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  • Le keffieh du pape

    Il vient du Champ des bergers de la Nativité.

  • La Bible et la Tradition

    Le pape Benoît XVI a reçu hier les membres de la Commission pontificale biblique, qui vient d'achever son assemblée annuelle sur le thème "Inspiration et vérité dans la Bible".

    Dans son allocution, il a notamment rappelé les trois critères d'interprétation de l'Ecriture, selon la Constitution Dei Verbum :

    Il faut d'abord "prêter grande attention au contenu comme à l'unité de l'Ecriture au-delà de la grande diversité des livres qui la composent. Elle est une selon le plan de Dieu dont Jésus-Christ est le cœur.

    "Puis il faut la lire selon la tradition vivante de l'Eglise. L'Eglise porte effectivement en elle la mémoire de la Parole, et c'est le Saint Esprit qui en fournit l'interprétation spirituelle."

    Le troisième critère est "l'attention à la cohésion des vérités particulières entre elles et avec le dessein de la Révélation, dans la foi de l'Eglise. L'interprétation de l'Ecriture ne saurait être une simple recherche scientifique personnelle car il faut qu'elle advienne dans le cadre de la tradition vivante de l'Eglise, à laquelle elle doit se conformer pour être légitimée. Il est primordial de préciser le rapport entre exégèse et magistère. L'exégète catholique ne peut nourrir l'illusion individualiste de croire qu'il peut mieux comprendre les textes bibliques en dehors de la communauté ecclésiale. Ces textes ne sont pas destinés à tel ou tel chercheur en vue de satisfaire leur curiosité ou pour leur offrir un sujet d'étude. Inspirés par Dieu ils ont été confiés à l'Eglise du Christ afin d'alimenter sa foi et de guider sa vie".

    Citant encore Dei Verbum, le Pape a redit que "l'Ecriture est la Parole de Dieu, rédigée sous l'inspiration de l'Esprit, tandis que la tradition transmet intégralement la Parole à partir de l'Esprit et du Seigneur, des apôtres à leurs successeurs, lesquels la défendent et la diffusent afin que les hommes soient éclairés par la vérité. Seul le contexte ecclésial permet à l'Ecriture d'être perçue comme Parole, guide, norme et règle de la vie de l'Eglise pour l'édification spirituelle des croyants. Ceci implique le rejet de toute interprétation biblique suggestive ou limitée à une analyse incapable de percevoir la globalité qui a guidé la tradition au long des siècles".

    (Eucharistie miséricordieuse)

  • L’obéissance

    Le pape s'est adressé aux familles, à l'occasion de la messe présidée hier matin en la chapelle Redemptoris Mater du Vatican, en présence d'une délégation mexicaine de 85 membres du comité organisateur de la Rencontre mondiale des familles conduits par le cardinal archevêque de Mexico Norberto Rivera Carrera et le président du Conseil pontifical de la Famille, le cardinal Ennio Antonelli. Extraits de ses propos:

    « La Parole de Dieu nous parle d'une obéissance qui n'est pas simplement assujettissement, ni une simple exécution d'ordre, mais qui naît d'une communion intime avec Dieu, et consiste en un regard intérieur qui sait discerner ce qui vient d'En Haut, et qui est au sommet de tout. »

    Il s'agit d'une « obéissance non pas théorique mais vitale » qui consiste à « choisir des comportements concrets, fondés sur l'obéissance à l'amour de Dieu qui nous rend complètement libres ».

    « Les familles chrétiennes par leur vie familiale simple et joyeuse, partageant jour après jour cette allégresse, l'espérance, les soucis, vécus à la lumière de la foi, sont une école d'obéissance et le milieu de la vraie liberté. »

    Enfin, ceux qui « vivent leur mariage selon le plan de Dieu depuis de nombreuses années » savent, a conclu le pape, que « la bonté du Seigneur » est à la fois « aide et encouragement ».

  • Aurora lucis rutilat

    Aurora lucis rutilat,
    Cælum laudibus intonat,
    Mundus exultans iubilat,
    Gemens infernus ululat,

    L'aurore a du vrai jour ramené la lumière,
    Le ciel fait des concerts charmants,
    Le monde par les siens marque une joie entière,
    Et l'enfer n'y répond que par des hurlements.

    Cum rex ille fortissimus,
    Mortis confractis viribus,
    Pede conculcans tartara
    Solvit a pœna miseros.

    Aussi c'est en ce jour que l'auteur de leur être,
    Brisant les chaînes de la mort,
    Foulant aux pieds l'Averne et son orgueilleux maître,
    Change des malheureux le déplorable sort.

    Ille, qui clausus lapide
    Custoditur sub milite,
    Triumphans pompa nobili,
    Victor surgit de funere.

    Ce corps d'un froid tombeau renfermé sous la pierre,
    Ce corps gardé par des soldats,
    En pompe triomphante est revenu sur terre,
    Réparateur du siècle, et vainqueur du trépas.

    Solutis jam gemitibus
    Et inferni doloribus,
    Quia surrexit Dominus,
    Resplendens clamat angelus.

    Qu'on cesse de gémir, il n'est plus de misères,
    Leur triste cours est arrêté :
    De la prison du limbe un mort tire nos pères,
    Et l'ange nous annonce un Dieu ressuscité.

    Quæsumus, Auctor omnium,
    In hoc Paschali gaudio,
    Ab omni mortis impetu
    Tuum defende populum.

    Sauveur de tout le monde, en cette pleine joie
    Dont la Pâque remplit nos cœurs,
    Daigne si bien guider ton peuple dans ta voie,
    Que d'une mort funeste il échappe aux rigueurs.

    Gloria tibi, Domine,
    Qui surrexisti a mortuis,
    Cum Patre et Sancto Spiritu,
    In sempiterna sæcula. Amen.

    Gloire à toi, rédempteur et monarque suprême,
    Par toi-même ressuscité !
    Même gloire à ton père, au Saint-Esprit la même,
    Et durant tous les temps et dans l'éternité !


    (Hymne des laudes au temps pascal, traduction-adaptation de Pierre Corneille)