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  • Villepin et le chômage

    « Nous devons faire face à une pause de la croissance au 3e trimestre, qui se répercutera sans doute sur les chiffres de l’emploi », déclare Dominique de Villepin. On apprécie l’élégance fataliste de cette annonce que les chiffres du chômage pour octobre, qui doivent être publiés jeudi, ne seront pas bons.

    A moins que la « pause » de la croissance, qui évidemment joue sur l’emploi, soit surtout un bon prétexte pour faire une « pause »… dans la manipulation, de plus en plus difficile, des chiffres du chômage.

  • Le dimanche de Le Pen

    Ce dimanche, Jean-Marie Le Pen était en Côte d’Or. Il a été reçu à Turcey par le maire du village, Michel Mairet, qui a promis de le parrainer en 2007 comme il l‘a déjà fait en 1995 et en 2002. « Mes administrés l’ont toujours su, dit-il, cela ne leur pose pas de problèmes. Sinon ils ne m’auraient pas réélu. »

    Puis Jean-Marie Le Pen, poursuivant ses discours thématiques, a parlé à Dijon de l’école et de l’université. Il a analysé le « processus de décomposition intellectuel et moral » de l’école, passant par la remise en cause de l’autorité des parents et des enseignants, par le pédagogisme de la « secte éducative » qui a « saccagé des générations entières » : « J’affirme que cette idéologie de l’enfant roi, préférée au dur apprentissage des savoirs, est une des causes principales de la montée de la délinquance et de l’insécurité. » Jean-Marie Le Pen se dit partisan de la suppression des IUFM, « instruments de la révolution culturelle au service de la gauche », et de leur remplacement par des centres pédagogiques régionaux en contact permanent avec le terrain. Il a rappelé également la nécessité de l’apprentissage, et de la revalorisation des métiers manuels. L’intégralité du discours se trouve sur le site du Front national.

    En fin d’après-midi, Jean-Marie Le Pen a pu s’exprimer pendant une heure et demie à la télévision : il était l’invité d’une émission spéciale de Ripostes, de Serge Moati, sur France 5. Les Français qui ont pu voir cette émission auront appris à connaître Jean-Marie Le Pen, tant l’homme que le candidat, au cours d’une conversation détendue et agréable, du moins avant qu’il soit confronté à Eric Raoult, Maurice Leroy et Christiane Taubira, cette dernière se montrant particulièrement hargneuse, dépitée qu’elle est d’avoir dû sacrifier sa candidature à l’union derrière Ségolène… Mais on remarquait que Serge Moati laissait Jean-Marie Le Pen répondre autant qu’il voulait, ce qui a singulièrement limité les interventions de ses contradicteurs.

  • Les escrocs

    Dans son « discours d’investiture », Ségolène Royal a beaucoup parlé de la France et des Français qui doivent se rassembler. Elle a lancé un appel « à tous les Français, hommes et femmes de notre pays : rassemblons-nous, mobilisons-nous, aidons-nous les uns les autres à servir la France ».

    La veille, à Versailles, Nicolas Sarkozy parlait de la France et des Français qu’il veut rassembler : « Ce que vous attendez de moi, c’est que je rassemble tout le monde, que je ne déçoive pas, que dans les cinq mois qui viennent vous soyez de nouveau fiers de la France, de notre patrie et de notre nation. »

    Les observateurs constatent le grand retour, dans les discours des uns et des autres, de la fibre patriotique, et voient que la question de l’identité française sera au cœur de la présidentielle. C’est un aspect de la lepénisation des esprits. Là aussi, les uns et les autres sont conduits à se placer sur le terrain de Jean-Marie Le Pen.

    Mais là, peut-être plus encore que sur d’autres terrains, les Sarkozy et les Royal apparaissent non seulement comme des récupérateurs mais comme des escrocs. Car ils sapent la nation des deux côtés à la fois : par la « lutte contre les discriminations » qui instaure la préférence étrangère, et par la « construction européenne »  qui réduit la France à n’être qu’une province du magma européen. Les deux opérations étant du reste étroitement liées, car la « lutte contre les discriminations » s’appuie explicitement sur les traités européens et les directives de Bruxelles : c’est une des machines de destruction de la souveraineté.

    En réalité, non seulement Jean-Marie Le Pen est le seul à pouvoir évoquer honnêtement, et de façon crédible, la défense des Français et de la France, mais il est aussi le seul à être vraiment candidat à la présidence de la République française, et non à un poste de gouverneur de la portion française de l’Euroland.

    La seule présence de Jean-Marie Le Pen fait sonner faux les couplets « nationaux » des Sarkozy et des Royal. Il ne s’agit plus ici de préférer l’original à la copie, mais de constater que seul l’original est vrai et réel. Dans cette élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen va incarner plus que jamais la substance française face aux faussaires.

  • Saint Jacques l’Intercis

    Dans le martyrologe romain, saint Jacques l’Intercis n’est qu’un des saints inscrits pour ce jour. Dans le ménologe byzantin, il est, sous le nom de Jacques le Persan, le saint dont on fait mémoire en ce 27 novembre, qui est le jour de son martyre, en 421.

    Dans sa Légende dorée, Jacques de Voragine a fait le récit de son martyre, tel qu’il l’a trouvé dans l’Histoire ecclésiastique de Nicéphore Calliste (autour de l’an 1300).

    Jacques était un chrétien d’une famille noble sous l’empereur de Perse Yasdagerd Ier (399-425). Il devint un très haut personnage et abandonna la foi. Sa mère et sa femme lui ayant reproché d’avoir sacrifié l’amour du Christ à une gloire passagère, et ayant rompu tout contact avec lui, il fit un retour sur lui-même et retrouva la foi. Ce qui mit l’empereur en fureur, et il le condamna à une mort terrible, pour faire un exemple : Jacques fut condamné à être coupé en morceaux (d’où son nom latin d’Intercis). Les bourreaux lui coupèrent d’abord les doigts des mains, l’un après l’autre, puis les orteils, puis un pied, puis une main, etc., puis les jambes, et enfin la tête. Ce qui est superbe dans le récit de Jacques de Voragine est que, chaque fois qu’on lui coupe un doigt ou un membre, Jacques fait allusion à un passage de l’Evangile, au symbolisme des nombres, ou récite un verset de psaume approprié. Enfin il dit cette prière : « Souverain Seigneur, exaucez un homme à demi mort ; vous êtes le maître des vivants et des morts. Des doigts, Seigneur, je n'en ai plus pour les lever à vous ; des mains non plus, pour les étendre vers vous ; mes pieds sont coupés et mes genoux sont abattus, je ne puis plus les fléchir devant vous ; je suis comme une maison qui a perdu ses colonnes et qui va crouler. Exaucez-moi, Seigneur Jésus-Christ, et ôtez mon âme de prison. »