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  • Chypre : on va négocier

    A l'issue d'une rencontre entre le président chypriote Demetris Christofias et le dirigeant de la « République turque de Chypre du Nord » Mehmet Ali Talat, au QG de l'ONU, dans la zone tampon de Nicosie, le chef de la mission de l'ONU, Taye-Brook Zerihoun, a annoncé que des négociations en vue de réunifier l'île débuteraient le 3 septembre.

    Des groupes bi-communautaires avaient été mis en place en avril pour plancher sur de nombreux dossiers, comme le partage des pouvoirs, la sécurité ou les questions économiques. Aujourd’hui, comme prévu, les dirigeants ont examiné les résultats de ce travail, et ont décidé de la date du début des négociations proprement dites.

    Il va de soi que non seulement l’ONU, mai l’Union européenne et la Turquie, sont favorables à l’aboutissement rapide de ces négociations… Au point que Mehmet Ali Talat a déclaré hier à Ankara que l’accord pourrait intervenir avant la fin de l’année…

    Mais le président chypriote met régulièrement en garde contre les effets contreproductifs que pourrait avoir un accord conclu dans la précipitation.

    Et qui sera soumis à référendum, comme cela a été précisé par le représentant de l’ONU…

  • L’Irak privé de JO…

    Dans une lettre datée du 23 juillet, adressée au ministre irakien de la Jeunesse et des Sports, le Comité international olympique (CIO) indique qu'il confirme la décision du bureau exécutif du 4 juin 2008 de suspendre le Comité olympique national irakien, à cause de l'« interférence » du gouvernement dans les mouvements sportifs. En conséquence, l’Irak ne pourra pas participer aux Jeux Olympiques.

    « Nous regrettons profondément cette décision qui porte gravement atteinte au Comité olympique irakien, aux mouvements sportifs ainsi qu'aux athlètes irakiens mais qui est malheureusement imposée par les circonstances », ajoute le CIO.

    Bagdad avait révoqué par décret le 21 mai le Comité national olympique pour le remplacer par un nouvel organisme dirigé par le ministre irakien de la Jeunesse et des Sports. Le CIO avait alors déclaré qu'il ne reconnaissait aucun « comité intérimaire » ou aucun autre groupe « nommé par le gouvernement irakien pour superviser le Comité olympique irakien, les mouvements sportifs et olympiques » du pays.

    Autrement dit le gouvernement irakien n’a pas respecté les formes de la sacro-sainte « indépendance » olympique, pourtant fictives dans de nombreux pays. C’est bien la peine d’être sous la coupe de la plus grande démocratie du monde…

    La réaction américaine vaut son pesant de médailles en chocolat :

    « Je suis sûre que les athlètes irakiens - qui se sont entraînés si dur, et devaient finalement représenter un pays libre, souverain et œuvrant pour établir la démocratie - doivent être terriblement déçus et je suis déçue aussi pour ces athlètes », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche…

  • Lisbonne : Klaus et Kaczynski réitèrent leurs positions

    Le président tchèque Vaclav Klaus a reçu hier le président polonais Lech Kaczynski au château de Lany, près de Prague. Une (étrange) rumeur courait selon laquelle le président polonais avait l’intention de convaincre son homologue tchèque de se montrer plus conciliant sur l’ex-traité de Lisbonne.

    « Nous n'avons pas tenté de nous persuader l'un l'autre. Nous avons nos claires opinions que l'on ne peut pas changer », a répondu Vaclav Klaus.

    « Je considère le traité de Lisbonne comme une erreur, une chose mauvaise pour l'Europe », a-t-il répété. « En ce qui concerne la ratification, je pense qu'aucun de nous n'est obligé d'agir maintenant de manière radicale. A mon avis, sans un changement du résultat irlandais, cela n’a aucun sens de continuer à en parler. »

    Et il a pris l’exemple du football pour faire comprendre qu’on ne doit pas changer les règles : « Nous avons tous pleuré quand nous avons perdu au cours des deux dernières minutes notre match contre la Turquie au championnat d'Europe de football, mais nul n'a imaginé que deux heures plus tard un jury pourrait décider que c'était mal joué et que c’est un autre résultat qui serait valable. Et je pense que si ces règles sont valables dans le football elles le sont aussi bien dans les traités internationaux. »

    Selon le dernier sondage en date (11 juillet), 53% des Tchèques se déclarent contre le traité de Lisbonne, 43% pour. La situation s’est exactement inversée depuis le sondage du mois d’avril (53% pour, 47% contre).

    Lech Kaczynski a déclaré pour sa part : «  Moi, j'ai confirmé ma position que ce traité n'existe pas sans l'Irlande. La clef est dans le changement de la position irlandaise. Il n’y a pas de traité sans l’Irlande, mais la Pologne ne fera pas obstacle à la ratification. »

    La position polonaise est en fait que le président ne signera l’acte de ratification que lorsqu’il se sera clair que le traité pourra entrer en application. C’est ce qu’expliquait fin juin le représentant permanent de la Pologne auprès de l’Union européenne, Jan Tombinski, au site Euroactiv :

    « Actuellement nous ne savons pas si le traité entrera en application. Par conséquent nous devons considérer avec nos partenaires quelle est la véritable situation. Ce n’est pas que l’UE attendrait la Pologne pour achever la ratification. Il y a des pays qui n’ont pas encore fait passer le traité par la procédure parlementaire. Pour engager l’autorité du Président, nous avons besoin de savoir si le traité entrera en application ou non. (…) Nous attendons les six pays qui n’ont pas encore engagé la procédure de ratification, après nous verrons… »

  • Saint Jacques

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