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Sainte Lucie

Dialogue entre le préfet Paschase et sainte Lucie

– Tu ne parleras plus autant quand on en sera venu aux coups.

– La parole ne peut manquer aux serviteurs de Dieu, puisque le Seigneur Christ a dit : Quand vous serez devant les rois et les gouverneurs, ne vous mettez pas en peine de la manière dont vous parlerez, ou de ce que vous direz; car ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même; parce que ce n'est pas vous qui parlez, mais l'Esprit-Saint qui parle en vous.

– Le Saint-Esprit est-il donc en toi ?

– Ceux qui vivent avec chasteté et piété sont le temple de l'Esprit-Saint.

– Je vais donc te faire conduire au lupanar, afin que le Saint-Esprit t'abandonne.

– Si on me fait violence malgré moi, j'aurai double couronne de chasteté.

A ces mots Paschase, enflammé de colère, ordonna qu'on traînât Lucie dans un lieu où on lui fît perdre sa virginité; mais il arriva, par la puissance divine, que la vierge demeura immobile au même lieu, sans qu'aucune violence l'en pût arracher. C'est pourquoi le gouverneur, l'ayant fait environner de poix, de résine et d'huile bouillante, commanda qu'on allumât du feu autour d'elle; mais comme la flamme ne lui faisait aucun mal, après qu'on l'eut tourmentée en plusieurs manières, on lui perça la gorge d'un coup d'épée. Lucie, ayant reçu le coup, prédit la tranquillité dont l'Eglise devait jouir après la mort de Dioclétien et de Maximien, rendit son esprit à Dieu, aux ides de décembre. Son corps, enseveli à Syracuse, fut ensuite transféré à Constantinople, et enfin à Venise.

(Bréviaire romain. Voir aussi la belle prière de Dom Guéranger à sainte Lucie)

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