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De la Sainte Vierge le samedi

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Sainte-Sophie, Constantinople.

Non est équidem, quod me magis deléctet, sed nec est, quod térreat magis, quam de glória Vírginis matris habére sermónem. Ecce enim, si in ea laudávero virginitátem, mihi multæ vírgines post eam vidéntur offérri. Si humilitátem prædicávero, inveniéntur forte vel pauci, qui, docénte Fílio eius, mites facti sunt et húmiles corde. Si magnificáre volúero misericórdiæ eius multitúdinem, sunt áliqui misericórdiæ viri, étiam et mulíeres. Unum est, in quo nec primam símilem visa est, nec habére sequéntem, gáudia matris habens cum virginitátis honóre. Maríæ privilégium est, non dábitur álteri, quia non auferétur ab ea. Singuláre est, sed contínuo étiam indicíbile invenítur.

Sans aucun doute, rien ne me plaît davantage que de parler de la gloire de la Vierge. Mais j’ajoute : rien aussi ne m’effraie plus. Voilà, si je viens à louer en elle la virginité, d’autres vierges se présenteront à mon esprit à sa suite. Si je viens à proclamer son humilité, il s’en trouvera d’autres, mais pas beaucoup, qui, à la parole de son fils, se sont faits doux et humbles de cœur. Si je veux exalter la multitude de ses miséricordes, je pourrai parler encore des hommes miséricordieux, et aussi des femmes. Sur un seul point on n’a jamais vu et on ne verra jamais son pareil, car elle seule unit les joies de la mère et l’honneur de la virginité. C’est cela le privilège de Marie. Il ne sera donné à personne autre. Il est unique et, de ce fait même, indicible.

Saint Bernard, 4e sermon sur l’Assomption, lecture des matines.

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