05 mai 2008
Dignité animale
Jeanne Smits rapporte que le Conseil fédéral suisse a entériné une ordonnance délirante sur les droits des animaux : on ne pourra plus acheter un seul cochon d’Inde ou une seule perruche, les aquariums ne pourront plus être transparents des quatre côtés et devront bénéficier de l’alternance du jour et de la nuit, l’achat d’un chien ou la pratique de la pêche à la ligne seront accompagnés de cours obligatoires. Il sera interdit d’attacher les animaux de ferme par un licou, et de les garder sur un sol dur. Chaque canton va devoir créer un service spécialisé de protection animale.
Jeanne Smits rappelle opportunément que la Suisse autorise le suicide assisté pour les êtres humains.
12:43 Publié dans Culture de mort | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




























Commentaires
Ces dispositions du droit helvétique en faveur des animaux ne sont pas incohérentes avec le suicide assisté pour les êtres humains.
Il existe un documentaire édifiant sur le sujet, qui montre les préparatifs au suicide d'un citoyen suisse atteint de cancer, avec "pot de départ" et tout le toutime, et son suicide assisté proprement dit, un chef-d'œuvre tragi-comique tel qu'Alphonse Allais, prophète de la niaiserie contemporaine, aurait très bien pu imaginer.
On constate aussi que le candidat est animé des meilleures intentions, à savoir abréger les souffrances de son entourage et les charges qui pèsent sur lui avant tout, et organiser ses obsèques de la meilleure façon.
L'euthanasie se concentre sur la souffrance physique. C'est son argument principal. On n'envisage pas de permettre à un détenu à vie qui se morfond en prison, ou à un écolier qui a reçu une mauvaise note (exemple pas si rare qu'on peut croire), de se suicider, parce qu'il est en bonne santé physique.
L'idéologie évolutionniste actuelle tend à rapprocher l'homme de l'animal, à attribuer à l'un et à l'autre une sorte de PPCM moral.
Les Yankis ont commencé, bien avant les Suisses, avec leur "Pet cemetaries", leurs cimetières pour chiens, raillés par le romancier catholique E. Waugh (prophétique sur bien des points comme A. Allais).
Ecrit par : Lapinos | 05 mai 2008
Vous avez raison: vive le droit fondamental de maltraiter les animaux à volonté!
Allons manifester à Berne pour le droit de détenir des cochons d'Inde dépressif, des poissons stressés au bord de la crise cardiaque. Pour le droit de malmener les cours d'eau en pêchant n'importe comment et de mal-éduquer son chien d'attaque au point qu'il s'en prenne aux enfants des voisins.
Quand les cours obligatoires de conduite automobile ont été introduits, vous avez aussi hurlé au délire je présume?
Ecrit par : Raph | 07 mai 2008
Moi c'est carrément l'industrie automobile qui me paraît délirante, pas tant à cause du nombre de hérissons tués sur les routes chaque année que du nombre d'êtres humains qui sont victimes de chauffards. Je ne conteste pas que le principe de jouir mieux de ses vacances à l'autre bout de la France que près de chez soit un droit fondamental et inaliénable, non, c'est juste que sur le plan économique ça me paraît idiot.
L'étape suivante, Raph, j'espère que vous y pensez déjà, c'est après vous être soucié des rapports moraux entre l'homme et l'animal, de vous occuper de tracer au moins les grands lignes d'une éthique entre les animaux eux-mêmes. Je ne suis pas de la campagne mais je me suis laissé dire que l'infanticide est une pratique courante chez les animaux (!)
Ecrit par : Lapinos | 07 mai 2008
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