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  • Le Shahbaz Bhatti Memorial Trust

    Le 11 août a été célébré au Pakistan la « Journée des minorités », qui avait été instituée par le ministre martyr Shahbaz Bhatti. A cette occasion, le président du Pakistan Asif Ali Zardari a reçu Paul Bhatti et d’autres représentants de minorités, et il a officiellement inauguré le « Shahbaz Bhatti Memorial Trust », organisation caritative créée par Paul Bhatti au lendemain de l’assassinat de son frère.

    Le président Zardari a souligné que son gouvernement s’était engagé à défendre l’égalité des droits pour les non-musulmans, telle qu’elle est consacrée dans la Constitution et fut proclamée par Ali Jinnah, le fondateur du Pakistan, dans son discours à l’Assemblée constituante en août 1947.

    Le Premier ministre Yusuf Raza Gilani a ajouté : « C'est notre obligation morale, religieuse et sociale, afin de renforcer le lien d'amour et de promouvoir la culture de la tolérance dans le pays. »

    Malheureusement il n’y a guère de rapport entre ce qui se dit dans les palais de la république et ce qui se passe dans la rue… Le 14 août était la fête de l’indépendance. Un chrétien, Ashfaq Munawar, a été agressé et blessé par six musulmans qui lui reprochaient de fêter l’indépendance alors qu’il n’est pas musulman. « Convertis-toi à l’islam si tu veux participer à la fête ! », lui disaient-ils en le frappant.

    (Asianews)

  • Le chrétien est un ruminant

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI hier :

    A notre époque, nous sommes absorbés par de nombreuses activités et occupations, préoccupations et problèmes ; on tend souvent à remplir les espaces de la journée, sans avoir un moment pour s’arrêter et réfléchir et nourrir sa vie spirituelle, le contact avec Dieu. Marie nous enseigne qu’il est nécessaire de trouver dans nos journées, avec toutes nos activités, des moments pour nous recueillir en silence et méditer sur ce que le Seigneur veut nous enseigner, sur la façon dont il est présent et agit dans le monde et dans notre vie : être capables de s’arrêter un moment et de méditer. Saint Augustin compare la méditation des mystères de Dieu à l’assimilation de la nourriture et utilise un verbe qui revient dans toute la tradition chrétienne : « ruminer » ; c’est-à-dire que les mystères de Dieu doivent constamment résonner en nous afin qu’ils deviennent familiers, qu’ils orientent notre vie, qu’ils nous nourrissent comme cela a lieu avec la nourriture nécessaire pour nous alimenter. Et saint Bonaventure, en se référant aux paroles de l’Ecriture Sainte, dit qu’elles « doivent toujours être ruminées pour pouvoir être goûtées en y appliquant ardemment notre esprit » (Coll. In Hex, ed. Quaracchi 1934, p. 218). Méditer signifie donc créer en nous une situation de recueillement, de silence intérieur, pour réfléchir, assimiler les mystères de notre foi et ce que Dieu opère en nous ; et pas seulement les choses qui vont et viennent. Nous pouvons « ruminer » de diverses façons, en prenant, par exemple, un bref passage de l’Ecriture Sainte, en particulier les Evangiles, les Actes des Apôtres, les Lettres des apôtres, ou encore une page d’un auteur de spiritualité qui nous rapproche des réalités de Dieu, et les rend plus présentes de nos jours, en se faisant pourquoi pas conseiller par un confesseur ou par un directeur spirituel, lire et réfléchir sur ce que l’on a lu, en s’y arrêtant, en nous efforçant de le comprendre, de comprendre ce que cela nous dit, ce que cela dit aujourd’hui, d’ouvrir notre âme à ce que le Seigneur veut nous dire et nous enseigner. Le chapelet est lui aussi une prière de méditation : en répétant le Je vous salue Marie, nous sommes invités à repenser et à réfléchir sur le Mystère que nous avons proclamé. Mais nous pouvons également nous arrêter sur une expérience spirituelle intense, sur des paroles qui nous ont marqués en participant à l’Eucharistie du dimanche. Vous voyez donc qu’il existe de nombreuses façons de méditer et ainsi, de prendre contact avec Dieu, de nous approcher de Dieu et, de cette façon, d’être en chemin vers le Paradis.

  • Saint Armel

    Saint Armel est inscrit au calendrier le 16 août, car c’est en ce jour qu’il naquit au ciel, et qu’il fut longtemps célébré. Mais saint Pie X ayant fixé la fête de saint Joachim le 16 août, et comme le 17 c’est saint Hyacinthe, saint Armel est fêté, dans les diocèses qui le fêtent, le 18.

    Saint Armel était un de ces ermites gallois venus en Bretagne aux VIe siècle. Accostant dans le Léon, il fonda un monastère qui est devenu Plouarzel (en breton Armel se dit Arzel).

    Par la suite il passa six ans à la cour du roi Childebert. Puis il s’établit semble-t-il dans le pays de Rennes, au lieu appelé aujourd’hui Saint-Armel-des-Bochaux. Il maîtrisa un dragon avec son étole et le précipita dans la Seiche. On trouve la même histoire à Ploërmel, où l’on affirme que c’est en ce lieu que s’établit et mourut saint Armel, comme l’indique le nom de la ville : plou Armel.