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  • Ce qu’est devenue la politique…

    Dans Le Figaro Magazine, ce propos de Sébastien Huyghe, tête de liste UMP à Lille :

    « Il faut être l’antithèse de Martine Aubry, revendiquer un changement de génération et insister sur la nécessité d’un changement d’attitude et de méthodes. »

    Mais de politique il n'est pas question...

  • Philippe de Villiers

    Dans Le Figaro Magazine :

    En dépit de son goût pour le verbe, Philippe de Villiers s’est quasiment abstenu de toute déclaration publique hostile au « traité simplifié » depuis six mois. Très affecté par son échec à la présidentielle le 22 avril (2,2% des voix), le créateur du Puy du Fou – qui fêtera ses 30 ans cette année – n’est plus sûr de vouloir jouer un rôle au plan national. Soucieux de ne rien dire qui puisse compromettre sa réélection comme président du conseil général de Vendée, Villiers a aussi décidé de garder le silence pour ne pas entraîner des représailles de l’UMP d’ici aux cantonales de mars prochain.

  • Anecdote

    Ce matin je vais à la pharmacie. En repartant, j’aperçois un Maghrébin qui fait la queue. Comme il n’y en a guère dans ma commune, la femme voilée que je vois dehors est forcément sa femme. Elle est immobile, le regard vague, à côté d’un landau. Dans le froid humide.

    Tout le monde dans la pharmacie aurait trouvé normal de se pousser un peu pour faire une place à cette femme et à son bébé. Mais il n’y avait même pas besoin de se pousser. C’est une grande pharmacie, et il y avait largement de la place, malgré la queue, pour plusieurs mères et plusieurs landaus.

    Peut-être que l’homme venait prendre des médicaments pour sa femme. Et que le pharmacien aurait aimé demander ou donner des précisions à cette femme. Mais non. Elle attend dehors.

    Je ne sais pas combien de temps elle a dû attendre, immobile, dans le froid humide, avec son bébé dans le landau. Car cela peut être long, à la pharmacie.
    Manifestement, cette femme a l’habitude d’attendre son mari dehors, avec le bébé, quel que soit le temps.

    J’étais tellement choqué qu’en arrivant au supermarché je ne savais plus ce que j’étais venu acheter.

    Mesdames Messieurs les apôtres de la tolérance, de l’ouverture aux autres, de l’acceptation des différences, voilà ce que vous prônez : il faudrait trouver cela normal. Et même « enrichissant », n’est-ce pas, puisque nous devons nous enrichir de nos différences.

    Eh bien je ne trouverai jamais cela normal. Encore moins enrichissant. Je trouve cela barbare.

    Et vous n’arriverez pas à me persuader que la civilisation chrétienne n’est pas meilleure que celle qui oblige une femme à rester dans le froid humide avec son bébé.

  • Saint Thomas de Cantorbéry

    Un nouveau Martyr vient réclamer sa place auprès du berceau de l'Enfant-Dieu. Il n'appartient point au premier âge de l'Eglise ; son nom n'est point écrit dans les livres du Nouveau Testament, comme ceux d'Etienne, de Jean, et des enfants de Bethléem. Néanmoins, il occupe un des premiers rangs dans cette légion de Martyrs qui n'a cessé de se recruter à chaque siècle, et qui atteste la fécondité de l'Eglise et la force immortelle dont l'a douée son divin auteur. Ce glorieux Martyr n'a pas versé son sang pour la foi ; il n'a point été amené devant les païens, ou les hérétiques, pour confesser les dogmes révélés par Jésus-Christ et proclamés par l'Eglise. Des mains chrétiennes l'ont immolé ; un roi catholique a prononcé son arrêt de mort ; il a été abandonné et maudit par le grand nombre de ses frères, dans son propre pays : comment donc est-il Martyr ? comment a-t-il mérité la palme d'Etienne ? C'est qu'il a été le Martyr de la Liberté de l'Eglise. (...)

    Ce mot de Liberté de l’Eglise sonne mal aux oreilles des politiques. Ils y voient tout aussitôt l'annonce d'une conspiration ; le monde, de son côté, y trouve un sujet de scandale, et répète les grands mots d'ambition sacerdotale ; les gens timides commencent à trembler, et vous disent que tant que la foi n'est pas attaquée, rien n'est en péril. Malgré tout cela, l'Eglise place sur ses autels et associe à saint Etienne, à saint Jean, aux saints Innocents, cet Archevêque anglais du XII° siècle, égorgé dans sa Cathédrale pour la défense des droits extérieurs du sacerdoce. Elle chérit la belle maxime de saint Anselme, l'un des prédécesseurs de saint Thomas, que Dieu n'aime rien tant en ce monde que la Liberté de son Eglise ; et au XIX° siècle, comme au XII°, le Siège Apostolique s'écrie, par la bouche de Pie VIII, comme elle l'eût fait par celle de saint Grégoire VII: C'est par l'institution même de Dieu que l'Eglise, Epouse sans tache de l'Agneau immaculé Jésus-Christ, est LIBRE, et qu'elle n'est soumise à aucune puissance terrestre.

    Or, cette Liberté sacrée consiste en la complète indépendance de l'Eglise à l'égard de toute puissance séculière, dans le ministère de la Parole, qu'elle doit pouvoir prêcher, comme parle l'Apôtre, à temps et à contre-temps, à toute espèce de personnes, sans distinction de nations, de races, d'âge, ni de sexe ; dans l'administration de ses Sacrements, auxquels elle doit appeler tous les hommes sans exception, pour les sauver tous ; dans la pratique, sans contrôle étranger, des conseils aussi bien que des préceptes évangéliques ; dans les relations, dégagées de toute entrave, entre les divers degrés de sa divine hiérarchie ; dans la publication et l'application des ordonnances de sa discipline; dans le maintien et le développement des institutions qu'elle a créées ; dans la conservation et l'administration de son patrimoine temporel ; enfin dans la défense des privilèges que l'autorité séculière elle-même lui a reconnus, pour assurer l'aisance et la considération de son ministère de paix et de charité sur les peuples.

    (Dom Guéranger, Année liturgique, 1846)