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Un coup bas et tordu contre Le Pen

Le quotidien Le Parisien a publié samedi dernier un article intitulé « Le FN perd 62 % de ses soutiens ». Il s’agit des maires qui avaient accordé leur parrainage à Jean-Marie Le Pen en 2002, et qui ne renouvelleront pas cet acte, pour 62 % selon le journal qui ne précise pas comment ce calcul a été effectué.

L’article est essentiellement constitué de propos de 9 (neuf) maires qui expliquent pourquoi ils ne donneront pas leur signature cette fois-ci. Pour cinq d’entre eux, c’est à cause des menaces qu’ils ont reçues, concernant leurs biens ou leur famille. Pour deux d’entre eux, c’est à cause des pressions exercées par les députés et sénateurs qui menacent de ne plus verser de subventions. Pour les deux derniers, c’est parce que, en outre, Le Pen est trop vieux.

Sous couvert d’information, cet article est un brulot anti-Le Pen. L’impression que le lecteur en retient est que Le Pen est dangereux, puisque, à cause de lui, des maires sont menacés, que de plus sa candidature n’est plus d’actualité, et que de toute façon il est fichu car il n’aura pas ses parrainages.

L’attaque (récurrente) sur son âge est scandaleuse, et devrait scandaliser, si l’on n’était pas dans une société de dictature jeuniste. L’expérience, de la vie, de la politique, du monde, est une donnée capitale dans l’exercice des plus hautes responsabilités. Quant à l’énergie que déploie Jean-Marie Le Pen, il y a bien des jeunes qui en sont tristement dépourvus.

S’étendre sur les menaces reçues par des maires et en faire un argument contre la candidature de Jean-Marie Le Pen devrait scandaliser encore davantage. Car ce sont là de graves atteintes à la démocratie, venant souvent d’élus qui manient le chantage le plus éhonté. Il conviendrait de leur rappeler que le chantage est sévèrement puni par la loi, au lieu d’en faire un argument tordu contre Le Pen.

Cela dit, les chiens aboient, la caravane passe. Mais c’est la dignité du débat politique qui est chaque fois un peu plus ruinée dans notre pays.

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