Troisième volet de la très intéressante enquête de Paix liturgique sur l’application du motu proprio dans les différents pays : « La Grande-Bretagne, une application hypocrite ».
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Troisième volet de la très intéressante enquête de Paix liturgique sur l’application du motu proprio dans les différents pays : « La Grande-Bretagne, une application hypocrite ».
La présomption d’innocence est un bon principe. Les médias le respectent, le plus souvent, sauf lorsqu’il s’agit de l'« extrême droite », qui n’a droit à aucune protection des lois. La présomption d’innocence est particulièrement respectée quand il s’agit des voyous allogènes. Même leur anonymat est garanti. Ce respect absolu de la présomption d’innocence s’étend naturellement à toutes les minorités susceptibles d’être victimes d’une « phobie ».
Or voici que l’AFP nous apprend :
« Niqab : Lies Hebbadj en garde à vue pour des faits de viols et de violences »
Ici, la présomption d’innocence a volé en éclats. Peut-être, pensera-t-on, que Lies Hebbadj a été pris sur le fait.
Mais non. Il s’agit, dit le procureur, d’« accusations de viols et de violences portées à son encontre le 5 août 2010 par l'une de ses anciennes compagnes ».
C’est peut-être vrai. Peut-être pas vrai (d’autant que ce genre de vengeance est monnaie courante). Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, personne n’est en mesure, ni surtout en droit, de parler de « faits de viols et de violences », comme s’ils étaient avérés.
Pourtant Lies Hebbadj fait partie des communautés protégées.
Or cette protection ne joue pas pour lui.
Pourquoi ?
L’explication se trouve au début du titre de la dépêche : « Niqab ».
Pourtant l’actuelle garde à vue de Lies Hebbadj n’a strictement rien à voir avec le niqab.
Mais en indiquant « niqab », on rappelle qu’il s’agit de cet homme dont une des femmes a été verbalisée parce qu’elle conduisait en niqab. Un homme qu’on soupçonne depuis lors d’avoir escroqué les services sociaux en se servant de ses quatre « épouses ».
Lesquelles portent le niqab. Porter le niqab, c’est donc très mal. Et, d’ailleurs, une loi a été votée qui va interdire le port du niqab. Les femmes de Lies Hebbadj sont donc virtuellement hors la loi, et Lies Hebbadj avec elles. Pour l’AFP, qui se fait à la fois le reflet et l’inspirateur de l’« opinion publique », il a donc perdu le droit à la présomption d’innocence, malgré son appartenance à une communauté protégée...
Addendum.
Apparemment, je n'ai pas été le seul à remarquer ce titre... L'AFP l'a modifié dans ses plus récentes dépêches. Le mot niqab a disparu, et le titre est devenu: "Lies Hebbadj en garde à vue, cette fois pour viols et violences".
Addendum 2
Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, a déclaré samedi sur RTL que Lies Hebbadj était, selon lui, « présumé coupable ». Sic.
Dans un communiqué publié dimanche, il "rappelle qu'il a toujours considéré ce dossier comme un cas de société plus qu'un fait divers". En effet, on le savait déjà. Lies Hebbadj sera jugé et condamné, ce qui permettra au gouvernement de faire croire au bon peuple qu’on s’occupe sérieusement des problèmes de délinquance liés à l’immigration et à l’islam… Lies Hebbadj a été désigné (non sans raisons) comme l’arbre qui cache la forêt.
Par Mgr Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg (sur kath.net, traduction “ru”).
Dans ce pays, les gens vivaient heureux et satisfaits. Il y avait tout ce dont ils avaient besoin, surtout une bonne eau, puisque la plupart des maisons avaient leurs propres sources. Pourtant, beaucoup de propriétaires de puits n’appréciaient pas ce trésor et voulaient plutôt combler leurs puits pour gagner du précieux terrain de construction. Mais le roi, un homme sage et prévoyant, en dépit des réclamations des gens, décrétait des lois pour la protection des sources. Il expliquait souvent : « Pas de vie sans eau, pas d’avenir sans eau ! » Un jour, le roi mourut, et un nouveau vint au pouvoir. Il ne connaissait pas vraiment son prédécesseur et se moquait de ses idées « conservatrices » ! Il permit qu’on comble et même qu’on bétonne les sources ! Il dit qu’il ne voulait dicter à personne sa conduite, et que chacun devrait décider soi-même de ce qu’il voulait faire avec sa source. Ainsi on en arriva à fermer de plus en plus de sources, ou l'on faisait dériver leur eau vers la mer.
Alors que l’eau commençait sensiblement à manquer dans le pays et les champs à se dessécher, le roi et ses ministres riaient. Ils firent acheminer de l’eau, de plus en plus. Cela coûtait fort cher, et en plus il fallait, puisqu’il s’agissait d’un mélange d’eau de mer, la dessaler. Mais le gouvernement continuait d’importer de l’eau et subventionnait même le comblement des sources pour, comme il disait, ne pas limiter la liberté des gens et permettre à chacun de vivre comme il le souhaitait. Entre temps tous avaient compris que le vieux roi avait raison avec son sermon : « Pas de vie sans eau, pas d’avenir sans eau ! » Tout le monde voyait que les récoltes diminuaient et que le pays s’appauvrissait, tous comprirent qu’on devrait rouvrir et protéger les sources. Mais les puissants du pays ne pouvaient et ne voulaient à aucun prix admettre qu’ils s’étaient trompés !
Pendant qu’ils augmentaient les impôts et annonçaient à la population de nouvelles importations d’eau, très chères, ils ne disaient pas un seul mot sur le nombre de sources qu’il y avait pourtant dans le pays et combien avaient été condamnées année après année, et que cette eau d’une qualité optimale et la réouverture des sources seraient la solution la moins coûteuse et la plus prometteuse pour résoudre le problème. Mais aucun des responsables n’avait le courage de dire cette vérité, et le peu de gens qui la criaient furent réduits au silence et ridiculisés comme des restaurateurs têtus et des ennemis du progrès. Personne ne sait si ce pays existera encore dans 10 ou 20 ans. Une chose est sûre : il ne sera plus comme aujourd’hui.
Saint Gaétan est le fondateur de l’ordre des Théatins. Jules II l’éleva, jeune encore, à la dignité de prélat. Ordonné prêtre en 1517, il renonça à la cour papale et se voua tout entier au service de Dieu. Il soignait de ses propres mains les malades. Son zèle de tous les instants au salut du prochain lui valut le surnom de « Chasseur d’âmes ». Dans le but de restaurer la discipline ecclésiastique, il institua, en 1524, un Ordre de clercs réguliers appelés à donner l’exemple d’une vie vraiment apostolique. Dédaigneux des biens de la terre, ces religieux ne devaient posséder aucun revenu et même ne rien solliciter des fidèles, se contentant pour leur subsistance de ce qui leur était spontanément offert. Ils vivaient ainsi dans une absolue confiance envers la divine Providence. Saint Gaétan passait souvent jusqu’à huit heures en prière. Il eut un rôle particulièrement actif dans la réforme du bréviaire sous Clément VII. La vertu dominante de ce saint, plein de mansuétude, fut l’humilité. A Rome, près de la Crèche, une nuit de Noël, il mérita de recevoir l’Enfant Jésus des bras de la Vierge Marie. Pendant le sac de Rome par Charles-Quint, il fut violemment maltraité par les soldats déçus de n’en pouvoir obtenir les biens qu’il avait distribués aux pauvres. La nouvelle d’une sédition populaire l’affecta si profondément qu’il en mourut
(Résumé de sa vie par dom Pius Parsch. En 2007 j’avais publié une fort belle lettre de saint Gaétan.)