travers d’une simple déclaration. Le principe de la conservation de la séparation entre l’Etat et la Religion ne doit pas être perdu. Si la Zambie est un pays multireligieux, comme le reconnaissait explicitement le préambule de la première esquisse rédigée par le Comité technique, affirmer que la Zambie est une nation chrétienne serait en contradiction avec ce fait. »

    Or c’est objectivement la mention de la Zambie comme pays multireligieux qui serait erronée. La proportion de chrétiens varie entre 81 et 95% selon les sources. La Zambie est donc à l’évidence un pays chrétien, et il est ahurissant que les évêques catholiques osent le nier…

    L’argument de la « séparation entre l’Etat et la Religion » ne tient pas, pour la bonne raison qu’il n’est pas catholique (y compris en tenant compte des textes de Vatican II). Et même si l’Eglise prônait cette séparation, il resterait comme un fait que la Zambie est autant un pays chrétien que c’est un pays africain.

    Un autre argument serait que beaucoup de chrétiens en Zambie sont protestants. Et que c’est par « œcuménisme » que les évêques disent cela, pour être sur la même longueur d’ondes que les protestants.

    Sauf que c’est le contraire qui est vrai. La déclaration des évêques pentecôtistes, en date du 1er août (et qui est publiée, contrairement à celle des évêques catholiques), souligne qu’ils veulent garder la mention de la Zambie comme « nation chrétienne ». Ils soulignent aussi que pour la protection de la vie, il faut garder la peine de mort, et garder l’article stipulant que « la vie commence avec la conception ». Au passage, ils dénoncent le fait que Marie Stopes International a pratiqué 400 avortements illégaux dans deux provinces du pays. Un évêque pentecôtiste a précisé qu’ils veulent aussi que l’on enlève le projet d’article 52 sur la « santé reproductive incluant le planning familial et l’accès aux informations et à l’éducation y afférent » car, dit-il, le droit à la santé est déjà garanti par ailleurs, et la mention du planning familial montre qu’il s’agit de fournir une base aux militants de l’avortement.

    Mgr Telesphore Mpundu, archevêque de Lusaka, avait déjà déclaré que la Zambie « nation chrétienne » était un « non-événement ». La « Christian Coalition », qui regroupe des chrétiens de toutes dénominations pour peser sur la politique du pays, avait réagi en faisant part de sa déception et en affirmant qu’elle « défendra à tout prix » la mention de la Zambie comme nation chrétienne. Quant à la « Rainbow Coalition », qui comme son nom l’indique n’est en rien confessionnelle, elle faisait part de sa tristesse  et affirmait sa détermination à se battre également pour que la Zambie continue d’être définie comme « nation chrétienne » : « Au milieu de toute la corruption, des intimidations, des problèmes de gouvernance et des injustices, plus que jamais nous avons besoin de nous tourner vers Dieu pour une vraie justice et droiture, et cela ne peut s’obtenir qu’en cédant à Dieu, non en se détournant de lui. La Zambie est une nation chrétienne et en tant que chrétiens nous devons nous efforcer d’être comme le Christ et faire comme il nous l’a commandé, sans nous lasser dans notre quête pour que cette nation soit gouvernée par les principes divins et même les Dix Commandements comme l’a déclaré le président de la République Michael Sata. »

    Voilà un mouvement laïque comme on les aime...

  • Sainte Jeanne de Chantal

    Le jour de Saint-Basile 1632, raconte la Mère de Chaugy dans son Mémoire sur sainte Chantal, notre bienheureuse Mère soutint un assaut très grand de l'amour divin qui l'empêchait de pouvoir parler à la récréation ; elle demeurait les yeux fermés avec un visage tout enflammé ; elle tâchait de se divertir à filer sa quenouille, et demeurait prise à la moitié de son aiguillée. Quand elle vit qu'elle ne pouvait faire autrement, elle fit chanter et s'essaya de chanter elle-même ce cantique qu'elle s'était fait faire autrefois par notre très honorée Mère de Bréchard :

    Pourquoi donner à mon âme
    Quelque travail ou souci,
    Puisque l'amour qui l'enflamme
    Ne le permet pas ainsi ?

    Il me meut et me gouverne
    Tout au gré de son désir,
    Et je n'ai ni but, ni terme
    Que son céleste plaisir.

    Mon cœur n'a de complaisance
    Qu'aux entretiens amoureux
    De cette divine essence,
    Seul objet des Bienheureux.

    Ce chant la divertit un peu et pour cacher la grâce, elle s'essaya de nous parler, mais avec des paroles de feu...

    « Mes chères filles (dit-elle), saint Basile, ni la plupart de nos saints Pères et piliers de l'Église n'ont pas été martyrisés : pourquoi vous semble-t-il que cela soit arrivé ? » Après que chacune eut répondu : « et moi, dit cette bienheureuse Mère, je crois que c'est parce qu'il y a un martyre qui s'appelle le martyre d'amour, dans lequel Dieu soutenant la vie de ses serviteurs et servantes, pour les faire travailler à sa gloire, il les rend martyrs et confesseurs tout ensemble... Le divin amour fait passer son glaive dans les plus secrètes et intimes parties de nos âmes et nous sépare nous-mêmes de nous-mêmes. Je sais une âme, ajouta-t-elle, laquelle l'amour a séparée des choses qui lui ont été plus sensibles que si les tyrans eussent séparé son corps de son âme par le tranchant de leurs épées ». Nous connûmes bien qu'elle parlait d'elle-même.

    (On remarquera que cela se passe le jour de la fête de saint Basile, qui passait pourtant presque inaperçue, au plus bas degré des fêtes de saints : exemple de communion entre mystiques d’Orient et d’Occident, par delà les siècles. On remarque de même comment monsieur Olier cite saint Grégoire de Nysse, par exemple. Ce que l’on n’attend pourtant guère à cette époque.)