28 avril 2008

Une initiative à propos des profanations

Le réseau Unitas lance une campagne de lettres à adresser à Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, à propos des profanations.

Le texte de la lettre se trouve sur le site d’Unitas.

Elle dit notamment que si la profanation du cimetière musulman d’Arras ne peut que susciter l’indignation, elle « ne peut cependant nous faire oublier que dans notre pays, 9 profanations sur 10 visent des cimetières où reposent des chrétiens », que « chaque semaine, ce sont plus de 15 sépultures chrétiennes qui sont profanées : pas moins de 780 depuis un an », parmi les seules profanations relevées par l’association Unitas.

« Or, jusqu’à ce jour, à ma connaissance, aucune haute autorité de l’Etat ne s’est émue publiquement de cette dérive inquiétante et n’a témoigné sa solidarité à une communauté chrétienne éprouvée, par une visite ou tout autre geste symbolique fort. »

« Pourquoi un tel silence des pouvoirs publics face à ce déchaînement de violence aveugle et gratuite ? Ne rien dire, c’est déjà laisser faire, et créer un sentiment d’impunité chez des groupes sectaires animés par des sentiments morbides, antireligieux, voire satanistes, dont  l’influence gagne un nombre croissant de jeunes sans repères. »

(Merci au Salon beige)

Commentaires

Il y a quand même une logique derrière ce qui peut apparaître comme une injustice.
Les musulmans sont considérés comme une minorité religieuse, tandis que le statut des catholiques n'est pas clair.
Le constat qu'ils sont eux aussi une minorité religieuse n'a pas été fait.
Autrement dit les tombes musulmanes ne sont pas profanées par des musulmans tandis que les tombes chrétiennes sont profanées par des chrétiens ou d'ex-chrétiens.
Ce qui dérange au plus haut point l'épiscopat français dans ces profanations, c'est que si on creuse un peu le problème on se rend compte que la religion laïque et républicaine est très souvent méprisante vis-à-vis de la tradition chrétienne. Les jeunes "satanistes" ne sont pas "tombés du ciel". Et l'épiscopat français dans sa grande majorité n'envisage pas son rapport avec l'Etat laïc autrement que comme un rapport de soumission.

Ecrit par : Lapinos | 01 mai 2008

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