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  • Une conséquence de notre inconséquence

    Il y a eu un coup d’Etat militaire au Mali. Les médias n’en parlent guère. La raison de ce coup d’Etat est que le gouvernement civil se montrait incapable de juguler la rébellion touareg qui a pris plusieurs villes du nord du pays, plus ou moins en relation avec Aqmi.

    Les rebelles touaregs étaient des mercenaires de Kadhafi (ou simplement, quand ils sont libyens, des hommes de Kadhafi), et ils disposent de toutes les armes qu’ils ont pu prendre en Libye. Et l’on sait que Aqmi s’est également largement servi.

    Ce n’est que le début des troubles dus à l’intervention occidendale en Libye, qui a pour conséquence « le bouleversement de toute la géopolitique sur l’arc de tension saharo-sahélien », selon l’expression de Bernard Lugan le 7 mars.

    Addendum

    L’analyse de Bernard Lugan.

  • Le président du déni

    Comme il ne faut pas faire d’amalgames, Nicolas Sarkozy parle d’« idéologies extrémistes ». Et il annonce, croyant toujours qu’il fait la loi tout seul, que « désormais, toute personne qui consultera des sites internet qui font l'apologie du terrorisme ou qui appellent à la violence sera punie pénalement ».

    Ce n’est pas vrai.

    Car alors il lui faudrait poursuivre quiconque consulte les sites qui mettent en ligne le Coran, la Sunna, les Hadiths, et parlent de Mahomet comme de l’exemple à suivre. Et, sans vouloir faire d’amalgame, ça fait beaucoup de musulmans…

  • L’inculture, le mépris, et le délire islamophile intéressé

    Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne, à Tunis, le 8 mars 2012 :

    « Je pense aussi d’étudier des parcours religieux musulmans en Europe pour essayer d’avoir chez nous des touristes qui arrivent de la Tunisie et d’autres pays et régions islamiques. Comme il y a des parcours chrétiens je pense qu’il faudrait, pour renforcer le tourisme, faire connaître, pas seulement aux touristes musulmans mais aussi aux touristes Européens, ceux qui viennent de l’autre côté, ces morceaux d’histoire arabe en Europe… Il ne faut jamais oublier ce qui s’est passé chez nous donc faire connaître notre histoire. »

    Par « parcours religieux », Antonio Tajani veut dire « pèlerinages », comme le dit la traduction anglaise de son français approximatif.

    Il croit que la Commission européenne peut inventer des lieux de pèlerinage arabo-musulmans en Europe…

     

  • Les chrétiens chassés de Homs

    Selon une note de l’Eglise syrienne orthodoxe parvenue à l’agence Fides, la Brigade Farouk, formée d’éléments d’Al Qaïda et de mercenaires provenant de Libye et d’Irak, parachève le nettoyage ethnique de Homs : 90% des chrétiens ont été expulsés, et leurs maisons placées sous séquestre. Selon des sources du Métropolite orthodoxe, les militants se sont rendus de maison en maison, dans les quartiers d’Hamidiya et de Bustan al-Diwan, obligeant les chrétiens à s’enfuir, sans leur donner le temps de prendre quoi que ce soit avec eux.

    D’autre part, le Vicaire apostolique d’Alep, Mgr Giuseppe Nazzaro, déclare à Fides: « Dimanche dernier, une voiture piégée a explosé à Alep, dans les environs de l’école des Frères Franciscains. Par miracle, un massacre d’enfants a été évité au Centre de catéchèse de l’église de Saint Bonaventure et ce seulement parce que le franciscain responsable, pressentant un danger, a fait sortir les enfants avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire fixé. D’autres bombes ont explosé à Damas : il s’agit de signaux négatifs pour les minorités religieuses. »

  • Jeudi de la quatrième semaine de carême

    Considérons le mystère des trois résurrections opérées par le Sauveur : celle de la fille du prince de la synagogue, celle du jeune homme d’aujourd’hui, et celle de Lazare, à laquelle nous assisterons demain. La jeune fille ne fait que d’expirer ; elle n’est pas ensevelie encore : c’est l’image du pécheur qui vient de succomber, mais qui n’a pas contracté encore l’habitude et l’insensibilité du mal. Le jeune homme représente le pécheur qui n’a voulu faire aucun effort pour se relever, et chez lequel la volonté a perdu son énergie : on le conduit au sépulcre ; et, sans la rencontre du Sauveur, il allait être rangé parmi ceux qui sont morts à jamais. Lazare est un symbole plus effrayant encore. Déjà il est en proie à la corruption. Une pierre roulée sur le tombeau condamne le cadavre à une lente et irrémédiable dissolution. Pourra-t-il revivre ? Il revivra si Jésus daigne exercer sur lui son divin pouvoir. Or, en ces jours où nous sommes, l’Église prie, elle jeûne ; nous prions, nous jeûnons avec elle, afin que ces trois sortes de morts entendent la voix du Fils de Dieu, et qu’ils ressuscitent. Le mystère de la Résurrection de Jésus-Christ va produire son merveilleux effet à ces trois degrés. Associons-nous aux desseins de la divine miséricorde ; faisons instance, jour et nuit, auprès du Rédempteur, afin que, dans quelques jours, nous puissions, à la vue de tant de morts rendus à la vie, nous écrier avec les habitants de Naïm : « Un grand Prophète s’est levé « parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »

    Dom Guéranger