Nicolas Sarkozy a présidé dans le jardin du Luxembourg à Paris, une cérémonie de commémoration « des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions ».
Et il a annoncé que le 23 mai deviendrait « une journée commémorative » de l'abolition de l'esclavage « pour les associations qui regroupent les Français d'Outre-mer de l'hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux ».
En 2005, Jacques Chirac, suivant l’avis du comité qu’il avait nommé pour cela, avait décidé que ce jour de commémoration serait le 10 mai : c’est le jour de 2001 où l’Assemblée nationale a héroïquement reconnu l’esclavage comme « crime contre l’humanité ».
Mais la gauche et les lobbies antiracistes boycottaient ce 10 mai, considérant que la date adéquate était le 23 mai, date d'une marche qui avait réuni en 1998 à Paris 40.000 Français originaires des Antilles, de Guyane et de La Réunion.
Nicolas Sarkozy a donc donné raison à la gauche et aux lobbies.
Nul ne saurait s’en étonner.
Précision. La date du 10 mai demeure. Il y aura donc en France deux dates de commémoration de l'esclavage. Assurément un record mondial.